LES POINTS MARQUANTS

  • La Banque mondiale vient de publier son second Rapport sur la situation économique en Mauritanie, une publication annuelle qui souligne les tendances économiques récentes et discute de questions de développement pertinentes pour le pays.
  • La première partie de l’étude rappelle le cadre macroéconomique ainsi que les perspectives à court et moyen terme.
  • Étant donné l’importance du secteur privé dans le développement économique, la deuxième partie se concentre sur le climat des affaires en Mauritanie.

NOUAKCHOTT, le 24 mai 2019 – En 2018, la croissance économique a poursuivi sa reprise modérée, avec une augmentation du taux de croissance de 3 % à 3,6 % entre 2017 et 2018. Les secteurs non-extractifs ont stimulé l’activité économique, tandis que le secteur extractif a freiné la croissance pour la deuxième année.

Ce rapport constate aussi que la prudence budgétaire et les réformes adoptées par les autorités mauritaniennes ont contribué à rétablir l’équilibre macroéconomique. En effet, pour la première fois depuis 2013, la Mauritanie enregistré un excédent budgétaire de 1,5% du PIB en 2018. Cependant, la Mauritanie reste exposée à un risque élevé de surendettement et a un faible marché du travail qui reste marqué par un grand écart entre les hommes et les femmes, par une marginalisation des jeunes et par l’informalité. De plus, le secteur bancaire souffre de certaines faiblesses que les autorités tentent de résoudre.

Les perspectives économiques à moyen terme sont favorables en termes d’accélération de la croissance, une inflation modérée et des excédents budgétaires qui feraient baisser la dette publique. Toutefois, ces perspectives macroéconomiques sont sujettes à des risques internes et externes.

Comme la Mauritanie tente de recalibrer son modèle de développement par le biais d’un plan de diversification s’appuyant sur le développement du secteur privé, le second chapitre de ce rapport analyse les perspectives économiques du pays à travers l’angle du secteur privé.

Le chapitre montre que la Mauritanie a fait des progrès importants dans le classement mondial du rapport Doing Business, passant de la 176e place en 2015 à la 148e en 2019. Cependant, le rapport souligne qu’il reste plusieurs défis majeurs à éliminer pour que le climat des affaires soit favorable au développement du secteur privé, à savoir :

  • Un accès limité au financement ;
  • des conditions de concurrence peu équitables ;
  • une main-d’œuvre locale ayant des compétences limitées ;
  • des services aux entreprises limités et une bureaucratie peu efficace sont autant de contraintes ;
  • un coût du raccordement à l’électricité très élevé.

Le rapport conclue par des pistes de réflexion afin de stimuler les idées et la prise d’actions. Si les autorités ont commencé à agir, notamment avec les réformes déjà adoptés, ce rapport suggère une stratégie plus ambitieuse et intégrée.

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