Nos rêves de 2009 brisés en 2019- Par Sidi Mohamed Maham

Nos rêves de 2009 brisés en 2019/ Par Sidi Mohamed Maham
Tout le monde se rappelle encore comme si c’était hier des slogans de la campagne présidentielle, que nous avons menée juste après les accords de Dakar, en 2009. Ils se résumaient ainsi :
a) Déclaration d’une guerre sans merci contre la gabegie, contre les prédateurs, et les prévaricateurs.
b) Opérer un réel rapprochement en faveur des couches les plus défavorisées.

Séduit par le contenu des deux slogans, la majorité des mauritaniens dont j’en suis un n’a pas hésité un seul instant, malgré le blocus, et les contraintes d’une situation intérieure des plus explosive, héritée du putsch de 2007, à lier son destin à celui qui leur a promis outre monts et merveilles, d’améliorer leur quotidien, et de faire tenir aux fruits les promesses des fleurs.

Mais comme tous ceux qui ignorent que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, j’ai défendu comme tant d’autres pendant une décennie des slogans qui servaient juste de façade pour une clique de prédateurs à fructifier leurs louches affaires.

Et s’il s’avère aujourd’hui que l’un de nous, n’importe lequel – moi le premier – a manqué de probité, ou trahi le pacte, en mettant à profit la confiance des électeurs mauritaniens pour se remplir les poches ou celles de son oligarchie, associés, et hommes de mains inclus, qu’il sache que nous ne sentons pas tenu de couvrir ses méfaits, et que nous nous feront fort de dénoncer haut son forfait. Il revient au mauritanien de ne pas accepter de passer l’éponge avant de mettre à l’abri leurs sous volés, et punir les voleurs. C’est ainsi que nous rendrons justice à ceux qui ont cru honnêtement en ce projet à travers lequel ils ont servi loyalement leur pays, en lui offrant sur un plateau d’argent, la conduite de ses affaires. C’est aussi la seule façon de rendre justice au citoyen qui a mis tous ses espoirs en nous, et il s’est malheureusement trouvé parmi nous qui n’est pas dignes de la confiance mise en lui.
Traduit par : Deddah Ould Abd-Daim.