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Le candidat Sidi Mohamed Ould Boubacar Ould Boussalef s’est engagé à augmenter les salaires des travailleurs de la SNIM

Le candidat Sidi Mohamed Ould Boubacar Ould Boussalef s’est engagé à augmenter les salaires des travailleurs de la SNIM et à porter le montant de leur caisse sociale à 1 milliard d’ouguiyas, faisant porter à l’autorité en place dans le pays la responsabilité de refuser d’ouvrir un dialogue franc avec les travailleurs, ce qui, a-t-il dit, a conduit la société à la situation préjudiciable dans laquelle elle se débat actuellement, a-t-il dit.

Le candidat qui parlait au cours d’un meeting qu’ il a présidé, mardi soir à Zoueirate, a indiqué qu’il n’a pas de mot pour exprimer sa joie et sa gratitude pour les populations de la wilaya du Tiris Zemmour pour « cet imposant meeting et pour leur sortie massive pour lui renouveler leur volonté de continuer le combat pour la dignité et la fierté ».

Il a salué particulièrement les retraités qui font face, a-t-il noté, à la cherté de la vie et à la marginalisation, selon lui ainsi que les initiatives de Touajil et de F’Deirick pour leur participation au meeting et qui prouvent, a-t-il dit, le désir des citoyens à voir la situation changer.

Il a en outre rendu hommage à la résistance des travailleurs de la SNIM, ces dernières années, soulignant qu’aucun pays au monde ne peut être irresponsable à tel point qu’il laisse les travailleurs de la plus grande société du pays rester en grève pendant 60 jours, sans engager avec eux un dialogue.

Il a ajouté que la contribution de la SNIM et de ses travailleurs à l’économie de la Mauritanie est très grande et essentielle, soulignant que tout désintérêt manifesté à leur égard de la part du Gouvernement est un désintérêt pour la nation et pour son économie, selon lui, précisant que les intérêts de la société se basent essentiellement sur les travailleurs en tant qu’épine dorsale de l’entreprise, ce qui exige de protéger leurs droits et de les faire profiter de l’accroissement du rendement de la société et de sa production.

Le candidat a affirmé que la hausse des prix du fer et le rendement de la société au cours de la période transitoire de 2005 à 2007 se sont répercutés positivement sur les travailleurs dont les salaires ont connu à l’époque une augmentation de 21% et qui ont en outre bénéficié d’une enveloppe financière de 500 millions pour leur caisse sociale. Aucune autre augmentation n’est intervenue par la suite jusqu’à nos jours, a-t-il noté.

Il a qualifié la situation des travailleurs non permanents de déplorable, s’engageant à régler cette situation conformément à la loi et à mettre fin à ce qu’il a appelé d’exploitation inhumaine dont sont victimes ces travailleurs s’il est élu et à augmenter tous les salaires des fonctionnaires et des retraités.

M. Sidi Mohamed Ould Boubacar a indiqué que les dix dernières années ont connu un accroissement des revenus du pays provenant des mines de l’or, du fer et du cuivre ainsi que des quantités exportées de ces mines permettant au pays d’obtenir des milliards d’ouguiyas, précisant qu’il est du droit de quiconque de se demander où sont partis ces ressources?

Il s’est engagé à développer la ville de Zoueirate, particulièrement les quartiers Tarhil et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour le pays, s’il est élu, appelant les populations à protéger leur vote de la fraude.

Les membres de la campagne du candidat au niveau de la wilaya ont insisté dans leurs interventions sur la nécessité du changement et d’exploiter l’occasion offerte pour voter en faveur du candidat en tant qu’homme connu pour sa bonne gestion, sa rectitude et sa capacité de gérer les dossiers sensibles, selon eux.

Les représentants des partis soutenant le candidat ont eux aussi exprimé leur refus de voir se poursuivre la voie suivie durant la dernière décennie et qui a été marquée par la mauvaise gestion, selon eux.

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Mauritanie

Le Président de la République inaugure le projet d’électrification du canal d’irrigation d’Aftout Sahli

Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a inauguré mercredi matin aux environs de Keur-Macène le projet d’électrification du canal d’irrigation d’Aftout Sahli.

Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a coupé le ruban symbolique et dévoilé la plaque commémorative marquant le début d’exploitation du canal avant de s’informer sur les composantes du projet et de suivre les explications présentées par la directrice générale de la SOMELEC sur sa capacité et ses répercussions positives sur la zone.

Le projet permettra aux agriculteurs présents le long du canal de bénéficier de l’électricité.

Le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines, M. Mohamed Ould Abdel Fatah a, dans le discours qu’il a prononcé au cours de la cérémonie d’inauguration, indiqué qu’en plus de ses retombées économiques et ses répercussions positives sur la vie des citoyens, le projet revêt une importance particulière du faite que son financement est le fruit d’une politique efficace et une gestion rigoureuse suivies par le Président de la République.

Il a ajouté que ces revenus proviennent des taxes sur les tankers qui approvisionnent les bateaux en haute mer dans nos eaux territoriales.

Le ministre a affirmé que cette action a permis d’organiser et d’intégrer cette activité dans le circuit de l’économie nationale et de générer actuellement de nouvelles ressources financières publiques orientées vers le secteur agricole conformément à l’option de développement global et intégré.

Le maire de la commune N’djago, M. Boïdjel Ould Hemeid a indiqué que la réalisation d’un tel réseau électrique ouvre de nouvelles perspectives de développement local permettant de créer des unités industrielles pour traiter la production agricole et animale en plus de l’alimentation en électricité du port de N’djago et des localités relevant de la commune.

Il a ajouté de l’idée d’exploiter les potentialités hydrauliques et agricoles de la moughataa de Keur-Macène relève de la volonté du Président de la République visant à assurer l’exploitation des ressources naturelles du pays selon les moyens économiques de chaque zone.

Le projet d’électrification du canal d’irrigation d’Aftout Sahli, dont la première pierre a été posée en 2014, permettra d’irriguer de grandes surfaces. Sa La réalisation, financée sur fonds propre de l’État, a nécessité une enveloppe de 65 millions d’ouguiya (nouvelle). Il est composé d’une ligne électrique longue de 53 km d’une puissance de 33kv pour alimenter, par l’électricité, le canal d’Aftout-Sahli et sa connexion avec la station de transformation de 90/33 à Ininaji à travers un câble terrestre d’une longueur de 500 m.

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Vers la victoire au premier tour du candidat, Mohamed Ould Ghazouani

Le scrutin du 22 juin courant sera particulièrement important dans la vie politique du pays, une première alternance du genre, sous la souveraineté de la loi dans un Etat sécurisé, paisible et rassurant, se nourrissant de l’abondante générosité d’Allah et se développant constamment au rythme de la sécurité et de la stabilité.

Partout dans sa tournée dans la Mauritanie profonde, le candidat Mohamed Ould El Ghazouani est accueilli avec beaucoup de joie et d’acceptation, eu égard aux qualifications charismatiques de l’homme, à son expérience de leader capable de réaliser le consensus en tant que meilleur choix pour renforcer les acquis et poursuivre les succès.

Le candidat a, au cours de cette campagne, fait ses preuves en gagnant la confiance de tous les mauritaniens (toutes obédiences confondues) pour devenir le candidat consensuel, le plus apte et le plus indiqué pour consolider les acquis démocratiques et enraciner la tradition de l’alternance au pouvoir.

Il ne fait pas, par ailleurs, l’objet de réserves de la part de l’opposition, puisque l’homme est resté loin des méandres politiques ; ce qui lui permet de jouir d’égards non négligeables au sein des opposants _de l’actuel pouvoir et de ceux qui tiennent à sa continuité.

Mohamed Ould El Ghazouani jouit d’un grand respect chez la majorité des mauritaniens, comme il s’est avéré tout au long des meetings électoraux, le plus approprié pour mener le navire vers la berge du salut, eu égard à sa sagesse, sa réputation et sa riche expérience. 

Pour célébrer sa victoire le 23 juin, j’invite mes collègues à partager entre nous, le pot de l’amitié à 100% zrig !

Ahmed Ould Bettar

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Mauritanie: activistes malmenés

Natacha Milleret, Sarah Sakho France 24

Suite de notre série de reportages en Mauritanie, 3 jours avant l’élection présidentielle. Nous nous intéressons aujourd’hui aux droits de l’Homme dans le pays. Les activistes sont traqués par les autorités. 

Abderrahmane Weddady est un bloggueur mauritanien. il vient de passer 2 mois en prison pour diffamation. l’homme est connu pour ses positions critiques envers le pouvoir.

Il raconte « la liberté est un droit fondamental, je reste prêt à continuer mes publications, à poursuivre sur la même voie. Je m’attends à tout. Ils peuvent me ramener en prison à n’importe quel moment »

Autre cas d’atteinte aux droits de l’homme… Celui de Mohamed Ould Mkheitir.

Ce blogueur, d’abord condamné à mort pour apostasie en 2014, a vu sa peine commuée en emprisonnement. 
Aujourd’hui libérable, Il est pourtant toujours en prison. 

Une situation qui inquiète cette activiste. 

Aminetou MINT MOCTAR, militante des droits de l’Homme:

« Le pouvoir et en particulier le président Mohamed Ould Abdelaziz dit que c’est pour le protéger.Il y a son père à Paris prêt à le protéger. Il y a d’autres pays qui sont prêts à l’accueillir, à le protéger. Pourquoi il maintient ce monsieur? Parce que c’est un cadeau donné aux islamistes »

Selon Amnesty international, plus de 174 militants ont été arrêtés arbitrairement et 17 torturés entre 2014 à aujourd’hui. 
A quelques jours de l’élection présidentielle, le gouvernement assure de son côté que les droits de l’Homme sont bien respectés dans le pays.

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/mauritanie/mauritanie-activistes-malmenes_3497071.html

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Quatrième partie : Une couronne et puis plus rien

La décennie 1980-1990 a été la plus positive en matière de participation des verts à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations.

Ils ont été présents et de manière ininterrompue aux six éditions qui se sont déroulées entre 1980 et 1990 avec deux pics. 1980, l’Algérie a atteint la finale du tournoi et s’est inclinée 0-3 devant le pays hôte et la future puissance montante du football continental, le Nigeria. Mahieddine Khalef était le sélectionneur.

Dix ans plus tard, les verts ont remporté la CAN-1990 sous la conduite de Abdelhamid Kermali, assisté de trois jeunes entraîneurs, Noureddine Saadi, Ali Fergani et le regretté Mourad Abdelouahab.

La campagne CAN-1980 a débuté contre la Libye en juin 1979. Les Verts se sont imposés 3-1 grâce à des buts signés Douadi, auteur d’un doublé, et Lakhdar Belloumi, la future grande star du football algérien. La sélection, emmenée par Mahieddine Khalef, s’est inclinée par la plus petite des marges au match retour.

Cette année-là, l’équipe nationale a eu un seul adversaire en tour éliminatoire. La sélection a préparé la CAN-1980 à la faveur des Jeux méditerranéens de Split (ex-Yougoslavie). Les Verts étaient sur un nuage, surtout après l’éclatante victoire à Casablanca contre le Maroc dans le cadre des éliminatoires des Jeux olympiques de Moscou.

Avant de rejoindre Ibadan, où devait évoluer le groupe de l’Algérie, la sélection s’est préparée à Cotonou, au Bénin, proche du Nigeria. Pour sa première sortie face au Ghana, l’Algérie n’a pu faire mieux que 0-0 devant le détenteur du titre.

Cinq jours plus tard, l’Algérie et le Maroc se retrouvent cinq mois après la large victoire à Casablanca. Lakhdar Belloumi offre la victoire aux Verts en fin de partie. Les camarades de Lakhdar Belloumi se sont fait peur contre la Guinée. Après avoir mené 3-0, Tedj Bensaoula (doublé) et Belloumi, les Verts se sont relâchés et ont permis à l’adversaire d’inscrire deux buts (2-3).

Algérie-Egypte a été un match spectaculaire et plein de suspense. Après avoir été menée 2-0, la sélection drivée par Mahieddine Khalef est revenue à hauteur de son adversaire grâce à Salah Assad sur penalty et feu
Hocine Benmiloudi (CRB). Les Algériens ont été plus adroits lors de la série de tirs au but (4-2).

En finale contre le Nigeria, l’équipe nationale, épuisée par une harassante compétition, manque de jus et s’incline lourdement (0-3) devant le Nigeria. Deux ans plus tard (1982), la sélection se qualifie pour le tournoi qu’abrite la Libye.

Aux éliminatoires, la sélection lamine ses adversaires à domicile, le Mali encaisse une lourde défaite 5-1 à Oran et la Haute Volta vole en éclats, 7-0. Au retour, le Mali prend sa revanche 3-0 et entraîne l’arbitre dans une monumentale erreur. Il pense que les deux équipes sont à égalité et veut procéder aux tirs au but.

Après de longues palabres, il se rend compte de son erreur. L’Algérie entame bien le tournoi final par une courte victoire (1-0, but de Merezkane en fin de partie) contre la Zambie. Mahieddine Khalef ne fait pas la fine bouche sur ce succès étriqué.

Les Verts confirment quelques jours après en s’imposant 2-1 devant le Nigeria de feu Stephen Keshi, auteur d’un auto-goal. Salah Assad a marqué le but de la victoire. Alors que les suypporters croyaient que les verts ne feraient qu’une bouchée de l’Ethiopie, ils ne feront pas mieux qu’un fade 0-0. En demi-finale, l’Algérie s’incline 2-3 face au Ghana, futur vainqueur du tournoi.

Djamel zidane et Salah Assad ont inscrit les deux buts algériens. Le match a basculé après l’expulsion du capitaine Ali Fergani. Le Ghana a marqué deux buts en fin de partie et en prolongations. Dans le match de la petite finale, les verts s’inclinent 0-2 contre la Zambie et quittent la compétition à la 4e place du classement.

L’équipe nationale aborde ensuite les éliminatoires de la CAN-1984 avec Hamid Zouba aux commandes. Le Bénin et le Sénégal ne posent pas trop de problème. L’équipe nationale avec son armada de grands joueurs auréolés par leur performance au Mondial espagnol se qualifient facilement au tournoi final qu’abritera la Côte d’Ivoire en 1984.

De nouveau, Mahieddine Khalef prend le relais de Hamid Zouba et conduit les verts à la CAN-1984. L’Algérie affronte le Malawi pour le premier match du groupe de Bouaké. Premier match, première victoire (3-0) grâce à des buts signés Bouiche, Belloumi, Fergani. Second match, seconde victoire (2-0) face au Ghana. Menad et Bensaoula donnent la victoire aux verts en deuxième période.

Le troisième match face au Nigeria (0-0) a soulevé une polémique. Les deux équipes sont soupçonnées d’avoir «planifié» le match nul. Devant l’absence d’engagement des deux côtés, l’arbitre guinéen Camara inflige un carton jaune aux capitaines des deux équipes. En quart de finale, l’Algérie retrouve le Cameroun.

Un autre match nul sans but. Il faudra recourir aux tirs au but pour connaître le qualifié. Mahmoud Guendouz rate son penalty et le gardien des Lions Indomptables, Joseph Antoine Bell, inscrit celui de la qualification de son équipe.

Pour le match de la petite finale, l’Algérie s’impose 3-1 devant l’Egypte à la faveur des buts marqués par Madjer, Belloumi et Yahi. De l’avis des spécialistes, l’Algérie a réalisé sa meilleure CAN dans le domaine du spectacle et de la qualité du jeu.

La CAN-1986 a voyagé en Egypte. Pour s’y rendre, l’équipe nationale est obligée de passer par les qualifications. Le sélectionneur Rabah Saadane n’éprouve aucune peine à le faire devant la modeste Mauritanie, 4-0 à l’aller avec des buts de Belloumi, Bouiche, Menad et un auto-goal d’un défenseur mauritanien.

Au retour à Nouakchott, les verts décrochent un match nul (1-1) grâce à Bouiche. Le Kenya lui aussi ne pèse pas lourd. Il est tenu en échec à Nairobi (0-0) et s’incline (0-3) à Alger. Faouzi Benkhalidi, deux buts, et Madjer font la différence.

En Egypte, l’équipe nationale évolue dans le groupe d’Alexandrie en compagnie du Maroc (0-0) de la Zambie (0-0) et du Cameroun (2-3). Les buts de Madjer et Karim Maroc n’ont pas suffi pour permettre aux verts de se qualifier au tour suivant. L’équipe fera ses valises et rentrera en Algérie sans avoir gagné de match.

Deux ans plus tard, le tournoi reste dans la zone Maghreb, Afrique du Nord. Le Maroc a gagné les faveurs de la CAF. Le royaume marquera le point de départ de l’hégémonie de Issa Hayatou (Cameroun) à la tête de la CAF. Il la présidera pendant 29 ans.

Dans les coulisses, l’accent est mis sur le rôle important qu’a joué l’Algérie et ses dirigeants sportifs dans l’accession au trône du roi de Garoua. Le Russe Evguéni Rogov est rappelé aux affaires pour faire la campagne du Maroc en 1988.

A la faveur d’une courte victoire, but signé Madjer, l’Algérie prend le meilleur sur la Tunisie à Alger et oblige la Tunisie au partage des points (1-1) à Tunis suite à un but important de Djamel Menad par lequel elle arrache sa qualification au tournoi final de la CAN-1988.

Elle débute le tournoi par un match nul (1-1) face à la Côte d’Ivoire avec un but de Belloumi et s’incline (0-1) devant le Maroc, pays organisateur. Cette rencontre est marquée par la grave blessure de Mohamed Kaci-Saïd, fracture du péroné, qui quitte le tournoi et ses camarades.

Pour son 3e match de groupe, l’Algérie s’impose (1-0) devant le Zaïre grâce à un but de Kader Ferhaoui. L’Algérie et la Côte d’Ivoire terminent à la même place avec le même nombre de points et différence but. Il faut passer par un tirage au sort qui désignera l’équipe qui jouera les quarts de finale.

La pièce jetée en l’air tombe sur la bonne face. C’est l’Algérie qui jouera contre le Nigeria. Les deux équipes font match nul (1-1). Rachid Maatar a égalisé juste avant le coup de sifflet final. La série de tirs au but tourne à l’avantage du Nigeria qui s’impose par 9 tirs à 8.

En match comptant pour la petite finale, c’est l’Algérie qui tire le bon ticket encore à l’issue des tirs au but (4-3). Belloumi a marqué le but algérien et Nader celui du Maroc. L’Algérie dispose de deux ans pour préparer la CAN-1990. Le tournoi, le 17e du nom, se déroule du 2 au 16 mars 1990 à Alger, groupe A, et Annaba, groupe B.

Les matchs du groupe A ont fait le plein à chaque sortie des verts suivis par 70 000 supporters. Au niveau du groupe B, l’affluence était faible. L’Algérie a ouvert le tournoi le 2 mars contre le Nigeria au stade du 5 Juillet. Les joueurs du regretté Abdelhamid Kermali ont laminé les Super Eagles (5-1) avec deux doublés de Rabah Madjer et Djamel Menad et un but de Djamel Amani.

Jay Jay Okocha a sauvé l’honneur pour le Nigeria. Au second match, les Verts ont corrigé la Côte d’Ivoire (3-0) avec des buts signés Djamel Menad (23’), Cherif El Ouazzani (81’) et Cherif Oudjani (82’). Pour le troisième et dernier match de la poule A, l’Algérie s’est imposée (2-0) face à l’Egypte grâce à des buts signés Djamel Amani (39’) et Moussa Saïb (43’).

En demi-finale, l’équipe nationale a battu le Sénégal (2-1). Djamel Menad a ouvert le score d’entrée (4’), Abdelhakim Serrar a marqué un but contre son camp (20’) et Djamel Amani a propulsé les verts en finale (62’). La finale a été le match le plus difficile du tournoi pour les camarades de Fodil Megharia. Le Nigeria de Clemence Westerhoff s’est bien défendu.

Chérif Oudjani a été l’auteur de l’unique but de la finale (35’) qui a permis à l’Algérie de remporter sa première Coupe d’Afrique des Nations dans la liesse totale. Depuis 1990, il y a eu 14 éditions et l’Algérie n’est jamais parvenue à rééditer l’exploit du tournoi d’Alger. 2019 sera-t-elle la bonne ?

https://www.elwatan.com/edition/sports/quatrieme-partie-une-couronne-et-puis-plus-rien-19-06-2019

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M’bareck Beyrouk : pourquoi choisir nécessairement Ghazouani ?

Nous entrons aujourd’hui de plain-pied dans une campage électorale qui s‘annonce tumultueuse, une campagne où le Président de la République, deux fois élu, n’est pas candidat, une campagne donc où les enjeux sont quoiqu’on dise, plus ouverts que jamais

Nous aurons donc le choix entre six candidats mauritaniens, tous plus ou moins issus du sérail politique. Nous devrons tenir compte de leurs parcours propres mais avant tout de l’interet de notre peuple et de notre nation

Sidi Mohamed ould Boubacar est avant tout un serviteur de l’État. Il a occupé de trés hautes fonctions sous tous les régimes qui se sont succédés depuis trente ans. Il a été ministre puis Premier ministre sous Taya, Premier ministre avec Ely ould Mohamed Vall , ambassadeur sous Mohamed oul AbdelAzziz. Sa candidature a surpris, non pas parce qu’il manque de compétence ou de convictions mais parce qu’il a toujours donné une image de technocrate, pas celle d’un homme politique. Même quand il dirigeait le PRDS, parti du régime de Ould Taya ! Mais ce qui a le plus surpris, ce sont surtout les forces sur lesquelles il s’est appuyé pour sa candidature. Cet homme qui s’est toujours présenté comme un technocrate moderniste et libéral, qui a appartenu à un gouvernement qui a interdit le parti islamiste et emprisonné ses dirigeants est aujourd’hui fortement soutenu par Tawassoul, le parti islamiste. Il est aussi appuyé par les baathistes, grands ennemis des islamistes et par certains cadres issus le plus souvent de l’UPR, parti aujourd’hui au pouvoir

On se demande comment Sidi Mohamed ould Boubacar pourra concilier toutes ces contradictions. On se demande surtout s’il n’est pas en définitive le candidat du seul parti islamiste, unique formation autour de lui possédant une réelle capacité de mobilisation.

Kane Hamidou Baba est clairement le candidat d’une ethnie. Toute sa compétence, toute sa finesse n’ont pas pu masquer le fait qu’il soit d’abord le candidat d’une ethnie. Cet homme pourtant intelligent s’exclue ainsi lui-même du véritable jeu politique, s’interdit par cela même tout destin national. Sa candidature est t elle destinée à renforcer sa position dans des négociations politiques futures ?

Mohamed ould Maouloud est un dirigeant d’extrême gauche de la première heure. Il a présidé le MND- mouvement national démocratique, – marxiste- léniniste  avant de prendre la direction du parti qui en est issu, l’UFP, l’Union des Force Populaires.Ses idées ont bien évolué depuis , mais il reste entouré de la vieille garde  des « kadihines » . Ce militant socialiste est soutenu par Ahmed ould Daddah et son parti le RFD, ouvertement libéral et   qui a vu beaucoup de ses militants refuser ce choix. Mohamed ould Maouloud  qui n’a jamais dépassé 5% dans toutes les consultations risque bien de réaliser  encore une foi un score  modeste

Biram ould Dah est le candidat du langage verbeux et protestataire. Il a pourtant réalisé un score honorable de 8% aux dernières présidentielles. Sa victoire n’est pas envisageable

Mourteji El  Wavi est le candidat -surprise de ces élections.Beaucoup se demandent comment il est arrivé à collecter les signatures nécessaires à son dossier

Reste le candidat Mohamed ould Cheikh Ahmed ould Ghazouani.Compagnon de route du Président Mohamed Ould Abdel Aziz , il a dirigé longtemps l’armée mauritanienne. Son action comme chef d’Etat Major a été salutaire pour le pays. Il a su faire de l’armée une véritable force de défense bien organisée, protéger les frontières contre toute incursion extérieure et  juguler la menace terroriste. Ould Ghazouani comme on l’appelle communément est aussi un homme cultivé, courtois, ambitieux pour le pays et qui sait être ferme quand l’intérêt national est en jeu. Il est incontestablement le candidat de la stabilité et de la paix sociale,toutes choses que nous avons tout interet à préserver

Face aux menaces terroristes qui nous entourent, à la faiblesse de notre tissu social, aux dangers pouvant à tout moment menacer notre unité nationale, je crois sincèrement que Oul Ghazouani est le seul choix possible pour les mauritaniens

M’bareck Beyrouk