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Les experts des agents gouvernementaux du Mali, de la Mauritanie et du Burkina Faso et leurs partenaires sont conclaves à Bamako pour participer à l’atelier de mise en œuvre de l’exercice de  simulation sur le plan de contingence en cas de paiement de la part d’African Risk capacity ( ARC). Le ministre, Commissaire de la Sécurité alimentaire Kassoum Denon a présidé le mardi 20 août 2019 l’ouverture des travaux à l’hôtel ONOMO.

L’Afrique est dépendante de son agriculture et ses décideurs en sont conscients tout comme ils savent que les aléas climatiques impactent négativement sur la qualité des productions.   Et pour prévenir et faire face aux situations désastreuses, les hautes autorités africaines  ont  mis en œuvre un plan de gestion des risques et catastrophes, une assurance pour eux , c’est dans ce cadre que s’inscrit cet atelier de mise en œuvre de l’ exercice de simulation sur le plan de contingence ou plan opérationnel en cas de paiement de la part d’African risk capacity (ARC).

African Risk Capacity (ARC) ou  la Mutuelle Panafricaine de gestion est un régime novateur d’assurance contre les phénomènes météorologiques extrêmes, et elle est conçue pour aider les Etats membres de l’Union africaine à résister aux ravages causés par la sécheresse et à s’en remettre selon le  ministre, Commissaire de la Sécurité Alimentaire, Kassoum Denon.

En effet, ARC, solution africaine face à la sécheresse est  financée par les pays africains, elle permet de déclencher l’envoi rapide de fonds aux pays touchés par des épisodes de sécheresse. Car comme l’  explique  le ministre, Commissaire du Mali, l’actuel système international de riposte aux catastrophes naturelles, n’est pas aussi rapide ou équitable à hauteur de souhait. Le financement garanti en grande partie de manière ad’hoc n’est perçu  que plusieurs mois après  que la catastrophe  soit survenue occasionnant ainsi des  pertes des actifs productifs et voire de vies humaines, en plus  des reculs du développement qui se soldent par l’installation de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

L’atelier de Bamako est donc l’occasion pour les participants  venus de la Mauritanie, du Burkina Faso de réfléchir aux  moyens adéquats pour améliorer la synergie d’action entre les différents acteurs de GTT (groupe de travail technique), et de renforcer la prise en compte des questions liées à la mutuelle.

Le  représentant du PAM n’a pas manqué de réaffirmer le soutien de sa structure aux côtés du Mali. Et quant  au   représentant de ARC, il est revenu appuyer le discours du Commissaire et mis en exergue la nécessite de mettre en synergie les actions dans un monde où de nombreux pays  à l’image du Mali sont touchés par les catastrophes naturelles faisant des victimes d’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

Khadydiatou SANOGO

Maliweb.net