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Vidéo. Disparitions forcées à Tindouf: une victime sahraouie témoigne, les services algériens sur la sellette

Fadel Breïka, enlevé mi juin 2019 et emprisonné pendant cinq mois à la prison «Dhaïbia» à Tindouf, a pointé, devant le Conseil des droits de l’Homme (ONU) réuni à Genève, la responsabilité directe des services algériens dans la répression des sahraouis opposés à la direction du polisario.

L’affaire des trois blogueurs sahraouis, enlevés mi juin 2019 par les milices séparatistes, revient au-devant de l’actualité. Intervenant devant le Conseil des droits de l’Homme, le 6 mars courant à Genève, l’un des trois victimes, Fadel Breïka, a d’abord explicité la responsabilité juridique de l’Algérie dans les atrocités commises à l’encontre de la population séquestrée, notamment les opposants à la direction du polisario.

«Mon enlèvement, mi juin 2019, était un acte des services algériens qui ont participé à mes interrogatoires et tortures, uniquement parce j’avais organisé une manifestation devant l’ambassade d’Alger à Madrid pour exiger la vérité sur la disparition de mon cousin et l’un des dirigeants du polisario, Ahmed Khalil, enlevé en 2009 dans des circonstances mystérieuses à Alger», indique M. Breïka, relâché à l’automne dernier de la prison de sinistre mémoire «Dhaïbia», avec deux autres blogueurs, Mahmoud Zedan et Moulay Abba Bouzid, avant de se rendre à Laâyoune via le territoire mauritanien
M. Breika a appelé le Conseil des Droits de l’Homme et la communauté internationale à faire pression sur l’Algérie pour qu’elle assume sa responsabilité légale en tant que pays-hôte de la population sahraouie.

Par Ziad Alami

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