Les camouflets se suivent et se ressemblent pour la petite diplomatie algérienne

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Les camouflets se suivent et se ressemblent pour la petite diplomatie algérienne. Les diplomates sortent bredouilles du 14ème Sommet extraordinaire de l’UA tenu en visioconférence sur le thème: «Faire taire les armes» dans le continent africain. Malgré les multiples manœuvres et basses intrigues ourdies par les diplomates algériens pour imposer leur position, voire leur vision, et impliquer l’UA dans le règlement du conflit artificiel relatif à l’affaire du Sahara marocain, toutes leurs tentatives tournèrent en eau de boudin.

En effet, le président de la Commission paix et sécurité de l’UA, le diplomate algérien Smaïl Chergui, a tenté de glisser dans le rapport d’activités qui devrait être présenté lors de ce Sommet des passages hostiles au Maroc et à son intégrité territoriale.

Mais cette tentative a été rapidement déjouée par le président de ladite Commission qui l’a recadré en supprimant tout simplement les passages incriminés comme celui afférent au soi-disant «droit à l’autodétermination du peuple du Sahara».

Pis encore, le diplomate algérien a tenté, lors de la deuxième réunion du Comité des représentants permanents de l’UA tenue le 25 novembre dernier, de présenter une nouvelle version de son rapport dans lequel il a, selon nos confrères du Le360, réintroduit sa littérature malsaine sur le Sahara.

Aussi bien dans le projet de déclaration que de décision soumis aux ambassadeurs, l’Algérien a voulu insérer des passages anti-Maroc. Pis encore, il a retardé au maximum la distribution de ces documents aux représentants permanents, qui les ont reçus quelques heures seulement avant leur réunion, alors que les procédures de l’UA prévoient leur communication officielle, deux jours avant la date des réunions.

Quelques jours après, ce diplomate a, de nouveau, été pris en flagrant délit. Il a, dans la version française du projet de déclaration de ce sommet extraordinaire africain, fait allusion à l’affaire du Sahara marocain en ajoutant cette phrase : «Et à permettre rapidement l’autodétermination du peuple du Sahara occidental», alors que la version anglaise ne faisait aucunement allusion à cette affaire ni de près ni de loin.

Il en a fait de même pour le projet de décision du Sommet africain. Sa version française parle de «l’auto-détermination du peuple du Sahara occidental, conformément aux décisions pertinentes de l’UA», alors que le texte en anglais n’y fait aucune référence.

Tous ces comportements sont indignes d’une personnalité qui occupe une telle fonction au sein d’une instance aussi importante que la Commission paix et sécurité où il n’a cessé depuis sa nomination à sa tête de servir «les desseins indignes d’un haut responsable de la Commission astreint à l’obligation de neutralité», selon le ministre délégué auprès du ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Mohcine Jazouli.

Quelques jours avant la tenue de ce Sommet, le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a tenté, suite à l’échec de Smaïl Chergui, d’impliquer davantage l’UA dans l’affaire du Sahara marocain. «Face aux graves développements de la situation au Sahara occidental, notre organisation continentale qui a joué un rôle constructif dans l’élaboration et l’adoption du plan de règlement onusien, ne peut pas rester en marge», a-til prétendu, soulignant que «vu l’échec total du mécanisme de la Troïka, le Conseil africain de paix et de sécurité doit assumer la responsabilité qui lui incombe, conformément au texte de son protocole d’institution».

La réponse du Sommet extraordinaire de l’UA à ses sollicitations a été sans appel. La question du Sahara marocain est encadrée par la Décision 693 adoptée lors du 31ème Sommet tenu à Nouakchott en juillet 2018, qui a replacé la question du Sahara marocain dans le cadre de l’ONU. Même certains pays traditionnellement alliés de l’Algérie se sont portés en faux contre sa position; ce qui atteste de son isolement de plus en plus croissant au sein de la famille africaine. Alors que la politique des ennemis de notre intégrité territoriale alimente les conflits et les divisions et encourage le morcellement du continent africain, l’UA aspire à l’unité et à la cohésion pour faire face aux vrais problèmes du continent, mettre fin aux conflits et faire taire les armes.

T. Mourad
Lundi 7 Décembre 2020

libe.ma