La croissance du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre 2019 ne s’est que partiellement répercutée sur la consommation des ménages, tandis que l’inflation a légèrement ralenti en mai sur un an, selon l’Insee.

AFP   

La croissance du produit intérieur brut (PIB) s’est élevée à 0,3% au premier trimestre en France, a confirmé ce mercredi l’Insee, tout en mettant en avant la forte progression du pouvoir d’achat, qui atteint 0,9% sur la période.

Cette hausse du pouvoir d’achat ne s’est que partiellement répercutée sur la consommation des ménages, en hausse de 0,4%, alors que le taux d’épargne continue d’augmenter, à 15,3%, a précisé l’Institut national des statistiques.

La croissance est cependant en léger repli par rapport au quatrième trimestre 2018, lorsqu’elle s’était élevée à 0,4%, selon un chiffre révisé par l’Institut dans la foulée de la révision à la hausse de la croissance à 1,7% pour l’ensemble de l’année dernière il y a deux semaines.

Salaires : l’impact de la prime Macron

La contribution du commerce extérieur est dans l’ensemble négative dans la mesure où les importations ont progressé de 1,4%, contre seulement 0,4% pour les exportations.

« La masse salariale reçue par les ménages accélère nettement (+1,1% après +0,6%) du fait de primes exceptionnelles versées par certaines entreprises », relève l’Insee à la suite de l’instauration d’une prime de fin d’année défiscalisée, une mesure prise par le gouvernement dans le cadre du mouvement de protestation des gilets jaunes pour relancer le pouvoir d’achat.

Revenu disponible : +1%

Le revenu disponible brut des ménages, qui mesure le pouvoir d’achat amputé des impôts et cotisations, et auquel s’ajoutent les prestations sociales, progresse lui de 1%, après 1,3% au quatrième trimestre.

« Les cotisations sociales à la charge des ménages continuent de diminuer (-0,5% après -2,9%), avec l’exonération de cotisations sociales à la charge des salariés sur les heures supplémentaires) », note encore l’Insee.

Entreprises : le taux de marge en hausse

Par ailleurs, « le taux de marge des sociétés non financières (SNF) progresse fortement » pour s’établir à 32,6% après 31,5% au quatrième trimestre 2018, toujours selon l’institut. Il explique que cette augmentation est due au cumul du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et de la baisse des charges patronales pour l’année 2019.

Pour les entreprises, « la contribution négative des salaires réels, soutenus par les primes exceptionnelles, est compensée par l’effet positif sur le taux de marge de l’évolution des gains de productivité et des termes de l’échange », relève enfin l’Insee.

Inflation : ralentissement sur un an

La hausse des prix à la consommation a légèrement ralenti en mai à 1% sur un an, contre 1,3% le mois précédent, selon une estimation provisoire publiée ce mercredi par l’Insee.

Cette modération de l’inflation résulte « d’un ralentissement des prix des services, de l’énergie et de l’alimentation et d’un recul un peu plus marqué de ceux des produits manufacturés », a indiqué l’institut statistique dans un communiqué.

En revanche, la hausse des prix du tabac s’est accélérée en avril sur un an, a souligné l’Insee.

En glissement mensuel, la progression des prix à la consommation ralentit également légèrement à 0,2% contre 0,3% en avril, en raison du repli des prix des transports et de ceux de l’énergie. En revanche, les prix de l’alimentation, sur un mois, sont « plus dynamiques qu’en avril ».

L’indice des prix à la consommation harmonisée (IPCH), qui sert pour les comparaisons avec les autres pays de l’Union européenne, a « nettement » ralenti en mai à 1,1% contre 1,5% en avril sur un an. Sur un mois, il s’est replié à 0,2%, après 0,4% le mois précédent.

https://www.lalsace.fr/actualite/2019/05/29/l-inflation-ralentit-legerement-0-3-pour-la-croissance