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Me. Sidi Mohamed Ould Maham démissionne

Me. Sidi Mohamed Ould Maham a démissionné et, par décret de la Présidence de la République en date de ce jour, vendredi, le ministre de la Fonction Publique, du Travail, de l’emploi et de la Modernisation de l’Administration, M. Seyidna Ali Ould Mohamed Khouna est chargé des missions du ministre de la culture, de l’artisanat et des relations avec le Parlement, porte parole du Gouvernement.

Me. Sidi Mohamed Ould Maham a démissionné après avoir défendu hier jeudi, une panne de communication de trois jours imposée pendant les troubles post-électoraux.

Sidi Mohamed Ould Maham a remis sa démission peu après avoir donné une conférence de presse qualifiant la restriction de l’Internet de « préventive » et promettant « quel soit rétabli dès que les motifs de sa déconnexion disparaissent. « 

Soulignons que ni le ministre ni le gouvernement n’ont fourni les raisons de cette démission.

Alors que l’internet était de retour vendredi, le réseau de téléphonie mobile qui a été déconnecté dimanche dernier est resté en panne, ce que l’opposition a prétendu être un « état de siège » imposé pour dissimuler un « hold-up » électoral.

Selon les résultats officiels, le candidat du parti au pouvoir, Mohamed Ould Ghazouani, a remporté les élections de samedi avec 52% des voix.

Ghazouani, ancien général, est un proche allié du président sortant Mohamed Ould Abdel Aziz.

Les dirigeants de l’opposition ont accusé les autorités de préparer le scrutin, affirmant que des centaines de personnes avaient été arrêtées lors de la répression des manifestations qui a suivi le vote du 22 juin et ils sont sans nouvelles également du lieu de détention du président Samba Thiam.

La police a également effectué une descente au siège des partis de l’opposition, s’est affrontée avec des partisans de l’opposition et a annoncé mardi avoir arrêté plus de 100 étrangers accusés d’avoir collaboré avec les partis d’opposition nationaux pour déstabiliser le pays en organisant des manifestations.

Les élections ont représenté la première transition démocratique du pouvoir en Mauritanie depuis l’indépendance de la France en 1960.

Le pays saharien conservateur, avec une population de moins de cinq millions d’habitants, a une histoire de coups d’Etat militaires, la plus récente en 2008.

Nouakchott était calme vendredi avant le discours attendu de Ghazouani, qui a déjà reçu des messages de félicitations de pays tels que la France, le Maroc, l’Algérie et l’Arabie saoudite.

Les résultats ont montré que le candidat du parti au pouvoir, Mohamed Ould Ghazouani, avait remporté l’élection de samedi avec 52% des voix.

Le scrutin du 22 juin 2019 doit être un point de départ pour tous les mauritaniens toutes obédiences confondues lesquels doivent être unis et solidaires, comme en témoigne l’esprit de cohésion et d’unité incarné tout au long de la campagne électorale.
Il leur faut juste des sacrifices et des efforts pour pouvoir enterrer leurs différents et regarder l’avenir avec sérénité et confiance.

M. Ould Maham est, pour rappel, le premier membre du gouvernement a salué par un tweet la désignation de Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, dit « Ould Ghazouani » comme « le meilleur choix pour poursuivre le projet national pionnier axé sur la sécurité, la démocratie et le développement » du président sortant, qui s’est engagé à maintes reprises à respecter la limite constitutionnelle de deux mandats.

M. Ould Maham n’est pas n’importe quel officiel mauritanien, il trouve un grand plaisir à tendre la main aux journalistes et à répondre à cœur ouvert à leurs questions tantôt pertinentes, tantôt embarrassantes, tantôt stupides, tantôt déplacées.

Les prochains jours nous édifierons davantage sur cette démission inattendue!

( à suivre )

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Mauritanie : Le maintien en détention du blogueur Mohamed Mkhaïtir “assombri le bilan” du président

Alors que Mohamed Ould Abdel Aziz laissera prochainement son fauteuil de chef d’Etat à l’issue du scrutin présidentiel de ce samedi 22 juin auquel il ne peut pas se représenter, Reporters sans frontières (RSF) et 11 autres organisations non gouvernementales rendent publique une lettre lui demandant de remettre en liberté un blogueur détenu depuis plus de 5 ans.

Le calvaire de Mohamed Cheikh Ould Mohamed Mkhaïtir va-t-il prendre fin dans les prochaines semaines ? RSF et 11 autres organisations non gouvernementales demandent dans une lettre ouverte au président Mohamed Ould Abdel Aziz (voir ci-dessous) d’utiliser ses prérogatives pour mettre fin à la détention illégale du blogueur mauritanien incarcéré depuis 2014.

Le journaliste-citoyen avait initialement été condamné à mort pour apostasie à la suite d’un article dans lequel il dénonçait l’instrumentalisation de la religion pour justifier des pratiques discriminatoires contre la caste des forgerons à laquelle il appartient. Sa peine avait ensuite été commuée en appel à deux ans de prison en novembre 2017. Libérable depuis plus d’un an et demi, le blogueur est maintenu en détention au secret et à l’isolement sans que ses avocats ne puissent lui rendre visite.

“La détention de ce blogueur au mépris de décisions rendues par la justice mauritanienne elle-même est injustifiable, estime Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF. Le président mauritanien peut encore utiliser les quelques semaines qui lui restent à la tête du pays pour mettre fin à la détention illégale de Mohamed Mkhaïtir sans quoi son bilan après onze années au pouvoir s’en trouverait fortement assombri”.

Empêché par la constitution de se présenter pour un troisième mandat, Mohamed Ould Abdel Aziz ne figurera pas sur les bulletins de vote du scrutin présidentiel du 22 juin. Le mandat du chef de l’Etat sortant prendra fin le 1er août après un éventuel second tour prévu le 6 juillet.

RSF avait récemment dénoncé la détention de deux autres blogueursincarcérés après avoir relayé des informations concernant une somme d’argent qui aurait été placée par des proches du président mauritanien puis gelée aux Emirats arabes unis. Ils ont finalement été libéré le 3 juin après deux mois et demi de prison.

La Mauritanie a perdu 22 places, soit l’une des plus lourdes chutes dans le Classement mondial de la liberté de la presse publié par RSF en 2019. Elle occupe désormais la 94e position sur 180 pays.

Cliquez ici pour retrouver la lettre ouverte signée par Reporters Sans Frontières et 11 autres associations de défense des droits humains.

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-du-nord/mauritanie-55/article/mauritanie-le-maintien-en

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Mauritanie – Tension post-électorale : le journaliste Moussa Camara arrêté


ALAKHBAR – La police mauritanienne a arrêté mercredi soir le journaliste Moussa Camara, directeur de publication du journal La Nouvelle Expression.La raison de l’arrestation n’a pas été immédiatement donnée mais elle intervient suite à l’arrestation du président de FPC et ancien chef du mouvement Flam, Samba Thiam, le représentant du mouvement IRA à Boghé Dia Bocar et dizaines de jeunes partisans du candidat de la coalition Vivre Enemble Kane Hamidou Baba.

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Mauritanie: l’opposition accuse le pouvoir de l’avoir mise en « état de siège

Les quatre candidats de l’opposition contestant la victoire à la présidentielle en Mauritanie de l’ancien chef d’ état-major ont accusé mercredi les autorités d’imposer un « état de siège de fait », le camp du pouvoir les enjoignant d’attendre la décision du Conseil constitutionnel et de s’y conformer.

Le scrutin du 22 juin doit marquer la première transition entre deux présidents élus dans ce vaste pays du Sahel secoué par de nombreux coups d’Etat de 1978 à 2008, date du putsch qui a porté Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir, avant son élection en 2009.

Il ne pouvait se représenter après deux mandats et le camp présidentiel a présenté pour lui succéder un autre ex-général, Mohamed Cheikh El-Ghazouani, vainqueur au premier tour, selon les résultats provisoires annoncés le 23 juin, et qui a reçu les félicitations de la France et du Maroc.


Il était par ailleurs toujours impossible de se connecter à internet, coupé depuis mardi après-midi, 24 heures environ après l’interruption de l’internet mobile.

« Rien ne justifie cet état de siège de fait », a déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec les trois autres candidats de l’opposition le militant anti-esclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid.

Il a accusé le régime de « dresser les Mauritaniens les uns contre les autres pour couvrir son hold-up et son coup de force électoral », en référence notamment à l’arrestation de nombreux manifestants appartenant à la communauté afro-mauritanienne, présente essentiellement dans les zones frontalières du Sénégal et du Mali.
« Nous appelons l’opposition à attendre l’arrêt du Conseil constitutionnel, une institution respectable où elle est dûment représentée. Ils (les opposants) devront se conformer à sa décision », a réagi un porte-parole de M. Ghazouani, Saleh Ould Dehmache. L’opposition a « péché en faisant de la casse avant même les résultats », a-t-il ajouté, estimant qu’il ne s’agissait « pas d’une démarche démocratique ».

– « Caractère racial » –


Le ministre de l’Intérieur, Ahmedou Ould Abdallah, a annoncé mardi l’arrestation d’une « centaine d’étrangers » liés à « certains candidats » à la suite des incidents qui ont éclaté au lendemain du scrutin, évoquant aussi un « plan de déstabilisation du pays » par une « main étrangère ».

Le même jour, les ambassadeurs du Sénégal, du Mali et de la Gambie ont été convoqués au ministère des Affaires étrangères pour s’entendre signifier de demander à leurs ressortissants de « s’abstenir de participer aux manifestations et à tout ce qui perturbe l’ordre public en Mauritanie », selon le gouvernement.

La société mauritanienne est marquée par des disparités persistantes entre communautés arabo-berbère, haratine (descendants d’esclaves de maîtres arabo-berbères, dont ils partagent la culture) et afro-mauritanienne, généralement de langue maternelle d’ethnies subsahariennes.


« Le régime a démontré qu’il prend pour cible une communauté particulière à travers les arrestations arbitraires qui se comptent par centaines dans plusieurs régions du pays », a affirmé un autre candidat de l’opposition, Baba Hamidou Kane.

Il a exigé la « libération immédiate » des détenus, parmi lesquels un de ses soutiens à l’élection présidentielle, Samba Thiam, figure de la communauté afro-mauritanienne, arrêté à son domicile dans la nuit de mardi à mercredi, selon sa famille.

« Les autorités donnent un caractère racial à une crise post-électorale », a insisté M. Kane.

Les candidats d’opposition ont réitéré leur volonté de contester les résultats par tous les moyens légaux, ainsi que leur condamnation de toute atteinte aux personnes et aux biens.

Selon les résultats annoncés de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), M. Ghazouani l’emporte avec 52,01% des suffrages, devant M. Ould Abeid (18,58%), l’ex-Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar (17,87%) et M. Kane (8,71%).

M. Ould Abdel Aziz a stabilisé la Mauritanie, frappée dans les années 2000 par des attentats jihadistes et des enlèvements d’étrangers, en menant une politique volontariste: remise sur pied de l’armée, surveillance accrue du territoire et développement des zones reculées.

Mais les critiques se focalisent sur les droits fondamentaux, notamment la persistance de profondes inégalités sociales, et les libertés publiques.
Le360 Afrique – Afp
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Ghazwani vainqueur d’une élection contestée : Un tournant ?

Il a gagné ! C’est  la chanson que les supporters d’Ould Ghazwani auraient dû entonner, quand celui-ci  déclara qu’on ne pouvait plus le rattraper, après le dépouillement de 80% des votes. Mais ils n’ont fait qu’applaudir, en présence de leur chef d’orchestre, Mohamed ould Abdel Aziz, le Président qui s’apprête à sortir, au moins, pour les cinq prochaines années. De fait, cette victoire est loin d’une surprise, tellement le candidat avait de cartes en main, pour remporter la victoire au soir  du 22 Juin. Soutien du Président sortant et de son gouvernement, hommes d’affaires et leurs sous, machinerie de l’administration, forces de défense et de sécurité, plus que jamais déterminées à s’éterniser au pouvoir, partis politiques dont divers transfuges de l’opposition, chefs de tribus, initiatives tous azimuts qui revêtaient, pour la première fois, un caractère tribal, ethniciste, régional et même familial ;  et  une CENI plus que soupçonnée, par l’opposition, d’être à la solde du pouvoir en ce qu’elle est composée, en totalité, de soutiens au candidat de la majorité. Autre atout, s’il en fallait encore : une opposition dispersée et incapable de soutenir un seul candidat, interne ou externe, avec candidatures à caractère identitaire ne pouvant que très difficilement bénéficier d’un vote « national et/ou  patriotique».

Face à ce bulldozer ou tsunami, il était donc pratiquement impossible, pour les candidats de l’opposition, de gagner. L’alternance attendra encore Godot ! Dommage pour la démocratie Mauritanie, orpheline depuis l’intermède « Sidi ould Cheikh Abdallahi ». Là aussi, les militaires du Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD) avaient bien manœuvré, pour ne pas laisser les civils leur ravir le pouvoir. Ils étaient revenus, à travers le Haut Conseil d’Etat (HCE), en Août 2008, jurant, depuis Néma, par la voix d’Ould Abdel Aziz, que l’opposition ne gagnerait jamais l’alternance, oubliant de dire que cette impossibilité de changement civil est bâtie sur la complicité de gros opportunistes, civils eux-mêmes.

… quid de la Mauritanie ?

Aujourd’hui que les cartes sont battues ou rebattues, on s’interroge sur l’avenir du pays. Le vainqueur, sous le parapluie d’un président sortant ne cachant pas ses intentions de revenir au pouvoir dans cinq ou dix ans, saura-t-il, à défaut de changer la gouvernance de son ami et frère, maintenir au moins le climat de sécurité, assuré depuis 2011, contre un présumé deal entre la Mauritanie et les djihadistes ?

Ould Ghazwani est très attendu par les Mauritaniens. Beaucoup, au sein de l’opposition et même du pouvoir, l’ont soutenu parce qu’ils aspirent à un changement de gouvernance. Quoiqu’il ait réussi à assurer la sécurité du pays et de ses citoyens durant son magistère, en dotant le pays d’infrastructures modernes et en luttant, plus ou moins, contre une gabegie sélective, Ould Abdel Aziz laisse comme un goût d’inachevé. Son mandat aura été marqué par un malaise diffus, sous le règne croissant de l’injustice et du népotisme… Les prix des produits de denrées de première nécessité n’ont jamais baissé et les fameuses boutiques Emel n’ont réussi  à les endiguer que très timidement, alors qu’elles ont coûté des milliards. Sans audit… L’embellie dans le domaine des industries extractives (fer, or, pétrole…) n’a pas profité significativement aux citoyens et le pays croule, aujourd’hui, sous une énorme dette. Patate chaude refilée à son frère et ami…

On accuse également Ould Abdel Aziz d’avoir élevé ses propres hommes d’affaires, par l’octroi de marchés juteux de gré à gré, et d’en marginaliser beaucoup d’autres. C’est aussi sous son règne que la tension politique et la question nationale se sont retrouvées fortement exacerbées. Il a certes criminalisé l’esclavage, organisé une marche  pour l’unité nationale, contre les propos haineux et discriminatoires mais ces faits et gestes restent de simples velléités. L’application des textes attendra, elle aussi, Godot !  

Vivement la décrispation politique…

Le nouveau président élu saura-t-il apporter le changement attendu par les Mauritaniens ? Assumera-t-il tout le passif de son frère et ami ? Sera-t-il différent  ou, tout simplement,  l’autre face d’une même pièce ? En somme, a-t-il vraiment la  capacité, comme l’affirment certains observateurs et soutiens, de décrisper les tensions politiques et ethniques que vit le pays depuis 2008 ?

Les rapports entre le pouvoir et l’opposition sont exécrables. Le dialogue politique ayant abouti à l’Accord de Dakar, en 2009, n’a pas permis de solder le coup de force orchestré contre un président démocratiquement élu au second tour, deux ans plus tôt, et le refus du FNDD de reconnaître la légitimité du tombeur de Sidioca ne fit qu’accentuer la tension. En retour, Ould Abdel Aziz ne s’appliqua qu’à traiter de tous les noms d’oiseaux les acteurs politiques de l’opposition, jurant, depuis et sur tous les toits, que celle-ci n’arriverait jamais au pouvoir. La démocratie s’est donc retrouvée sacrifiée sur l’autel des divergences politiques, alors que celles-ci devraient en être la sève nourricière.

Ould Abdel Aziz a imposé son dauphin et l’a fait élire, au grand dam de l’opposition. La convocation, au lendemain du scrutin, des quatre candidats de celle-ci, au ministère de l’Intérieur, alors quelques échauffourées opposaient les forces de l’ordre à des jeunes manifestants, en certains quartiers de Nouakchott, n’est pas bon signe.  Au cours de cette rencontre qui sonne comme une intimidation, on leur aurait demandé de calmer la rue. Il en faudra beaucoup plus pour rendre espoir à des catégories sociales de moins en moins convaincues de la pertinence du pacifisme en politique.

Souvent qualifié de pondéré, Ould Ghazwani se dit différent de son ami : lui, c’est lui ; moi, c’est moi. Espérons surtout que, tout assurant la sécurité et la stabilité du pays, le nouveau Président s’attellera, comme il a  laissé entrevoir dans son discours de candidature, le 1er Mars dernier, à rassembler les Mauritaniens, en renforçant l’unité nationale et la cohésion sociale, à bannir toutes les formes d’injustice, à répartir, équitablement entre  les citoyens, les produits tirés des ressources du pays (fer, pétrole, or, poissons…), sans jamais oublier de redresser les secteurs de l’éducation et de la santé. Le meilleur moyen  d’y parvenir est d’organiser des concertations nationales, sous l’égide d’un vrai dialogue politique inclusif, sur le modèle des Journées nationales de concertation, lors de la Transition 2005-2007. A en croire le président Messaoud d’APP, Ghazwani en aurait accepté le principe.

… et l’unité nationale !

Il devra également mettre en œuvre des solutions concrètes au problème de l’unité nationale (esclavage et passif humanitaire). Des questions contenues dans les programmes de tous les candidats. Depuis quelques années, le vivre ensemble se pose en problème et le premier responsable en demeure le pouvoir. Signe des temps : parmi les doléances que les cadres de la communauté négro-africaine  issus de la majorité présidentielle ont soumises à son candidat, la question de l’unité nationale figurait en première place, et la désignation de Niang Djibril, comme directeur national de la campagne de Ghazwani, fut souvent  interprétée comme une marque d’attention à cet égard, même si certains responsables déplorent qu’elle n’ait été le fruit d’une concertation élargie.

Les Haratines et les Négro-africaines réclament, depuis bien longtemps, une discrimination positive. Les piètres résultats obtenus, par le candidat Ghazwani, dans la Vallée, sont le signe d’un réel malaise en ces régions. Les élus et cadres ont été laminés –  excepté en la commune de Wothié– incapables qu’ils étaient de convaincre les citoyens se considérant en laissés pour compte des pouvoirs, en particulier celui de la dernière décennie. Présumé « identitaire », le vote de protestation a profité, non seulement, à la coalition qui soutenait Kane Hamidou Baba mais, aussi, à Biram Dah Abeid. Un mouvement déjà sensible, lors de la présidentielle de 2014, confirmé par les élections locales  de 2018 et nettement amplifié en Juin 2019.

Ould Ghazwani qui a dirigé l’armée ne doit pas ignorer ces questions. Successivement DGSN, chef d’état-major général des armées et ministre de la Défense pendant quelques mois, il passe pour bien en connaître les ressorts. Mais le moins qu’on puisse dire que les tentatives de réponses avancées, ces dernières années, ont surtout fait la preuve de ce que les pouvoirs publics ne s’y sont pas pris par le bon bout. Il est plus que temps de corriger le tir.

DL

lecalame.info

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Le Président élu reçoit un message de félicitations du prince héritier d’Arabie Saoudite

Le Président élu, Monsieur Mohamed Cheikh Mohamed Ahmed Cheikh El Ghazouani, a reçu, jeudi, un message de félicitations Son Altesse Royale Mohammed ben Salmane Al Saoud, prince héritier, premier-vice premier ministre et ministre de la défense du Royaume d’Arabie Saoudite frère.

Le message est ainsi libellé :

‘’ Votre élection à la magistrature suprême de la République Islamique de Mauritanie m’offre l’agréable occasion de vous exprimer mes chaleureuses félicitations et mes meilleurs vœux de succès et de santé pour votre personne et davantage de progrès et de prospérité pour le peuple de la République Islamique de Mauritanie’’.

Le Président élu reçoit un message de félicitations du gardien des Lieux Saints

Nouakchott,  27/06/2019
Le Président élu, Monsieur Mohamed Cheikh Mohamed Ahmed Cheikh El Ghazouani, a reçu, jeudi, un message de félicitations du gardien des Lieux Saints, Sa Majesté Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, Roi du Royaume d’Arabie Saoudite frère.

Le message est ainsi libellé :

‘’ Votre élection à la magistrature suprême de la République Islamique de Mauritanie m’offre l’agréable occasion de vous exprimer, au nom du peuple et du gouvernement du Royaume d’Arabie Saoudite comme en mon nom personnel mes chaleureuses félicitations et mes meilleurs vœux de succès et de réussite pour votre personne et davantage de progrès et de prospérité pour le peuple de la République Islamique de Mauritanie’’