Notre pays a célébré lundi 8 juin courant, la journée mondiale des océans

Notre pays a célébré lundi 8 juin courant, la journée mondiale des océans à l’instar de la communauté internationale. Dans l’allocution qu’elle a prononcée à cette occasion, Mme Fatimetou Mint Soueïdatt, coordinatrice nationale du programme de Gestion du Littoral Ouest- africain (WACA) a d’abord, indiqué que ce programme qui a démarré en fin 2018, a investi dans les zones de son intervention à savoir : le littoral de Nouakchott pour les travaux de colmatage des brèches pour renforcer les digues de protection de la ville de Nouakchott contre les inondations.

Ces interventions, a-t-elle ajouté, ont également touché les zones de N’Diago dans le cadre de la lutte contre l’érosion et appuyé aussi le Diawling dans le domaine de la réhabilitation de 30 ha de mangrove. En plus, la Baie de l’Etoile de Nouadhibou a été classée réserve naturelle et aura sans nul doute, dit-elle, un appui du programme comme le Diawling et le Parc national du Banc d’Arguin. Mme Mint Soueïdatt, a en outre, souligné que d’autres activités génératrices de revenus seront financées pour soulager les populations situées dans la zone du littoral.

Rappelons que le programme WACA a été développé en partenariat avec les populations d’Afrique de l’Ouest qui vivent sur la côte et en dépendent pour leurs moyens de subsistance, leur nutrition, leur sécurité alimentaire et leur prospérité. Le programme appuie les efforts déployés par les pays pour améliorer la gestion de leurs ressources côtières communes et réduire les risques naturels et anthropiques auxquels sont exposées les communautés côtières. Un financement de 222 millions US $ a été octroyé pour la résilience côtière dans ces six pays concernés dont la Mauritanie.

Ce programme WACA se compose de projets nationaux, d’activités de soutien et d’intégration régionale et d’une plateforme WACA comme mécanisme permettant d’élargir les connaissances, le dialogue et le financement.

Le projet financera en Mauritanie le renforcement des dunes côtières protégeant Nouakchott et le remplissage des failles prioritaires par l’utilisation de la fixation biologique et mécanique. La délimitation des voies de circulation sur les dunes évitera leur dégradation par les activités humaines.

Dans le Parc national de Diawling, l’une des digues existantes sera prolongée et réhabilitée pour augmenter sa capacité de réduction des risques.

Dans la zone transfrontalière avec le Sénégal, des mangroves seront plantées pour servir le tampon pour lutter contre l’érosion de l’embouchure du fleuve Sénégal et l’éco-tourisme sera financé. Une étude technique approfondie sera réalisée sur la faisabilité d’un réapprovisionnement transfrontalier des plages artificielles. En plus de ces mesures de réduction des risques, les activités communautaires seront financées au sien de huit communes afin de gérer le développement des zones côtières de manière durable.

Les consultations autour d’une préparation de plan de résilience et d’adaptation avec les communautés locales de Ndiago, un petit village touché par l’érosion côtière dans le sud-ouest, seront soutenues par le projet.

Enfin, la Baie de l’Etoile, un écosystème riche et fragile situé au nord Nouadhibou sera gérée de manière durable en mettant un accent sur la sécurisation de son statut de zone protégée, la promotion de l’éco-tourisme et la protection de la biodiversité. En Mauritanie, toutes les activités seront conçues et mises en œuvre par le ministère de l’Environnement.

Le programme est constitué de quatre composantes portant sur le renforcement de l’intégration régionale et des investissements pour une gestion côtière améliorée, des politiques et institutions nationales pour une gestion côtière améliorée et les investissements physiques.

A cela, il faut ajouter, d’autres investissements sociaux comme les activités de développement communautaire : le projet financera des initiatives de renforcement de la résilience et d’amélioration des moyens de subsistance et de bien-être des personnes et des communautés dans ces huit communes : Sebkha, El Mina, Tevragh Zeina, Dakhlet-Nouadhibou, Bénichab , Keur Macène, Tiguint et Chami . D’autres actions sont prévues comme l’aménagement et la protection de la Baie de l’Etoile. Ces activités comprendront des mesures de protection de la biodiversité au niveau de la rivière à spartine, le financement d’un cadre de gestion environnemental et social et le financement de travaux et d’équipements pour la construction d’éco-lodges. En plus de la réduction de la pollution et la gestion des déchets, il y a aussi, l’assistance dans l’élaboration des termes de références pour la recherche d’un partenariat public-privé pour des stations de réception des déchets liquides (Nouakchott et Nouadhibou) et les études sur les options pour l’alimentation du fonds d’innervation pour l’environnement.

Dans le domaine de la collaboration transfrontalière avec le Sénégal, il est prévu, d’une part, le renforcement des capacités des deux parties pour la gestion des risques environnementaux relatifs aux activités pétrolières et gazières et la régénération de l’écosystème de la réserve de biosphère transfrontalière du delta du Sénégal et la relance de l’écotourisme transfrontalier. Il est également prévu le suivi et la prise en charge du phénomène de l’érosion côtière dans le secteur frontalier commun et la coordination et l’appui à la mise en œuvre et la gestion du projet. Ainsi, les organes de gestion du projet sont l’Unité de Gestion du projet, le Comité national de pilotage et le comité technique multisectoriel. L’objectif de cette composante et d’assurer l’exécution quotidienne, la communication et le suivi- évaluation du projet.