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Mauritanie

La ministre des Affaires sociales reçoit une mission de la Banque Mondiale

La ministre des Affaires sociales, de l’Enfance et de la Famille, Mme Nene Oumou Deffa Kane, a reçu aujourd’hui lundi dans son bureau à Nouakchott, une mission de la Banque Mondiale, présidée par Margareta Naris Haret, chargée du projet régional de l’autonomisation de la femme et du revenu démographique.

La rencontre a porté sur les moyens de renforcer la coopération entre notre pays et cette institution internationale, en particulier en ce qui concerne les Affaires sociales, de l’Enfance et de la Famille.

La rencontre s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère, M. Mohamed Mahmoud Ould Sidi Yahya, le conseiller chargé du genre, M. Mohamed Ould Ely Telmoudi, et du directeur des études, de la coopération et du suivi, M. Saleck Ould Jeireb.

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Le Président de la République reçoit en audience le président du groupe de la Banque Mondiale

Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a reçu en audience, lundi à Londres en marge du sommet Afro-britannique, le président du groupe de la Banque Mondiale, M. David Malpass.

Les entretiens ont porté sur le renforcement de la coopération et du partenariat entre la Mauritanie et cette institution financière internationale ainsi qu’avec le continent africain.

L’entrevue s’est déroulée en présence du ministre de l’Économie et de l’Industrie, MM. Cheikh El Kebir Ould Moulay Taher, du directeur de cabinet du Président de la République, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine et de Sidi Ould Dawmane et El Hassen Ould Zein tous deux chargés de mission à la Présidence de la République.

la Banque Mondiale est une institution financière internationale qui accorde des prêts à effet de levier à des pays en développement pour des projets d’investissement.

Elle, qui fait partie des institutions spécialisées du système de l’Organisation des Nations unies (ONU),

est le premier prêteur d’argent d’origine publique au monde. En 2014, elle a accordé 65,6 milliards de dollars de prêts, dons, prises de participations et garanties, dont 20,9 milliards en Afrique et au Moyen-Orient.

la Banque fut créée le 27 décembre 1945 sous le nom de Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) après signature des accords de Bretton Woods le 22 juillet 1944.

Le 9 mai 1947, elle approuva son premier prêt, qui fut accordé à la France pour un montant de 250 millions de dollars américains.

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Santé

Le ministre de la Santé inaugure une unité des maladies cardiovasculaires et visite certains établissements de santé à Nouadhibou

Le ministre de la Santé, le Dr Mohamed Nedhirou Ould Hamed, en compagnie du Wali de la Wilaya de Dakhlet Nouadhibou, M. Mohamed Ould Ahmed Salem Ould Mohamed Raré, a inauguré aujourd’hui, le service des maladies cardiovasculaires, à l’hôpital national au niveau de la ville de Nouadhibou.

Ce service, le premier du genre à Nouadhibou, se compose d’une unité de diagnostic médical, d’une unité de soins intensifs et d’une unité d’imagerie.

Cette unité, d’une capacité de 20 à 30 consultations médicales par jour, permettra de réduire le volume des évacuations sur Nouakchott, et partant, les frais subséquents.

Auparavant, le ministre avait visité l’hôpital national, où il a inspecté les services et écouté des explications sur la nature des services à fournir aux patients.

La délégation a également suivi une présentation détaillée faite par le directeur général de l’hôpital, Dr Mokhtar Ould Ahmed, qui a abordé les résultats des trois dernières années de travail au niveau de l’hôpital et la nature des tâches effectuées, en plus des améliorations qui seront effectuées, ce qui permettra d’améliorer la qualité des services.

Le ministre a également visité le centre hospitalier multi-spécialités, deuxième étape de sa visite dans les établissements affiliés à son secteur, notamment le dépôt pharmaceutique, le service de dialyse, les urgences, la radiographie, la salle du scanner et celle des opérations, où il a écouté les explications détaillées sur la nature des services fournis et le rôle pivot dans le système de santé.

Le ministre a tenu une réunion avec le personnel de l’hôpital, au cours de laquelle il a écouté une présentation détaillée des services fournis par cet établissement aux patients de Nouadhibou, ainsi qu’à ceux qui proviennent de certaines Wilayas de l’intérieur. Cette installation connaît une pénurie de certains spécialistes.

Le centre de santé de la Moughataa constitue la troisième étape des visites du ministre de la Santé. Là, il s’est rendu dans les ailes du centre, qui est l’un des plus anciens centres de santé de la ville de Nouadhibou. La délégation a écouté une explication détaillée fournie par le directeur du centre, Dr Cheikh Ould El-Ghouth, au cours de laquelle il a discuté du rôle du centre dans la ville et des services.

Le ministre a conclu ses visites sur le terrain au centre municipal de santé n°2 pour la maternité et l’enfance, où le maire de la ville, le député El-Ghassem Ould Bellal, a fait une présentation détaillée des services fournis aux femmes et aux enfants. Il a également parlé de l’aile que ce centre a pour le diabète et le maire s’est engagé à doter le centre d’une ambulance équipée.

Lors de ces visites, le ministre était accompagné du Wali de la Wilaya de Nouadhibou, du maire de la ville et de représentants des services régionaux et sécuritaires.

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Le ministre de la Défense nationale reçoit l’ambassadeur de l’État du Koweït

Le ministre de la Défense nationale, M. Hanenna Ould Sidi, a reçu aujourd’hui lundi dans son bureau à Nouakchott, l’ambassadeur de l’État du Koweït auprès de la Mauritanie, SEM. Khaled Mohamed Cheibani.

La rencontre a porté sur les relations entre les deux pays frères, en particulier dans les aspects touchant au secteur de la défense.

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Le président de la République s’entretient avec le Premier ministre britannique

Le Président de la République, Son Excellence, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a eu lundi, en marge de sa participation aux travaux du sommet afro-britannique, des entretiens avec le Premier ministre britannique, Monsieur Boris Johnson.

Les entretiens ont porté sur les différents volets de la coopération entre la Mauritanie et le Royaume-Uni, sur l’importance du partenariat entre la Grande Bretagne et le continent africain, et le rôle que doit jouer l’actuel Sommet de Londres pour faire avancer cette relation au service des intérêts communs des deux parties.

Notons que l’Angleterre post-Brexit cherche à être une puissance ouverte sur le monde, et ce premier sommet anglo-africain sera l’occasion pour Londres de le démontrer. Interrogé par le Financial Times, le patron de la CDC, l’agence de développement britannique, estime que l’Afrique doit devenir une priorité pour les investisseurs anglais.

Londres qui ces dernières années a pris du retard sur le continent vis-à-vis de pays comme la Chine, les États-Unis et même la France entend renouer les liens et renforcer sa présence. L’an dernier, le commerce avec l’Afrique a bondi de près de 14% à 36 milliards de livres sterling et les investissements de 7,5% à 39 milliards de livres. Une tendance que les Britanniques comptent renforcer en particulier dans les secteurs des mines et de l’énergie.

Le commerce et la nécessité de nouer de nouveaux accords, une fois quittée l’Union européenne, seront aussi au cœur des discussions avec les dirigeants africains. Reste que Londres, qui ne pourra plus s’appuyer sur les relais communautaires, va devoir contrebalancer une inévitable perte d’influence économique.

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Mauritanie

Faire de la Mauritanie, une offre touristique appréciable


Juste un petit rappel du secteur du tourisme dont l’ambassadeur de France en Mauritanie lors de sa visite à Atar abordera certainement, ce secteur du tourisme est caractérisé par une offre touristique assez limitée, qui ne valorise pas suffisamment le potentiel disponible on la vu freiné par des problèmes sécuritaires mais c’était avant !

Donc aujourd’hui il faut qu’il y est des incitations suffisantes pour ces activités plus de ressources humaines formées en sachant que notre pays est dotée d’une grande variétés de ressources naturelles, lui permettant de développer une offre touristique appréciable.

Mais par contre il faudrait que le secteur du tourisme avec la fédération organise en renforçant le rôle des tous les professionnels eux mêmes dans les instances décisionnelles, en préparant le terrain en matière de ressources humaines et de financement de mécanisme de promotion vu le prochain salon du tourisme à Paris, nous souhaitons que les autorités Mauritanienne mettent le paquet pour que la Mauritanie soit une vrai destination touristique comme les pays voisin…
A suivre..

Deme Aziz

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International

Le Sommet de Londres ne sera pas différent des autres !

Publié le 19.01.2020 à 21h18 par AFP

Ce lundi 20 janvier, la boucle sera bouclée : avec le Sommet Grande-Bretagne/Afrique, tous les cinq membres du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Chine, France, Grande-Bretagne, Russie) auront donc eu chacun sa rencontre de très haut niveau avec le continent africain. Dans cette chronique exclusive pour APAC l’éditorialiste africain, Seidik Abba, estime que « le sommet de Londres est, en vérité, l’aboutissement d’un processus. ».Anticipant sur son départ de l’Union européenne, la Grande-Bretagne a lancé ces deux dernières années une offensive tous azimuts vers l’Afrique.

Au plan politique et diplomatique, les Britanniques, qui ont jusqu’ici confié leur politique africaine au Haut-Représentant pour la politique étrangère de l’Union européenne, ont veillé à enrichir leur réseau diplomatique et consulaire avec l’ouverture de nouvelles ambassades, notamment, en Mauritanie, au Niger et au Tchad. Trois pays qui n’étaient pas forcément dans leur sphère traditionnelle d’influence. En prenant pied au Sahel (Mauritanie, Niger, Tchad), la Grande-Bretagne post-Brexit souhaite demeurer un acteur incontournable dans le règlement des crises internationales brûlantes. A regarder près, l’offensive diplomatique vient en appui à une présence économique que la perspective du Brexit a conduit à consolider. Outre ses partenaires économiques africains privilégiés que sont le Nigeria et le Kenya, la Grande-Bretagne a signé en septembre 2019 un nouvel accord de partenariat commercial avec l’Afrique du Sud, le Botswana, l’Eswatini, le Lesotho, le Mozambique et la Namibie. Preuve de l’importance des échanges économiques avec l’Afrique, les investissements directs britanniques en Afrique atteignaient 38 milliards de Livre en 2018, selon l’Office national anglais de la statistique.

Le modèle allemand

Comme l’avait fait l’Allemand en lançant son initiative avec l’Afrique sous le nom « Compact with Africa », à la faveur du Sommet du G-20 en 2017, Londres entend miser sur les échanges commerciaux et les partenariats mutuellement profitables. Le Commonwealth Development Corporation, entité chargée des investissements du secteur privés sera la tête de pont de l’offensive anglaise en Afrique Avec un budget propre de près de 7 milliards de Livre. Sur l’ensemble du continent, les secteurs des finances, des nouvelles technologies, de l’agriculture, des énergies renouvelables sont dans le viseur de la Grande-Bretagne post-Brexit.

Dans la logique de la Grande Bretagne post-Union européenne, le paradigme n’est pas d’annoncer aux Africains à Londres de gros montants d’aide au développement, ni de procéder à une annulation de la dette, mais de faire progresser les échanges avec l’Afrique qui s’élèvent actuellement pour les seuls pays du Commonwealth à près de 9,8 milliards de Livre par an. Il est donc clair pour le Somment de lundi la Grande Bretagne a son agenda conçu de longue date avec des objectifs chiffrés et même une stratégie d’évaluation des progrès de sa politique africaine.

Les Africains sans agenda

En revanche, comme lors des autres sommets avec le reste du monde, les Africains viendront à Londres en ordre dispersé sans agenda commun. En effet, il n’y a eu aucune concertation africaine préalable (pré-Sommet interafricain), même pas entre les Etats du Commonwealth. Chaque Etat sera donc présent face aux Britanniques avec ses attentes spécifiques. Il y a finalement peu d’espoirs que le Sommet de Londres puisse faire avancer les grands projets continentaux tels le financement des routes transsahariennes, des liaisons ferroviaires continentales, de la Muraille verte. Ou même l’agenda des foyers de tensions majeurs : Bassin du Lac Tchad, Corne de l’Afrique, Sahel, Libye.

Toutefois, les dirigeants africains repartiront satisfaits d’avoir été reçus avec tous les égards et quelques annonces sur l’augmentation du volume des échanges commerciaux dont on ne sait pas à qui ils profitent surtout.

Parce qu’il s’inscrit dans la même tradition, le Sommet de Londres ne sera pas fondamentalement différent des grands rendez-vous que l’Afrique a déjà eus avec le reste : Chine, France, Russie, Japon, Allemagne, Turquie. Au mieux, ce sera une grand-messe qui n’apportera aucune valeur ajoutée à la mobilisation pour améliorer le bien-être des Africains.

Journal Du Sénégal

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En 2020, le Sahel aura-t-il le plus fort taux de croissance d’Afrique ?

Malgré les opérations terroristes, la région conserve un produit intérieur brut 65% supérieur au PIB moyen de l’ensemble du continent révèle une étude de l’Agence française de développement (AFD).

Laurent Ribadeau Dumas
Rédaction Afrique
France Télévisions
Mis à jour le 20/01/2020 à 11:59
publié le 20/01/2020 à 09:40

« Le PIB de ce vaste territoire (le Sahel, NDLR) devrait progresser de 5,9% en 2020, contre 3,8% en moyenne pour le continent », prévoit l’Agence française de développement (AFD). Et ce, malgré les opérations jihadistes.

« Tout d’abord, d’importantes zones sahéliennes demeurent épargnées par les violences. En particulier le Sénégal, qui figurait ces cinq dernières années parmi les vingt économies les plus dynamiques au monde. Cette année encore, le pays devrait enregistrer une croissance de 6,8% », relate Le Monde dans un article qui rend compte de la présentation de l’ouvrage de l’AFD. Dans le même temps, l’exploitation de matières premières, comme le fer en Mauritanie ou l’or au Burkina Faso, « bénéficient de cours avantageux sur les marchés mondiaux ».

La production d’or entravée au Burkina
Mais ces activités économiques sont rattrapées par la situation sécuritaire. A commencer par l’exploitation de l’or au Burkina. Dans ce pays, la production est passée de 400 kilos en 2007 à plus de 52 tonnes en 2018, selon la Chambre des mines locale. Douze mines industrielles étaient en exploitation fin 2018 et quatre autres devraient ouvrir à court terme. Le secteur a contribué en 2018 pour 11,4% au Produit intérieur brut (PIB), avec 1540 milliards de francs CFA de recettes d’exportation (2,6 milliards d’euros), et généré 266 milliards de FCFA (450 millions d’euros) de recettes budgétaires, selon le ministère des Mines.

Le secteur aurifère officiel compte 9 200 emplois directs et 26 100 emplois indirects. Mais le sous-secteur artisanal, aussi appelé orpaillage, emploie 1,5 million de personnes et génère une production annuelle supplémentaire d’environ 10 tonnes d’or, selon le ministère des Mines.

Depuis deux ans, le secteur minier a enregistré au moins une dizaine d’attaques. Notamment contre celle de Boungou (Est), le 6 novembre 2019. Celle contre un convoi transportant du personnel de la société minière canadienne Semafo, qui exploite le site depuis septembre 2018, a fait 38 morts et une soixantaine de blessés. L’exploitant a d’ailleurs annoncé « la suspension des opérations » jusqu’à nouvel ordre, « par respect pour les victimes et leurs proches ».

En s’attaquant de manière répétée au secteur aurifère, les groupes jihadistes tentent de frapper l’Etat burkinabè au portefeuille. « Même si les sites miniers ne sont pas directement visés par les attaques, cela va créer de l’inquiétude pour les investisseurs. Ils vont hésiter à miser sur de nouveaux projets », estime le responsable d’une compagnie aurifère cité par l’Agence France Presse (AFP). « Les investissements dans le secteur minier sont lourds, c’est en centaines de millions de dollars. Les investisseurs ne sont pas prêts à prendre des risques s’il n’y a pas la sécurité dans le pays. »

« L’autre problème, c’est que cette insécurité fait fuir les expatriés. Or, les compagnies minières ont du mal à attirer des expatriés qualifiés » en Afrique de l’Ouest, ajoute-t-il. Selon un fournisseur d’équipements du secteur, « les groupes miniers ont beaucoup réduit leurs activités d’exploration au Burkina, parce qu’ils ne peuvent plus y travailler normalement. Il y aura des répercussions sur la production à long terme ».

Franceinfo

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Mauritanie. Terrorisme: voici pourquoi le pays est épargné par les attaques depuis 2011

Mauritanie : En dépit de la recrudescence des violences au Sahel, la Mauritanie reste hors du cercle de feu des terroristes et ce, depuis plusieurs années. Une situation qui s’explique par plusieurs facteurs. Les voici.

Au moment où la recrudescence des attaques jihadistes fait de plus en plus de victimes, malgré la présence de nombreuses forces étrangères dans la région, le cas mauritanien se distingue et mérite d’être étudié.

Alors que le Mali, le Burkina Faso, le Niger et, dans une moindre mesure, le Tchad, subissent de multiples attaques de groupuscules terroristes présents au Sahel et plus généralement en Afrique de l’Ouest, la Mauritanie fait en effet exception.

Seul ce pays se caractérise par un calme total, dans la comptabilité macabre des attaques jihadistes depuis décembre 2011, après les attaques des années 2005, 2007 et 2008, marquées par des combats impliquant l’armée, des attentats sanglants et des prises d’otages, surtout d’occidentaux.

Cette accalmie, longue d’une bonne dizaine d’années, est considérée, de l’avis d’un analyste politique, comme « l’un des rares points positifs » des deux mandats très décriés de l’ancien président Mohamed ould Abdel Aziz, à la tête de l’Etat mauritanien de 2008 à 2019.

Ce succès est ainsi attribué à « une réorganisation et une réadaptation de l’outil militaire, face à un ennemi invisible, dans le cadre d’une guerre asymétrique », même si dans le passé, des allégations, démenties par les autorités, ont soutenu l’existence « d’un pacte réciproque de non agression entre Nouakchott et les jihadistes sahéliens ».

Evoquant cette absence d’attaques terroristes depuis une dizaine d’années, malgré une dégradation constante de la sécurité au Sahel, un colonel récemment admis à faire valoir ses droits à la retraite, ayant requis l’anonymat, pointe du doigt la différence entre « les armées mauritaniennes d’un côté, et celles de trois pays du G5 Sahel, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, sous le feu constant des groupuscules terroristes. Ici, nos militaires évoluent sur un terrain favorable, avec des populations qui acceptent la légitimité de l’Etat, et coopèrent avec l’armée dans l’incontournable domaine du renseignement. Il s’agit d’une différence fondamentale, au-delà de tous les autres paramètres ».

En outre, la Mauritanie a beaucoup investi dans l’équipement en avions de son armée, ce qui a permis de mieux surveiller le territoire. L’armée mauritanienne dispose en outre de nouvelles armes, adaptés à la géographie de la région.

Dans les régions difficiles d’accès aux véhicules, des unités méharistes, soit des unités montées à dos de dromadaires, quadrillent le terrain.

Ensuite, le pays a mis à profit sa coopération avec la France, en dotant son armée, au cours de ces dernières années, de Groupements Spéciaux d’Intervention (GSI). Il s’agit d' »unités très mobiles chargées de combattre les incursions terroristes ».

Celles-ci ont été créées suite à l’embuscade de Tourine (au nord de la Mauritanie, dans région de Zouerate), qui a provoqué la mort d’une quinzaine de militaires à la fin de l’année 2008.

Ces unités, légères et mobiles, composées d’environ 200 éléments, sont dotées d’un armement adapté et disposent de leur propre logistique, et, selon ce colonel à la retraite, « effectuent des missions de contrôle et de reconnaissance ».

Grâce à la mobilité de celles-ci et aux renseignements recueillis auprès de la population locale, l’armée arrive à quadriller le terrain, notamment les zones qui pourraient servir de point de passage aux terroristes.

Convaincu que les attaques terroristes au Sahel vont se poursuivre, malgré les résolutions prises lors du sommet de Pau, dans le sud-ouest de la France, qui a réuni le 13 janvier dernier, le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, et les 5 dirigeants des pays du G5 Sahel, Moussa ould Hamed, Consultant au Centre Stratégique pour la Sécurité au Sahel (4S), déplore « l’absence d’Etat dans les régions théâtres des attaques au Mali et au Burkina Faso. Une défaillance dont profitent les groupes terroristes armés, qui gagnent ainsi la sympathie des communautés au niveau local ».

Pour cet analyste, qui a aussi été l’ancien directeur de l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI -organe pro-gouvernemental), « nos militaires apportent une assistance aux populations dans différents domaines. Ici, les unités méharistes, montées à dos de dromadaires, connaissent les couloirs susceptibles de servir de passage aux groupes armés ».

Cheikh Sidya

Le 360.ma

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Culture

4e édition pour la sauvegarde de la Ghadima: Rideau sur les journées culturelles

Les rideaux ont été tirés, ce 16 janvier 20 sur la 4e édition des journées pour la sauvegarde de la Ghadima, ancien Ksar de Tidjikja organisées par l’association de sauvegarde de la Ghadima (ASG). Durant 3 jours, les participants ont suivi des exposés relatifs aux voies et moyens de sauvegarder le patrimoine de Tidjikja, en particulier, la Mahadra (Doueira) sise dans la grande mosquée Atiqh, inscrit désormais au patrimoine National, depuis 2015 et au patrimoine islamique, en 2019.

Intervenant quelques semaines après l’inscription de la Ghadima au patrimoine islamique (ISECO), cette quatrième édition a été l’occasion pour l’ASG de remercier le gouvernement pour ses efforts ayant permis la concrétisation de ce rêve des Tidjikjois. Taleb Mohamed Ould Lemrabott, président de l’ASG, a ensuite demandé aux pouvoirs publics d’appliquer les textes ayant conduit la Ghadima au patrimoine national pour lui permettre de bénéficier des avantages économiques que cela offre, de continuer le plaidoyer pour que le riche patrimoine de la ville soit inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ainsi, au cours de ces journées 20, les participants ont suivi un exposé sur : fondation, histoire et forme originale de la première grande mosquée Atiqh et son annexe, la Doueira et mais également sur les choix architecturaux pour la restauration de ce lieu de culte.

L’édition 2020 a permis aux organisateurs et aux nombreux participants de revisiter les nombreux manuscrits exposés par les 30 bibliothèques familiales de Tidjikja, comme ils ont fait l’état d’avancement du programme de restauration des maisons anciennes et par les propriétaires et grâce à l’appui du ministère de la culture et de l’artisanat. Des soirées artistiques et culturelles ont agrémenté cette édition.

Enfin, l’ASG a profité de ces journées pour inaugurer son siège social ; il s’agit de l’ancienne maison de Baty Lemrabott située dans le vieux quartier et restaurée l’année dernière.

le calame