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Dakar, Abidjan, Douala : Air France entre fake news et controverses en Afrique

Officiellement, la reprise vise Dakar et Cotonou. Mais les barrières contre Air France se multiplient sur le continent. Décryptage de Jeune Afrique.

Comme d’autres acteurs, Air France n’échappe pas non plus à l’épidémie de rumeurs et fake news, qui pullulent particulièrement en ces temps de crise du coronavirus.

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LE FAIT DU JOUR – Mépris ou condescendance ? La France ouvre unilatéralement les frontières aériennes du Sénégal

Plus que les discours dithyrambiques et les professions de foi grandiloquentes, ce sont ces petits gestes qui éclairent et édifient sur la nature des relations entre la France et ses anciennes colonies.

Face à la déferlante du Covid19 qui menaçait de les submerger, de nombreux pays Africains avaient  fermé leurs frontières aériennes.

Le Sénégal avait  ainsi décidé le 20 mars 2020,  de suspendre toutes les liaisons  aériennes jusqu’ au 17 avril.

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Coronavirus : Air France aura « besoin rapidement d’un soutien financier », selon sa directrice générale

Des avions d’Air France, sur le tarmac, à Roissy-Charles de Gaulle, le 24 mars. Charles Platiau / REUTERS


La directrice générale, Anne Rigail, s’exprime dans les colonnes du « Figaro » de mardi. Des discussions sont en cours avec les Etats français et néerlandais sur l’impact de l’épidémie. La quasi-totalité de la flotte est clouée au sol.

Le Monde avec AFP Publié hier à 23h33, mis à jour à 08h49

Le groupe Air France-KLM « aura besoin rapidement d’un soutien financier », prévient la directrice générale d’Air France, Anne Rigail, dans un entretien publié mardi 7 avril dans Le Figaro, alors que des discussions sont en cours avec les Etats français et néerlandais.

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À Bamako, la panique des expatriés


Alors que les pays ferment leurs frontières les uns après les autres pour faire face au coronavirus, les Français installés au Mali craignent de rester coincés dans le pays

Le Monde Afrique -Paul Lorgerie – Publication 18/03/2020


« C’est la cohue à l’aéroport, les gens attendent pour avoir une place. »
 Quand la rumeur d’une fermeture imminente des frontières de l’Union européenne est arrivée aux oreilles des Français de Bamako, lundi 16 mars, les groupes WhatsApp se sont activés et l’envie de rentrer en France est tout à coup montée, devenant quasi irrépressible chez une partie des 8 000 expatriés. Très vite, le site Internet d’Air France a été pris d’assaut et la hotline est passée aux abonnés absents… Le repli sur l’aéroport s’est alors imposé comme la solution. « Tout le monde s’est attroupé devant le guichet d’Air France, décrit une humanitaire en poste à Bamako. Soit pour essayer d’avoir une place sur le vol, soit pour confirmer leur réservation. »

Ce vent de panique, lié à l’épidémie de Covid-19, qui a saisi la communauté française du Mali lundi matin a trouvé sa justification en fin de journée, lors de l’annonce par Emmanuel Macron de la fermeture des frontières européennes pour un mois, et s’est renforcé mardi avec la décision malienne, lors d’une session extraordinaire du Conseil supérieur de la défense nationale, de suspendre « jusqu’à nouvel ordre les vols commerciaux en provenance de pays touchés, à l’exception des vols cargo ».

Depuis quelques jours déjà, le Mali, victime de la fermeture des liaisons aériennes par le Maroc, sentait monter l’isolement. La suspension des vols de Royal Air Maroc en provenance et à destination des villes européennes puis africaines, le 14 mars, a été un choc. Rapidement suivi d’un second, puisque le Sénégal a à son tour annoncé, trois jours plus tard, couper les ponts aériens avec la France. Puis l’Algérie est entrée dans la danse, avec comme deadline le 19 mars. Une décision qui entraîne l’annulation de la ligne Bamako-Alger, d’où les voyageurs pouvaient ensuite prendre une correspondance maritime ou aérienne pour la France.

Des vols réduits à compter du 23 mars

Mardi, au lendemain de l’annonce du président français, une cinquantaine de personnes, renforcées dans leur conviction qu’il fallait rentrer, se sont massées sous un abri en taule face à l’agence d’Air France de Bamako. Aux voyageurs venus essayer d’échanger leur billet pour partir plus tôt sont venus s’ajouter ceux qui voulaient seulement s’assurer que leur avion décollerait bien. Si l’humanitaire de 27 ans interrogée par Le Monde Afrique convient avoir eu de la chance en obtenant l’avant-dernier siège du vol, beaucoup de Français ou de Maliens avec titre de séjour en cours de validité sont, eux, restés sur le carreau.

Devant la porte de l’agence, un agent de sécurité appelait un à un les heureux élus. Ils étaient 800 inscrits sur la liste à 14 h 30 et Mohamed Lamine Ouled-Alla, un Français d’une trentaine d’années travaillant dans l’import-export de fruits et devant passer en 719e position, a perdu patience au 400e nom. Le Niçois, arrivé par la route depuis le Maroc en passant par la Mauritanie, avait dans un premier temps tenté de réserver par Internet, avant de renoncer face à un service saturé. Au départ, il devait repartir vers le Maroc, mais la fermeture des frontières du royaume chérifien l’a surpris. Finalement, il prendra la route vers Dakar et patientera là-bas.

En dépit d’une ambiance un peu lourde, un agent du service immigration de l’ambassade de France, présent pour informer les voyageurs, se voulait rassurant : le vol nocturne partirait bien. Une bonne nouvelle tempérée par le fait que l’avion affichait déjà complet. Et l’annonce de la direction d’Air France à Bamako que « les vols sont a priori maintenus jusqu’au 20 mars » et que la suite « dépendra de la programmation des longs courriers et des décisions des deux pays » n’a pas rassuré les moins chanceux. Dans un courriel envoyé à ses clients, la compagnie a informé que ses vols seront réduits à compter du 23 mars.

Une « cellule spéciale » au consulat

Selon une diplomate française en poste à Bamako, « on n’observe pour le moment aucun mouvement de panique dans la communauté française et on n’a pas le même problème qu’au Maroc, avec des touristes qui ne veulent pas rester bloqués ». Une « cellule spéciale » a tout de même été mise en place par le consulat de France. « Nous faisons avec la situation actuelle et si elle se dégrade, nous suivrons les instructions », poursuit la diplomate.

Pour l’heure, le Mali n’est pas touché par le coronavirus. Dans un entretien avec la radio onusienne Mikado, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Jean-Pierre Baptiste, a rappelé que sur la trentaine de cas suspects, tous ont été testés négatifs.

source URL: https://www.seneplus.com/societe/bamako-la-panique-des-expatries

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COMMUNIQUE DE PRESSE Coronavirus : Communication pour les résidents – Français en Tunisie/Tunisiens en France

Les compagnies aériennes desservant la France depuis la Tunisie et la Tunisie depuis la France mettent en place des vols de rapatriementTUNIS, Tunisie, 16 mars 2020/ — 

Les compagnies aériennes desservant la France depuis la Tunisie et la Tunisie depuis la France mettent en place des vols de rapatriement. Il s’agit de Tunisair, Air France, Transavia et Nouvelair.

Ces vols de rapatriement sont destinés prioritairement aux personnes, qui doivent regagner leur résidence permanente en France comme en Tunisie et qui étaient détentrices d’un billet retour.

Ces passagers sont donc priés de contacter leur compagnie.

L’évolution de la situation n’étant pas prévisible, nous invitons les non–résidents n’ayant pas de raison impérative de poursuivre leur séjour en Tunisie comme en France à se rapprocher des compagnies aériennes pour être enregistrés sur les prochains vols disponibles.

Les vols de rapatriement seront mis en place dès aujourd’hui et jusqu’à ce que toutes les personnes répondant à ces critères aient pu rentrer. Des vols seront prévus, pour la Tunisie, de Djerba, Monastir et Tunis-Carthage et pour la France, des aéroports d’Orly, Charles de Gaulle, Nantes, Marseille, Toulouse, Lyon. La programmation définitive de ces vols est actuellement établie par les compagnies aériennes.

S’agissant des autres situations, et en cas d’urgence, l’Ambassade a mis en place une cellule de crise que vous pouvez contacter au 216 71 105 110.

Je remercie tout particulièrement le chef de gouvernement tunisien, le ministre des Transports et le directeur général de l’aviation civile ainsi que les compagnies aériennes mentionnées pour leur réactivité et j’assure tous nos compatriotes de notre soutien en ce moment si particulier.

Direction générale de l’aviation civile en Tunisie
Ambassade de France en Tunisie
Tunisair, Air France, Transavia, Nouvelair

Télécharger en pdf :

http://bit.ly/2U8v2b3

Distribué par APO Group pour Ambassade de France à Tunis, Tunisie. SOURCE
Ambassade de France à Tunis, Tunisie