Le président du Patronat se réunit à Dubaï avec une délégation des hommes d’affaires expatriés

Réunion du bureau national de l’Union nationale du patronat mauritanien- illustration

Le président de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien (UNPM), M. Mohamed Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, s’est réuni samedi à Dubaï avec une délégation d’hommes d’affaires mauritaniens en activité aux Emirats Arabes Unis.

Lors de cette rencontre, le président du Patronat a présenté un exposé sur les opportunités d’investissement et l’amélioration progressive du climat des affaires dans le pays.

Ould Cheikh Ahmed a mis en exergue les efforts déployés par l’UNPM pour promouvoir le secteur privé et les perspectives prometteuses du programme du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani qui exhorte au travail sérieux pour la promotion du secteur privé, la dynamisation du rôle des filières économiques afin de renforcer la production locale et fournir davantage d’opportunités d’emplois.

Il a affirmé que le Patronat s’efforce toujours d’accompagner et de soutenir les hommes d’affaires mauritaniens résidant à l’étranger et faire de sorte que les autorités du pays hôte facilitent leurs activités.

Les hommes d’affaires mauritaniens résidant aux Emirats Arabes Unis ont, de leur côté, évoqué les conditions de travail et l’investissement dans ce pays frère, ainsi que les efforts nécessaires pour le renforcement et la mise à niveau de l’esprit d’initiative, d’avant-garde et d’innovation.

Ils ont enfin salué les engagements du Président de la République visant à créer une économie productive, diversifiée, au sein de laquelle le secteur privé est un pilier décisif du développement économique et social du pays.

Retour du ministre de l’Équipement et des transports

Retour du ministre de l’Équipement et des transports en provenance d’Égypte après avoir présidé les travaux de la 32ième session du conseil des ministres arabes du transport, qui s’était tenue à Alexandrie du 12 au 14 novembre courant.

Le ministre de l’Équipement et des Transports, M. Mohamedou Ahmedou M’haïmid, a regagné Nouakchott, samedi, en provenance d’Égypte après avoir présidé les travaux de la 32ième session du conseil des ministres arabes du transport, qui s’était tenue à Alexandrie du 12 au 14 novembre courant.

En marge des travaux de la rencontre, le ministre a pris part à l’assemblée générale de l’académie arabe des sciences, des technologies et du transport maritime.

M. Mohamedou Ahmedou M’haïmid était accompagné, au cours de ce voyage, de son conseiller technique chargé de l’aviation civile, M. Mohamed Lehdhane.

TPMN au Palais des Nations de Genève pour participer à une conférence-débat sur le thème « No birth registration , no rights »

Touche pas à ma nationalité a eu l’honneur de participer à la conférence «Eradiquer le fléau des enfants fantômes –  No birth registration, no rights », organisée au siège des Nations Unies à Genève, sous l’égide de l’ong Regards de femmes (RDF) et de  l’Association du notariat francophone. Cette conférence qui a vu la participation d’activistes des droits humains venus de différents horizons, notamment d’Afrique, a été rehaussée par la présence de nombreuses personnalités du système onusien et de l’Organisation Internationale de la Francophonie (voir programme ci-joint).

Les échanges ont permis au public présent de prendre conscience de l’ampleur du phénomène des enfants ne disposant pas des pièces d’état civil et n’ayant donc pas d’existence juridique dans leurs pays. Ainsi, selon les chiffres de l’Unicef, près de 45 % des enfants africains de moins de cinq ne sont pas déclarés et ne disposent donc pas d’état civil. En Mauritanie, ils seraient près de 34%, selon des chiffres publiés par l’Unicef en 2015.Selon les mêmes chiffres, seuls 40 % des familles défavorisées ont réussi à déclarer leurs enfants à l’état civil.

TPMN s’est attaché à montrer que, au-delà du phénomène des enfants fantômes, l’état civil mauritanien a la particularité d’être sous-tendu par un enrôlement dont le caractère raciste et discriminatoire vis-à-vis de la composante noire du pays n’est plus à démontrer. TPMN n’a pas manqué de s’appesantir sur cet enrôlement qu’il a toujours qualifié de génocide biométrique et sur son lot de conséquences en termes d’apatridie et d’exclusion du système éducatif, avant de plaider pour l’appui des organisations onusiennes et internationales représentées, en vue de la mise en place, par l’Etat mauritanien, d’un état civil accessibles à tous les enfants du pays.

Nouakchott, le 14 novembre 2019

La Cellule de Communication

Tindouf : l’Algérie s’engage à promouvoir le commerce entre les pays voisins

TINDOUF – Le ministre du Commerce, Saïd Djellab, a affirmé, samedi à Tindouf, que la relance du salon international “El-Mouggar” traduit l’engagement des pouvoirs publics algériens à promouvoir les échanges commerciaux entre les pays voisins.

“La relance du salon international +El-Mouggar+ traduit l’engagement des pouvoirs publics à promouvoir les opportunités d’échanges commerciaux entre les pays voisins”, a souligné M. Djellab lors d’un forum tenu en marge de la manifestation économique et commerciale d’El-Mouggar, au terme de sa tournée dans la wilaya de Tindouf.

Le ministre a déclaré que “la dynamisation de l’économie et du commerce entre les populations des régions frontalières des pays limitrophes fait partie des projets du gouvernement algérien visant la création des activités économiques et commerciales dans des régions économiques importantes, constituant une véritable base de lancement de l’intégration économique dans la région”.

“La nouvelle approche de ce salon international consiste en la préservation aussi de sa vocation culturelle en vue de refléter la diversification économique, culturelle et touristique de l’Algérie”, a-t-il dit.

Le ministre mauritanien du Commerce et du Tourisme, M. Sid Ahmed Ould Mohamed, a, de son côté, indiqué que “Nous sommes indubitablement en quête de davantage d’efforts conjugués pour exploiter les opportunités existantes en matière d’échanges commerciaux entre les pays africains”, avant de qualifier la manifestation El-Mouggar comme “une des formes d’échanges commerciaux que les pays aspirent à mettre en forme”.

M. Ould Mohamed a affirmé que “le Gouvernement mauritanien tient fermement à concrétiser l’intégration commerciale entre les pays du Maghreb Arabe par souci d’en faire de ce forum la locomotive d’échanges commerciaux à l’échelle africaine”, avant d’annoncer que la ville de Nouadhibou abritera la prochaine édition d’El-Mouggar.

Le ministre Malien du commerce, M. Mohamed Ag Erlaf, a souligné pour sa part que “la manifestation économique et commerciale d’El-Mouggar est une opportunité pour les populations des pays africains pour tirer profit des échanges commerciaux”, avant d’exprimer son espoir de voir cette manifestation se développer davantage.

Cette exposition commerciale relancée, après son éclipse depuis les années 1970, regroupe pas moins de 100 opérateurs économiques et commerciaux issus de l’Algérie et d’autres pays africains limitrophes, dont la Mauritanie, le Sénégal, Mali, Niger, en sus de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD).

Ce rendez-vous économique sera mis à profit pour promouvoir les échanges commerciaux, la mobilisation d’une base logistique au niveau de la wilaya susceptible de réunir les conditions requises pour l’acheminement des marchandises et garantir les procédures de stockage des produits, gérer les procédures douanières, et assurer de nouveaux revenus pour la commune de Tindouf, ont fait savoir les organisateurs.

La manifestation servira aussi de grande vitrine pour les opérateurs économiques algériens pour la commercialisation de leurs produits, la conclusion de conventions de coopération dans ce domaine, la vulgarisation des produits algériens exportables en direction de leurs homologues africains, selon la même source.

L’ouverture du poste frontalier terrestre “Mustapha Ben Boulaid” entre l’Algérie et la Mauritanie constitue aussi une ébauche pour la relance de la coopération commerciale entre les deux pays et devra contribuer au développement des activités commerciales et économiques à la satisfaction de la population locale et de celles des pays limitrophes aux frontières algériennes.

“El-Mouggar” est organisé conjointement par la société algérienne des expositions et de l’exportation (Safex), le groupe de transports des marchandises et de logistique (LogiTrans) et les Chambres de Commerce et d’Industrie des pays participants. aps

Ouverture d’un nouveau site d’orpaillage dans l’extrême sud-est de la Mauritanie

Ouverture d’un nouveau site d’orpaillage dans l’extrême sud-est de la Mauritanie, selon source sécuritaire à Zouerate (650 kilomètres au nord de Nouakchott) a publié APA .
La direction générale des mines en Mauritanie a donné son feu vert pour l’ouverture d’une nouvelle zone d’orpaillage à l’intérieur d’une zone militaire fermée dans l’extrême sud-est du pays, a appris APA de source sécuritaire à Zouerate (650 kilomètres au nord de Nouakchott).Large de 300 kilomètres carrés, cette zone est située aux confins de la frontière avec le Mali, a précisé la même source.

Elle est adjacente à une autre zone d’exploration artisanale de l’or dans la même région mais qui a été épuisée par les orpailleurs qui s’y trouvaient depuis plusieurs années.


La nouvelle zone autorisée comporte un site déjà exploré clandestinement, il y a quelques années, par des orpailleurs soudanais qui ont fini par être arrêtés et expulsés vers le pays.

Elle est très convoitée par les explorateurs qui la suspectent de regorger d’importantes quantités d’or superficielles ou proches de la surface.

L’orpaillage en Mauritanie implique des milliers d’acteurs qui utilisent des moyens artisanaux pour le creusage des fosses et des machines pour la destruction des roches et la séparation du métal jaune.

Il occasionne cependant de nombreux accidents mortels causés par l’effondrement des puits pendant que des orpailleurs s’y trouvent en l’absence de moyens de secours développés.

APA

L’arrêt biologique pour la pêche artisanale a pris fin vendredi .

L’arrêt biologique de 45 jours, durée fixée pour la pêche artisanale à Nouadhibou, a pris fin vendredi soir.

Les hautes autorités de l’État recherchent, à travers cet arrêt, organisé 2 fois par an, à préserver les ressources halieutiques et leur exploitation durable.

Le secteur de la pêche constitue l’élément moteur de l’économie nationale et la pêche artisanale sa pièce maîtresse eu égard au rôle vital qu’elle joue particulièrement à Nouadhibou à travers les multiples occasions de développement et les nombreuses opportunités d’emploi qu’elle offre.

Les statistiques montrent que le secteur offre plus de 60 mille opportunités d’emplois directs ou indirects à travers les activités liées au secteur.

Dans une déclaration à l’AMI, M. Eyde Ould Bamba de l’union nationale de la pêche (section pêche artisanale) a indiqué que la fin de l’arrêt biologique constitue une opportunité pour les pécheurs parce que chacune de leurs familles profite directement de ce secteur par l’emploi d’un de ses membres ou indirectement à travers les activités génératrices de revenus liées à la pêche dont la production a atteint 183 mille tonnes en 2018.

Il a révélé les problèmes de la pêche artisanale liés à l’insuffisance des infrastructures de base et à la commercialisation sur place du poisson qui favorise la spéculation et la chute des prix avant de souhaiter la création d’usines de conservation des produits de pêche à travers un partenariat entre l’État et les promoteurs du secteur afin d’empêcher le monopole des usines de froid.

Les pécheurs que le représentant de l’AMI a également rencontré ont exprimé leur crainte face aux à la baisse constatée de la production énergétique et des délestages qui ont des répercussions négatives sur leur travail.

La facilitation du commerce et l’emploi au cœur des discussions pour l’Afrique du Nord (34ème CIHFE)

La Commission économique pour l’Afrique organise, en partenariat avec le Ministère de la Planification, de la Planification, du Suivi et de la Réforme de l’Administration de la République Arabe d’Egypte, le 34ème Comité Intergouvernemental de Hauts Fonctionnaires et d’Experts (CIHFE) pour l’Afrique du Nord, du 25 au 28 novembre 2019 à Assouan (Egypte).

L’édition 2019 du CIHFE, précédemment connu comme le Comité Intergouvernemental d’Experts (CIE) se tiendra sous le thème : « La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) et l’emploi : l’impact d’une amélioration de la facilitation du commerce et de l’intégration régionale pour l’Afrique du Nord ».

Cette rencontre comprendra, du 25 au 26 novembre une réunion ad hoc d’experts sous le thème : « Facilitation du commerce en Afrique du Nord pour une intégration économique régionale renforcée : défis, opportunités et solutions ».

Organe statutaire du Bureau de la CEA en Afrique du Nord, le CIHFE est une réunion annuelle des représentants des pays membres et experts de haut niveau d’Algérie, Egypte, Libye, Maroc, Mauritanie, Soudan et Tunisie ainsi que des partenaires pour le développement en Afrique du Nord dont le Secrétariat Général de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), les représentants d’agences des Nations Unies, des organisations intergouvernementales et de la société civile ainsi que des chercheurs.

Les participants examineront des thématiques liées au contexte économique en Afrique du Nord, échangeront à propos des problématiques de l’intégration régionale et de la création d’emploi, et définiront les orientations stratégiques de la CEA dans la sous-région.

Les recommandations de la rencontre seront présentées à l’occasion de la 53ème Session de la Commission Economique pour l’Afrique du 18 au 24 mars 2020.

Evènements :

34ème Comité Intergouvernemental de Hauts Fonctionnaires et d’Experts sous le thème : « La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) et l’emploi : l’impact d’une amélioration de la facilitation du commerce et de l’intégration régionale pour l’Afrique du Nord ».

Réunion d’experts sous le thème : « Facilitation du commerce en Afrique du Nord pour une intégration économique régionale renforcée : défis, opportunités et solutions ».

Date : 25-28 Novembre 2019

Lieu : Assouan, Egypte

Documents :

https://www.uneca.org/fr/2019ice-na34

https://www.uneca.org/fr/2019egm-natr

Houda Filali-Ansary

Communication Officer

 Bureau de la CEA en Afrique du Nord

L’Algérie saute à pieds joints dans le gouffre économique

Si la persistance de la grave crise économique dans laquelle baigne l’Algérie venait à perdurer, il serait à craindre une grave déliquescence de son tissu industriel et une aggravation du chômage qui touche de très nombreux Algériens, notamment les jeunes.

Cette situation chaotique hypothèque durablement l’avenir le futur de l’Algérie et ce, alors que les autorités algériennes imaginent déjà un retour au financement non conventionnel, à savoir la planche à billets, qui a déjà atteint un montant astronomique pour un pays producteur de pétrole et de gaz soit 49,2 milliards d’Euros et ce, alors que 60% des réserves hydrocarbures sont épuisées.

A ce jour, plus 5.800 PMI/PME sont en situation de faillite et plus de 600.000 Algériens ont perdu leur emploi entre février et juillet 2019 suite à la fermeture d’environ 30.000 PME. Un chiffre de nouveaux chômeurs qui devrait atteindre plus d’un million d’ici la fin de l’année 2019.

Des PMI/PME qui touchent des secteurs vitaux comme le bâtiment, la santé, l’agriculture et l’industrie de transformation, ce qui va poser un sérieux problème sur l’avenir de ces milliers de nouveaux chômeurs.

Force est de constater que l’industrie algérienne est réduite à une dizaine de grands groupes appartenant à l’oligarchie qui dirige ce pays et qui est fortement impliquée dans la corruption depuis le début de la contestation populaire du 22 février 2019. Nul ne peut renier que l’Algérie a totalement ratée son industrialisation et se retrouve à genoux pour la simple raison d’avoir renier le secteur agro-alimentaire depuis son indépendance en 1962.

Les années 2020-2025 seront extrêmement difficile pour les Algériens habitués à vivre sur le dos de l’Etat sans fournir le moindre effort et qui ne savent produire aucune richesse pour leur pays. La jeunesse algérienne est plus connue sous le sobriquet de « hitistes » c’est-à-dire ceux qui soutiennent le mur de leur rue avec un jambe pliée et leur dos toute la journée.

Le peuple algérien doit comprendre qu’il est temps de se mettre au travail car le modèle rentier est définitivement mis à la poubelle puisque seul responsable de la stagnation alarmante de l’Algérie dans tous les domaines de production économique. Dur sera l’avenir pour les algériens et sa jeunesse qui se sont fait biberonner par leurs différents dirigeants !

Farid Mnebhi.

Emmanuel Macron en chef de guerre au secours du Sahel et de la RDC

Lors du Forum pour la paix, à Paris, Emmanuel Macron a prévenu que des décisions seraient annoncées prochainement sur la lutte contre les groupes djihadistes. Tant au Sahel que dans l’est de la République Démocratique du Congo.

Emmanuel Macron a profité du deuxième Forum pour la paix, organisé à Paris, pour se poser en chef de guerre et dévoiler quelques-unes des initiatives qu’il entend défendre ou lancer sur le continent africain. Ses annonces interviennent alors que le chef d’état-major des armées, le général Lecointre, s’est interrogé, mi-octobre, devant les sénateurs : « La masse (des armées) sera-t-elle suffisante à l’horizon 2030, au regard de l’ambition que nous nous sommes fixée et de l’accélération de la dégradation des relations internationales ? ».

Le président français a, pour sa part, annoncé que des décisions seraient prises « dans les prochaines semaines » pour améliorer la lutte antidjihadiste au Sahel. Ces décisions pourraient concerner la mesure déjà annoncée par Florence Parly de la création d’une unité de forces spéciales européennes déployée au Mali. Cette force baptisée Takuba est supposée « compléter Barkhane », la force française au Sahel. À moins que le chef de l’État n’annonce une hausse temporaire des effectifs français déployés au Sahel pour faire face à la recrudescence des attaques terroristes.

Le président Macron a effectivement précisé qu’il serait appelé prochainement à « repréciser le rôle de Barkhane », qui compte 4 500 militaires, et à « confirmer et conforter l’engagement » dans la région.

Une compagnie du bataillon mauritanien de la Force du G5-Sahel sur la frontière malienne en 2018.

« Nous avons avancé sur la situation sécuritaire » et sur « les décisions » qui seront annoncées « dans les prochaines semaines pour reconcentrer la force conjointe » du G5-Sahel « sur le fuseau central » (terme militaire désignant la zone aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger), a déclaré le président français à l’issue de sa rencontre avec ses homologues Idriss Déby Itno (Tchad), Mahamadou Issoufou (Niger) et Ibrahim Boubacar Keita (Mali).

Cette force conjointe du G5-Sahel compte, sur le papier, 5 000 militaires de Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad, chargés de lutter contre les djihadistes.

Un coup de pouce en RDC

Emmanuel Macron a aussi fait des annonces concernant la République Démocratique du Congo.

« La France est pleinement engagée aux côtés de la République Démocratique du Congo pour lutter contre les groupes armés qui déstabilisent le pays » et qui, « pour certains, pactisent avec Daech », a déclaré, mardi soir, le chef de l’État français au président de la République Démocratique Du Congo, Félix Tshisekedi.

Emmanuel Macron a aussi assuré au président Tshisekedi, que la France allait apporter son soutien militaire à Kinshasa dans la lutte contre les groupes armés actifs dans l’Est. Cette coopération prendrait une dimension militaire, notamment « en matière de renseignement ».

Emmanuel Macron n’est pas entré dans les détails. Ni pour expliquer l’engagement actuel de la France aux côtés de la RDC en matière de lutte contre les groupes rebelles et le terrorisme, ni pour préciser la forme que prendra l’aide militaire française dans l’est de la RDC. Mais déjà la France soutient la formation des cadres des FARDC, les forces armées congolaises.

Le Centre des hautes études de stratégie et de défense forme des officiers supérieurs des forces armées congolaises.

Ainsi, lors de son passage à Kinshasa, en mai dernier, Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, s’est exprimé sur les enjeux de sécurité en Afrique et en RDC, devant les auditeurs du Centre des hautes études de stratégie et de défense (CHESD). Il a alors promis une aide française au projet congolais d’École de guerre.

Par ailleurs, au CHESD créé il y a quatre ans, la formation académique a été confiée à une société française spécialisée, l’Institut Themiis, qui pilote le cursus et fournit les formateurs. Cet Institut qui intervient par ailleurs en Mauritanie a aussi créé, toujours à Kinshasa, l’École supérieure d’administration militaire (ESAM).

Emmanuel Macron en chef de guerre au secours du Sahel et de la RDC

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ouest-france.fr/

Edouard Philippe en déplacement au Sénégal dimanche et lundi pour parler sécurité et coopération

Le Premier ministre Edouard Philippe se rendra dimanche 17 et lundi 18 novembre au Sénégal, où il est notamment prévu qu’il s’entretienne avec le président Macky Sall. La sécurité sera au cœur des discussions, tout comme la coopération entre les deux pays, en matière économique notamment, avec la signature programmée de différents accords.

Pour ce déplacement, Edouard Philippe sera accompagné d’une large délégation, composée notamment de six membres du gouvernement : le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, la ministre des Armées Florence Parly, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, le ministre de la Culture Franck Riester, le secrétaire d’Etat chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari, et la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie Agnès Pannier-Runacher. Plusieurs parlementaires, ainsi que des chefs d’entreprises et des personnalités culturelles, seront également du voyage, selon Matignon.

Dimanche, lors du premier jour de la visite, Edouard Philippe doit rencontrer Macky Sall, avant une cérémonie de signatures d’accords entre la France et le Sénégal, notamment économiques. «Un déjeuner de travail permettra de faire le point sur les feuilles de route avec les ministres s’agissant de la coopération économique, culturelle, dans la formation et le sport – dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar de 2022 – ainsi que sur les questions de mobilité et les enjeux migratoires», précise Matignon.

L’ESSOR DE DAESH AU SAHEL AU MENU D’UN FORUM SUR LA SÉCURITÉ

Le clou de la visite interviendra le lendemain, avec la participation du chef du gouvernement français au Forum International de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, qu’il ouvrira avec le président du Sénégal.

Une participation naturelle pour la France. En effet, alors que Paris est l’un des plus grands soutiens de la Force conjointe du G5 Sahel (composé du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad), le Sahel sera au centre des discussions lors du Forum, puisque l’invité d’honneur sera le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani.

L’occasion notamment d’évoquer l’essor de Daesh dans la région, après la mort d’un militaire français et de 49 soldats maliens au début du mois au Mali – deux attaques revendiquées par le groupe jihadiste. Edouard Philippe rappellera «l’importance de la coopération entre nos forces armées, en particulier sur la priorité de la lutte contre le terrorisme, et la place du Sénégal dans les forces multilatérales dans la région», souligne Matignon.

Dernier aspect que va aborder le Premier ministre français au Sénégal, la formation et la jeunesse. Il doit notamment échanger avec des «jeunes candidats en cours de recrutement aux postes de conducteurs du futur TER» sénégalais, un «projet emblématique de la relation bilatérale entre la France et le Sénégal».

cnews.fr