Mohamed Ould Abdel Aziz revient dans la classe ordinaire!

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Mis sous contrôle judiciaire,  l’ex-président accorde  à « Jeune Afrique »  un entretien exclusif où il a nié tout en bloc sans prendre en compte les aspirations citoyennes, portées par un peuple aguerri par cette décennie écoulée.

Mohamed Ould Abdel Aziz a cédé, pour rappel, officiellement le 1er août 2019, son poste à Mohamed Ould Ghazouani.

En septembre 2020, le procureur de la République de Nouakchott-Ouest interdit à Mohamed Ould Abdel Aziz de quitter Nouakchott durant l’enquête en cours sur une possible affaire de corruption. Il est finalement reconnu coupable et inculpé en mars 2021.

Il revient dans la classe ordinaire, celle des citoyens lambda même si ses avocats tentent de nous prouver le contraire. Il est sur le plan du droit assimilé à un justiciable ordinaire. L’article 6 de la déclaration des droits de l homme et du citoyen de 1789  retrouve alors son affluence : « la loi doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse ». Reste-t-il, à ce niveau, quelque chose à compléter ?

Comment pour des crimes économiques, blanchiment et détournement de fonds, les auteurs sont seulement mis en placement sous contrôle judiciaire au lieu d’être condamnés en première instance et à des années de prison comme dans bon nombre des pays ?

Ce n’est pas dans les colonnes de « Jeune Afrique »  qu’il faut tout nier !

Le présumé coupable devrait  être jugé et non par la Haute cour de justice réhabilitée en juillet 2020 mais tout simplement  par une juridiction ordinaire. Il est réputé innocent tant que sa culpabilité n’a pas été légalement démontrée.

Ahmed Ould Bettar