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Mauritanie: des mesures de la Banque centrale pour soutenir l’économie

La banque centrale de Mauritanie a annoncé hier qu’elle avait adopté une série de mesures visant à limiter les conséquences négatives de la propagation du coronavirus sur l’économie mauritanienne, selon un communiqué de presse rendu public.

Les mesures ont été prises après une réunion extraordinaire du Conseil de politique monétaire de la Banque centrale de Mauritanie (Bcm) pour analyser la situation économique actuelle à la lumière de la propagation rapide du coronavirus et ses conséquences négatives sur l’activité économique et financière pour l’ensemble du pays.

La banque centrale s’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour remplir sa mission et à faire face aux conséquences négatives de cette pandémie, notamment en ce qui concerne la position de la politique monétaire, la demande, l’offre et la maîtrise de l’inflation.

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Lutte contre le Covid- 19: la BCM procède à un assouplissement des mesures monétaires (Communiqué)

Le Conseil de Politique Monétaire de la Banque Centrale de Mauritanie a tenu sa 128ème réunion le mardi 24/03/2020 dans les locaux de la Banque Centrale, sous la présidence de Monsieur Cheikh El Kebir Moulaye Taher, Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie, son Président.

Le Conseil a analysé l’évolution de la conjoncture économique à la lumière de la la propagation rapide à l’échelle mondiale de la pandémie Covid-19 qui engendre de graves conséquences sur l’activité économique et financière mondiale. Il a relevé que l’évolution rapide de cette pandémie exige l’actualisation fréquente de l’évaluation de la situation et des prévisions économiques.

Le Conseil, après avoir entendu un exposé du Gouverneur de la BCM sur l’impact négatif que cette crise pourrait avoir sur le système bancaire et le financement de l’activité économique dans notre pays, a décidé un certain nombre de mesures d’assouplissement monétaire visant :

• L’augmentation des ressources à la disposition des banques, afin de permettre à celles-ci de maintenir et d’accroître le financement de l’économie.

• L’’élargissement du champ des mécanismes à la disposition des banques pour accéder au refinancement de la Banque Centrale.

Dans ce cadre, le Conseil a décidé ce qui suit :

a) Une baisse du taux directeur qui passe de 6,5% à 5% ;

b) Une baisse du taux de facilité de prêt qui passe de 9% à 6,5% ;

c) Une baisse du taux des réserves obligatoires qui passe de 7% à 5% ;

d) Le maintien du taux de facilité des dépôts, fixé au taux directeur minoré de 5% soit 0% ;

e) Un gel du déposit en Ouguiyas sur produits de première nécessité initialement exigé pour les ouvertures de crédit documentaire. Ce gel prend effet pour compter du 24/03/2020 et pour une période de deux mois renouvelables.

f) La mise en place d’un mécanise de swap devises contre Ouguiyas au taux d’intérêt de 0%. A travers ce mécanisme, les banques sont autorisées à donner en garantie des devises contre des Ouguiyas MRU pour une période n’excédant pas un mois renouvelable ;

Le Conseil, qui suit avec la plus grande attention l’évolution de la pandémie, réaffirme sa détermination à prendre toutes autres mesures qui s’avéreraient nécessaires, dans le cadre de sa mission, pour contrer les effets néfastes de cette pandémie sur notre économie nationale notamment en matière de conduite de la politique monétaire, de maîtrise de l’inflation et de l’approvisionnement régulier du pays.

BCM

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Mauritanie: open market oui, surendettement non (BCM)

Face aux informations sur un supposé taux de surendettement record, les autorités financières de la Mauritanie sont montées au créneau. En marge d’un point de presse conjoint tenu le lundi 26 août 2019, le ministre des Finances, Mohamed Lemine Ould Dhehby et le gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie, Abdel Aziz Ould Dahi, ont rejeté en bloc ce qu’ils qualifient d’informations “non fondées” au sujet de la situation macroéconomique du pays. Pour parer aux fake news, la BM annonce la mise en place d’une cellule chargée de communication pour répondre aux demandes d’information de la presse.

A l’origine de la récente polémique sur le supposé sur-endettement, une opération d’open market de la BCM sur le marché des bonds de Trésor, qui a été interprété par les observateurs comme des signes de besoins de financement pressants. En effet, la Banque centrale de Mauritanie (BCM) et le Trésor mauritanien ont lancé conjointement, lundi, un appel d’offres pour la cession de bons de trésor d’un montant global de 660 millions d’ouguiya MRU, soit 16 millions d’euros sur des échéances allant de 4 à 52 semaines.

Or, de telles interventions qui participent de la régulation monétaire visent avant tout à ajuster l’offre et la demande de monnaie, précise une source familière des questions économiques mauritaniennes. “Par cette procédure classique, la banque centrale cherche à modifier, à la baisse ou à la hausse, le taux du marché monétaire”.

Dans les dernières opérations, la BCM a vendu des titres, retirant de la liquidité du marché. L’effet d’une telle intervention est de provoquer à terme la hausse des taux d’intérêt. Ce qui poussera la BCM à immanquablement revenir racheter les titres pour ramener ces taux à la baisse dans cette incessante opération de pilotage et de monitoring qui vise à maintenir les principaux indicateurs macroéconomiques dans l’orthodoxie économique.

A la date d’aujourd’hui, la Mauritanie cumule des réserves de devises de 1, O48 milliards de dollars, soit 6 mois d’importations contre 4 mois pour la zone de l’Union Economique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et trois mois pour la zone de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). En 2009, les réserves de la république islamique n’excédaient pas 240 millions de dollars.

Adama WADE*

Directeur de publication de Financial Afrik. Dans la presse économique africaine depuis 17 ans, Adama Wade a eu à exercer au Maroc dans plusieurs rédactions. Capitaine au Long Cours de la Marine Marchande et titulaire d’un Master en Communication des Organisations, Adama Wade a publié un essai, «Le mythe de Tarzan», qui décrit le complexe géopolitique de l’Afrique.

https://www.financialafrik.com/2019/08/27/mauritanie-open-market-oui-surendettement-non-bcm/
Le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM), Abdel Aziz Ould Dahi, à droite et le Ministre des finances, M. Mohamed Lemine Ould Dhehby, à gauche, affichent une unité de vues face à la situation du pays. Le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM), Abdel Aziz Ould Dahi, à droite et le Ministre des finances, M. Mohamed Lemine Ould Dhehby, à gauche, affichent une unité de vues face à la situation du pays.