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Mali. Au moins une «trentaine» de soldats tués dans une attaque

L’attaque s’est déroulée tôt ce jeudi matin, dans le nord du Mali. Au moins une trentaine de soldats maliens ont trouvé la mort dans un assaut attribué aux Djihadistes.

Une trentaine de soldats maliens ont été tués et cinq blessés jeudi dans une attaque attribuée aux djihadistes dans le nord du Mali, a indiqué l’armée malienne.

Les assaillants ont donné l’assaut tôt jeudi à un poste militaire à Tarkint, au nord de Gao, principale ville du nord du Mali, a indiqué à l’AFP un responsable militaire sous couvert de l’anonymat.

Le bilan de l’attaque de Tarkint ( Gao) a lourdement évolué dans la journée : une trentaine de morts et 5 blessés, ont indiqué sur Twitter les Forces armées maliennes.

Une « attaque terroriste »

Dans l’après-midi, l’armée avait annoncé que sa position de Tarkint avait fait l’objet d’une attaque terroriste, terme utilisé par les autorités maliennes pour désigner les attaques des groupes djihadistes. Elle avait fait état de deux soldats tués et 10 blessés.

Les corps des soldats tués ont été acheminés à Bourem, au sud de Tarkint, où un élu local s’exprimant également sous le couvert de l’anonymat en a dénombré au moins 20.

Cette attaque est la plus meurtrière essuyée par l’armée malienne depuis quatre mois.

Dans un contexte de grave détérioration sécuritaire à travers le Sahel, les opérations imputées aux djihadistes ont fait des dizaines de morts dans les rangs des forces de sécurité maliennes.

Le Mali a été confronté depuis 2012 à des insurrections indépendantistes puis djihadiste ainsi qu’à des violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Parties du nord du Mali, tombé sous le contrôle de groupes djihadistes en 2012, jusqu’au lancement en janvier 2013 d’une opération militaire à l’initiative de la France, les violences se sont ensuite propagées au centre du pays et aux Burkina Faso et Niger voisins.

Devant la détérioration sécuritaire, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé en février avoir rompu avec la ligne directrice officiellement suivie jusqu’alors et de tenter de dialoguer avec certains djihadistes.

Ouest-France avec AFP

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Les raisons de la montée des attaques djihadistes dans le nord du Mali

Au Mali, l’attaque du camp militaire d’Indelimane vendredi dernier dans le nord du pays continue de susciter l’émoi. Ces attaques terroristes sont récurrentes, et ce malgré la forte présence des forces internationales déployées dans le pays : l’opération militaire française Barkhane, le contingent de la Minusma, la mission militaire de l’ONU, et le G5 Sahel.

L’attaque, vendredi 1er novembre, du camp militaire d’Indelimane situé dans le nord du pays (non loin du Niger), a causé la mort de quarante-neuf soldats maliens. Deux autres ont été tués le lendemain, samedi 2 novembre, dans l’explosion d’un engin explosif dans le Centre. Depuis 2012, les attaques djihadistes se multiplient dans le nord du pays, en dépit de la présence de l’armée malienne, de la force française Barkhane et des soldats de la Minusma, la force militaire de l’ONU, sans oublier le G5 Sahel.

Promesses

Les fonds nécessaires au financement du volet développement du G5 Sahel s’élèvent à 14,8 milliards de dollars, selon son secrétariat permanent. Les projets de développement concernent les infrastructures, l’éducation, l’adduction d’eau potable ou le soutien aux communautés locales. Début décembre 2018, à Nouakchott, les partenaires internationaux ont promis 2,4 milliards d’euros pour aider ces régions. Mais pour l’instant, cet argent n’arrive pas à destination.

C’est dans ce contexte tendu que la ministre française des Armées Florence Parly a entamé lundi 4 novembre par le Tchad une visite dans les pays du Sahel. « Ce voyage se tient dans un contexte sécuritaire extrêmement difficile« , a indiqué à l’AFP la ministre dans l’avion l’emmenant à N’Djamena, où elle a été reçue  par le président tchadien Idriss Déby, tout comme le général Pascal Facon, nouveau commandant de la force Barkhane, qui mobilise 4.500 militaires français dans la bande sahélo-saharienne.

 Pourquoi ce regain d’attaques terroristes malgré la forte présence des forces internationales déployées dans le pays? C’est la question posée à nos invités cette semaine:

-Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France à Bamako. Il a publié en mars dernier aux éditions Eyrolles « Le grand livre de l’Afrique », un panorama complet des réalités politique, économique et culturelle de l’Afrique.

-Seidik Abba, journaliste, analyste de l’actualité politique et sécuritaire de l’Afrique, co-auteur  aux éditions l’Harmattan à Paris de « Voyage au coeur de Boko Haram ».

– Boubacar Salif Traoré, spécialiste des questions de sécurité et de développement. Il impute d’abord la responsabilité à l’État malien.

dw.com