Ministre de la Santé: «L’ouverture des frontières n’est pas à l’ordre du jour»

le ministre de la sante Pr abderrahmane benbouzid
le ministre de la sante Pr abderrahmane benbouzid

La réouverture des frontières est, certes, une décision politique, mais elle n’est pas à l’ordre du jour. Il faut être prudent et regarder de près les contaminations ailleurs, en Europe en particulier», c’est ce qu’a laissé entendre, hier, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, lors d’une journée parlementaire organisée au Conseil de la nation.

La stratégie de lutte contre la Covid-19, le choix et l’acquisition des vaccins, les étapes et l’importance de la vaccination ainsi que la sensibilisation contre la pandémie de coronavirus sont, entre autres, les sujets abordés par les intervenants à cette rencontre.

Le ministre de la Santé, le directeur de l’Institut Pasteur, Fawzi Derrar, la directrice de la pharmacie et des équipements médicaux au département de la Santé, Ouahiba Hadjoudj, et tant d’autres ont tous insisté sur la sensibilisation contre cette pandémie, sur l’importance du respect des mesures de prévention, et ce, en dépit de la décrue et du début de la campagne de vaccination le mois écoulé. «Malgré la baisse des contaminations, le virus est là. Il tue toujours. La situation épidémiologique actuelle exige des citoyens la vigilance et le respect des règles d’hygiène, notamment le confinement, le port du masque et la distanciation», a averti le ministre.

Même si M. Benbouzi a précisé que la vaccination est gratuite et qu’elle n’est pas obligatoire, il a appelé les Algériens à se faire vacciner afin de revenir rapidement à la vie normale. Mais il faudrait que le vaccin soit disponible !

Une plateforme numérique a été mise en place par son département pour le suivi quotidien de l’état de santé des personnes vaccinées, à travers toutes les wilayas. «Cette plateforme a été développée pour suivre les personnes vaccinées et les effets indésirables de la vaccination», tranche-t-il. L’opération de vaccination se poursuivra tout au long de l’année en cours et concernera, dans un premier temps, le personnel médical, les personnes exerçant des fonctions stratégiques, celles âgées ainsi que les malades chroniques.

Négociations avec d’autres laboratoires pour l’achat de vaccins

L’Algérie, selon le ministre de la Santé, a signé des mémorandums d’entente et des contrats pour l’acquisition et la distribution des vaccins, et le personnel médical a reçu une formation sur l’utilisation et le stockage du vaccin contre le coronavirus. L’Algérie, annonce le ministre, devrait réceptionner 700 000 doses d’ici la fin du mois. Ces acquisitions permettront de revoir le rythme de la vaccination contre la Covid-19.

De son côté, Mme Hadjoudj a expliqué que l’Algérie a signé un contrat avec un laboratoire indien qui produit le vaccin AstraZeneca pour l’achat de 800 000 doses, attendues dans les prochains jours. D’autres vaccins, dit-elle, seront également achetés dans le cadre du système Covax et les démarches se poursuivent pour la fourniture de l’ensemble des documents nécessaires pour cette opération.

Se voulant rassurante, la directrice de la pharmacie au niveau du ministère a révélé la poursuite des négociations avec plusieurs laboratoires pour l’achat d’autres lots de vaccins, et ce, dans le but d’assurer la couverture sanitaire à l’ensemble des Algériens. «L’Algérie va réceptionner entre 700 et 800 doses d’ici la fin du mois en cours, et ce, dans le cadre du mécanisme Covax initié par l’OMS. Il est également prévu la réception de 9 millions de doses au courant du mois d’avril prochain, dans le cadre des négociations avec le Centre africain de recherche en épidémiologie», note Mme Hadjoudj.

Faut-il rappeler que l’Algérie a déjà reçu deux lots de vaccins (50 000 doses du Sputnik V et 50 000 de AstraZeneca) qui ont permis le lancement de la campagne de vaccination.

Par ailleurs, Fawzi Derrar, en réponse aux personnes qui parlent de retard dans l’opération de vaccination, estime que l’objectif du ministre de la Santé et de l’Institut Pasteur n’était pas d’avoir uniquement le vaccin, mais d’avoir un vaccin efficace. «Il fallait faire le bon choix en matière de sélection du vaccin le plus approprié. Nous avons étudié toutes les options et pesé le pour et le contre. Le choix du vaccin est une responsabilité», a précisé M. Derrar, affirmant qu’actuellement des négociations sont en cours avec les parties russe et britannique pour l’acquisition d’autres vaccins. «Notre préoccupation première est la disponibilité du vaccin en temps réel, pour vacciner un grand nombre de citoyens dans de bonnes conditions», avoue le responsable de l’Institut Pasteur.

Notons, par ailleurs, que la commission nationale de veille et de suivi de l’évolution de la pandémie de Covid-19 s’est réunie hier pour trancher, selon le ministre de la Santé, sur la question de la délocalisation du match de Ligue des champions CRB-Mamelodi Sundowns (groupe B), prévu le 23 février à Alger, en raison des risques de contamination au variant sud-africain.

NABILA AMIR 17 FÉVRIER 2021

elwatan

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