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Economie

Facture d’importation dans le secteur automobile : 33,5 milliards de dollars depuis 2010

Depuis 2010 à ce jour, l’Algérie a importé pour 33,5 milliards de dollars de véhicules et kits SKD. Le pic a été atteint en 2013 avec une facture d’importation de 7,33 milliards de dollars. Aucun pays au monde n’a dépensé autant d’argent dans l’importation de véhicules. 33 milliards de dollars, c’est le budget de 20 ans d’un pays comme la Mauritanie.

Le procès de la prétendue industrie de l’automobile est ouvert. Il révélera certainement l’étendue du désastre causé à l’économie nationale. Peut-être bien plus que cela : des choix économiques n’obéissant à aucune logique et qui se sont avérés très coûteux pour la collectivité nationale. Le segment de l’automobile est un exemple catastrophique.

Depuis 2010 à ce jour, l’Algérie en a importé pour 33,5 milliards de dollars. Le pic a été atteint en 2013 avec une facture d’importation de 7,33 milliards de dollars. Aucun pays au monde n’aurait dépensé autant d’argent dans l’importation de véhicules. 33 milliards de dollars, c’est le budget de 20 ans d’un pays comme la Mauritanie.

Au moment où les devises provenant des exportations d’hydrocarbures sont saignées à blanc, le voisin marocain a réussi à mettre en place une véritable industrie automobile avec un taux d’intégration appréciable d’environ 40%, selon le journal OrientXXI, que Renault envisage de porter à 65%.

En 12 ans, le Maroc est devenu leader de la construction automobile dans le monde arabe. Renault Tanger Méditerranée (RTM) a une capacité d’assemblage plus de 300 000 véhicules des modèles Lodgy, Sandero et Dokker destinés à l’exportation. L’usine de Tanger, qui emploie environ 8000 salariés, a pu convaincre les grands noms de la sous-traitance automobile internationale.

Selon la même source, plus de 20 fournisseurs majeurs (Snop, Valeo, Takata, Sealynx, Treves, GMD, Saint-Gobain, Denso, Visteon…) ont déjà pris pied à Casablanca, Tanger et Kenitra, où l’autre groupe français, PSA, s’est lancé depuis peu dans la production de 100 000 véhicules particuliers, un chiffre qu’il prévoit de doubler en 2023. Le Maroc a pris le chemin inverse de l’Algérie avec le dixième de ce que les responsables algériens ont englouti dans le trou sans fond des importations. Et il est en train de réussir.

L’Algérie vient juste de consommer l’échec. Comment a-t-on laissé faire un tel gâchis ? Ce n’est pas une simple erreur de gestion que de programmer une telle saignée de l’économie nationale. Aucune logique ne peut admettre qu’on lance en même des usines de montage d’une vingtaine de marques automobiles avec l’exigence dans le cahier de charge pour chacun d’atteindre un niveau d’intégration nationale de 15% à la troisième année et de 40% à la cinquième.

Quelle supercherie ! Aucune entreprise d’assemblage n’a atteint cet objectif. L’assemblage des kits CKD et SKD s’est révélé une importation déguisée de voitures vendues à des prix inabordables pour les citoyens et dont la facture a repris à la hausse en 2018 avec 3 milliards de dollars.

Les responsables de ces incroyables ratés n’avaient pas de plan pour doter le pays d’une véritable industrie, pas que dans le secteur automobile, mais aussi dans bien d’autres segments de l’économie nationale. C’est comme si l’intention était vraiment de nuire. Le projet de’industrie automobile a été un vulgaire mensonge.

Selon l’ancien directeur du Nouvel Economiste et ex-rédacteur en chef de L’Express, Jean-Pierre Sereni, «le montage se révèle souvent une escroquerie pour le client qui paye plus cher le même véhicule : le modèle Sandero vendu en Algérie coûte l’équivalent de 3000 euros de plus qu’au Maroc…» Avec une facture de 33,5 milliards dollars d’importation depuis 2010, l’Algérie aurait pu faire au moins ce qu’a réalisé son voisin de l’Ouest.

El Watan

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Culture

Culture : lancement du Forum arabe mondial des jeunes professionnels dans le domaine du patrimoine

Le coup d’envoi des travaux du Forum du patrimoine arabe mondial ayant pour thème « Autonomiser les jeunes pour construire la paix grâce à la protection et la préservation du patrimoine », a été effectué le lundi 02 décembre à Tunis.

Ce forum, qui se poursuivra jusqu’au 6 décembre courant, réunit 38 participants venus des différents pays arabes : l’Algérie, Le Bahreïn, l’Egypte, l’Irak, la Jordanie, le Kuweit, le Liban, la Libye, la Mauritanie, le Maroc, le Sultanat d’Oman, la Palestine, le Qatar, l’Arabie Saoudite, le Soudan, la Syrie, les Emirats arabes unis, le Yémen et évidemment la Tunisie.

L’évènement vise à faire participer les jeunes de la région dans la conception d’une approche permettant de bien « exploiter » le patrimoine culturel dans la consolidation de la paix. Il s’agit aussi de donner aux jeunes les moyens d’endosser leur rôle de citoyens du monde dans la consolidation de la paix, à travers la protection, la préservation et la promotion du patrimoine mondial. Ce forum vise aussi à leur accorder une tribune pour discuter des défis que confrontent les pays arabes vis-à-vis ces questions.

Le ministre des Affaires culturelles Mohamed Zinelabidine a insisté à cette occasion sur l’importance de la culture comme une force d’union qui peut contribuer à la consolidation de la paix et à l’établissement et l’éveil d’une conscience esthétique et morale chez le citoyen.

 Le ministre a appelé également, à appuyer une diversité culturelle axée sur la rénovation et la libération des clichés et également sur le dialogue des civilisations.

Par ailleurs, Mohamed Zinelabidine, a recommandé aux jeunes tunisiens à mieux tirer profit des mécanismes de subventions publiques et à s’engager de plus en plus dans les questions culturelles, dans une approche participative touchant le domaine de la préservation et valorisation du patrimoine et prenant en considération certaines expériences arabes et internationales modèles.

Le lancement de ce forum s’est tenu, en présence de Mohamed Ould Amor directeur général de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et la science (ALECSO), de Mohamed Zienlabidine, ministre des Affaires culturelles, de Hayet Ketat Guermazi, la directrice de la section « Culture » à l’ALECSO, de Elaine Ayotte, ambassadrice et déléguée permanente du Canada auprès de l’UNESCO et Mechtild Rössler, Directrice du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO.

GlobalNet Tunisie

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Mauritanie

Dans un gant de velours ?

« Mon Dieu, gardez-moi de mes amis, quant à mes ennemis, je m’en charge ! », cette célèbre prière de Voltaire – ou d’Antigonos II, roi de Macédoine, selon une autre version – Ould Abdel Aziz aura tout le temps de la méditer. Revenu au pays après trois mois d’exil volontaire, « voyage d’études » et d’agrément, il pensait probablement être accueilli en héros démocrate, lui qui refusa le troisième mandat, malgré l’insistance de ses (nombreux) soutiens,  lui qui « rectifia » la démocratie en 2008, lui, le « prodigieux bâtisseur ». Or rien n’en fut. Revenu dare-dare parce que, selon ses sources, on commençait à être un peu regardant sur sa gestion calamiteuse d’une décennie qui le fut tout autant. Mises à rude épreuve au cours de celle-ci (malgré les satisfécits décernés à tout va par les institutions de Bretton Wood), les finances publiques ont été saignées à blanc, particulièrement au cours des derniers mois. On parle de milliards qui auraient pris des chemins « détournés » (c’est le terme). Pensant sans doute qu’il avait encore une formation politique à sa botte, des élus et des soutiens fidèles, Ould Abdel Aziz convoque une réunion du comité de gestion de son parti, pour signifier, à ceux qui l’ont enterré un peu tôt, qu’il faut encore compter avec lui. Et qu’il serait hasardeux de lui chercher noise en touchant à son « point faible ». Mais il y a une donnée fondamentale qu’il a feint d’ignorer : la versatilité légendaire des Mauritaniens. En quelques jours, ses soutiens ont fondu comme neige au soleil. Tous – à part trois caciques et pour combien de temps encore ? – se démarquent de lui. Son « aile » militaire est à son tour décapitée, à la veille de la célébration des festivités du 28 Novembre à Akjoujt. Ce qui laisse planer le doute sur une ultime tentative de déstabilisation du pouvoir de son ami de quarante ans, ou, carrément, de prise de pouvoir par la force. Il y a en tout cas anguille sous roche, malgré les démentis du ministre de la Défense. Ould Abdel Aziz ayant refusé de faire le déplacement d’Akjoujt où, comble de l’ironie, un fauteuil lui était réservé… entre Sidioca et Ahmed Ould Daddah (!), la nouvelle que tout le monde guettait a jeté une ombre sur la célébration. Depuis, le doute n’est plus permis. La rupture entre l’ancien et le nouveau Président est désormais consommée. Jusqu’où ira l’escalade ? Assigner Ould Abdel Aziz à résidence ? L’empêcher de voyager ? Le priver de son passeport ? Fouiner dans sa gestion, suivre les milliards disparus à la trace, revoir les marchés de complaisance ? Il y a à boire et à manger, pour peu qu’on le veuille et… que la conjoncture, voire la raison d’État, s’y prête. Le droit d’inventaire est, en tout cas, une forte demande populaire. Les prisons regorgent de pauvres hères, dont certains n’ont volé qu’un téléphone ou une bonbonne de gaz, alors que de gros bonnets qui ont fait main basse sur des milliards se pavanent en toute impunité.

Ould Ghazwani l’a promis : plus rien ne sera comme avant. À la différence de son prédécesseur qui ne mit aucun gant, c’est déjà dans un de velours que le fils du marabout semble mettre sa main de fer. Notamment dans ses « discussions » envers son ami de quarante ans. Il a pour lui le pouvoir, la force et une attente certaine des Mauritaniens à le voir mettre de l’ordre dans la maison. Les récents évènements semblent l’assurer en ce sens. Assez pour lever l’hypothèque Ould Abel Aziz ? Il lui reste à cette fin de poser véritablement et sans plus tarder les marques tangibles du changement, notamment en ce qui concerne les contraintes pesant sur la vie des ménages. C’est à ce prix seulement que sera écartée toute velléité « rectificatrice » de son pesant compagnon d’armes… Assez longtemps pour que celui-ci ne soit plus qu’un (très peu) aimable souvenir !

Ahmed Ould Cheikh

Le calame

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L’ex- président regagne la capitale après un séjour au Tiris Zemmour

L’ex- président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a regagné la capitale,Nouakchott, ce dimanche après-midi,1er décembre, après un séjour dans un campement au Tiris Zemmour, a-t-on appris de sources de presse locale.

Tiris Zemmour est pour les nuls, la wilaya la plus septentrionale de la Mauritanie. Entourée par le Sahara occidental, le Maroc, l’Algérie et le Mali, il s’agit d’une une vaste étendue désertique, difficile d’accès en raison des dunes de sables et des montagnes.

C’est aussi une région monotone mais une zone privilégiée pour se soumettre, se résigner et se rendre compte qu’il n’y a plus rien à faire et qu’il faut retourner.

Mohamed Ould Abdel Aziz avait quitté Nouakchott, le mercredi 27 Novembre dernier, à la veille de la commémoration du 59e anniversaire de l’indépendance nationale, à Akjoujt,.

Une fête loin d’être ennuyeuse et  à laquelle, ont assisté de nombreuses personnalités désirables dont deux anciens présidents de la République .

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Le maire de Sélibaby : le Président de la République honore la wilaya par la pose de la 1è pierre de 9 projets structurants

Le maire de Sélibabi , M. Mohamed Vall Ould Mekhallé  a souligné que la visite du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani honore les populations de la ville et au-delà celles de toute la wilaya du Guidimagha.

Dans le discours de bienvenue qu’il a prononcé, le maire de la commune de Sélibaby, M. Mohamed Vall Ould Mekhala affirmé que les populations du Guidimagha mesurent à sa juste valeur la visite historique du Président de la République par laquelle il honore la wilaya par la pose de la première pierre de 9 projets sociaux structurants.

Puis, il  a souligné  que l’image du 28 novembre 2019 à Akjoujt restera gravée en lettres d’or dans le cœur de tout patriote épris de paix, de justice et jaloux de l’unité de sa patrie.

Le maire a, par la suite, souhaité voir la wilaya, longtemps oubliée, bénéficier d’une discrimination positive dans l’ambitieux programme du Président de la République qui commence déjà à faire naitre l’espoir chez tout citoyen mauritanien.

M. Mohamed Vall Ould Mekhala a aussi souligné que le Guidimagha, qui a été victime cette année d’inondations, a été secouru en temps opportun avant de souhaiter voir les eaux de pluies causant des dégâts en quelques heures servir utilement au lieu de faire des victimes.

Il a révélé que la période hivernale a été très courte compromettant le rendement des paysans de la wilaya qui auront besoin de programmes de soutien comme les vivres contre travail, les boutiques Emel et des points de vente du poisson.

Le maire a encore passé en revue les problèmes posés aux populations du Guidimagha notamment ceux liés à l’état civil, à la protection civile et à l’inspection du travail qui méritent de trouver des solutions.

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Le ministre sénégalais des Pêches et de l’économie maritime visite le Port de Tanit

Le ministre sénégalais des Pêches et de l’économie maritime, M. Alioune N’Doye actuellement en visite en Mauritanie a effectué lundi après- midi une visite d’information au niveau du Port de pêche artisanale et côtière de Tanit.

Sur place, l’hôte sénégalais a écouté des explications sur les prestations présentées par ce Port aux pêcheurs artisans et à leurs embarcations, explications fournies par le directeur général de cette institution, M. Mohamed Ould Mohamed Mahmoud Ould Soueid Ahmed.

La visite a englobé également l’unité de production de glace et la centrale de dessalement de l’eau de mer ainsi que les quais d’accostage des navires et embarcations dont dispose ce Port.

M. Alioune N’Doye était accompagné au cours de ce déplacement par la secrétaire générale du ministère des pêches et de l’économie maritime Mme Meymouna Mint Ahmed Salem, le wali de l’Inchiri, le président de son conseil régional en plus du hakem de Bénichab et du maire de M’Hayjratt.