Catégories
A la une

En Allemagne, le taux d’infection a chuté et l’épidémie est désormais « sous contrôle »

Pour la première fois en Allemagne, chaque malade du Covid-19 contamine moins d’une personne.

L’épidémie de nouveau coronavirus est désormais « sous contrôle et gérable » en Allemagne, s’est félicité Jens Spahn, le ministre de la Santé allemand, ce vendredi 17 avril.

« Nous pouvons maintenant dire que cela a réussi, nous avons réussi à passer d’une croissance dynamique à une croissance linéaire, les taux d’infection ont diminué de manière significative », a fait valoir lors d’une conférence de presse le ministre, précisant que l’Allemagne avait testé à ce jour quelque 1,7 million de personnes.

Catégories
A la une

Coronavirus: l’Etat de New York enregistre 630 décès en un jour, pire bilan sur 24 heures

Le Point

L’Etat de New York, épicentre du nouveau coronavirus aux Etats-Unis, a annoncé samedi 630 nouveaux décès en une journée, son pire bilan sur 24 heures, et accélère les préparatifs en attendant « le pic » de l’épidémie.

L’Etat déplore désormais 3.565 morts et plus de 113.000 cas — dont 63.000 pour la ville de New York –, presque autant qu’en Italie ou en Espagne, où les bilans des victimes sont les plus lourds.

« Nous n’avons pas encore atteint le pic » de l’épidémie « mais on s’en rapproche », a déclaré le gouverneur démocrate Andrew Cuomo lors d’une conférence de presse, en soulignant que la progression de la maladie était particulièrement rapide sur Long Island.

Catégories
International

L’épidémie en France et dans le monde

Le dernier bilan datant du 4 avril fait état de 7 650 morts depuis le début de l’épidémie, 5 532 en milieu hospitalier et au moins 2 028 dans des Ehpad selon des chiffres encore partiels. 28 143 personnes sont hospitalisées, dont 6 838 dans un état grave en réanimation.Pour ce dernier chiffre, il y a « une lente diminution de l’augmentation » des patients admis, selon le directeur général de la santé, Jérôme Salomon.

Pour la première fois, les autorités sanitaires ont encouragé le « grand public, s’il le souhaite », à porter un masque, après plusieurs changements de position sur ce sujet. La distribution des masques reste cependant au bénéfice des soignants.

Catégories
A la une

Rassemblement des Forces Démocratiques: Déclaration

Le monde subit actuellement la fulgurante et massive propagation du virus corona (covid 19), provocant un état de panique sans précédent parmi les populations, dans l’incapacité totale de découvrir, jusqu’à présent, un vaccin ou un remède pour cette pandémie, malgré les progrès scientifiques et technologiques atteints par l’humanité. Cette situation a poussé les gouvernements du monde entier à prendre des mesures drastiques afin de protéger leurs citoyens face à cette épidémie transfrontalière.
À cet égard, les autorités de notre pays ont pris des mesures préventives, parmi lesquelles on peut citer la soumission des personnes qui entrent dans le pays à une quarantaine, la fermeture de l’espace aérien et des passages frontaliers, la fermeture des établissements d’enseignement, la suspension des activités culturelles et sportives, l’imposition d’un couvre-feu, la limitation des rassemblements, l’interdiction de veillées et la fermeture des restaurants.
Malgré l’importance de ces mesures pour prévenir la propagation de l’épidémie, il reste nécessaire d’œuvrer pour en atténuer l’impact négatif sur les citoyens, quant à leurs conditions de vie (nourriture, santé, éducation et services en général), notamment les classes les plus démunies.
Compte tenu de cela, le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) :
– lance un appel à tous les citoyens pour se conformer pleinement aux instructions des autorités, faire preuve de la plus grande prudence et contribuer activement à l’effort national pour épargner à notre pays la propagation de cette épidémie ;
– exprime son soutien aux autorités pour les mesures qu’elles ont prises, à ce jour, pour lutter contre cette grave épidémie ;
– demande au gouvernement de mettre, en place, en toute urgence, une stratégie garantissant l’approvisionnement régulier du pays en produits de première nécessité et luttant contre toutes les formes de manipulation des prix. Cette stratégie doit aussi prévoir une intervention rapide en faveur des citoyens touchés, en particulier les classes vulnérables, sous forme d’aide alimentaire, de gratuité des soins médicaux, d’annulation des factures d’eau et d’électricité et du report d’échéances bancaires pour ceux engagés auprès d’établissements de crédit ;
– prie le Tout-Puissant de prémunir notre pays, ainsi que les musulmans et l’humanité toute entière contre cette épidémie.

Nouakchott, 28 Rajab 1441 – 23 mars 2020

Le Rassemblement des Forces Démocratiques

Catégories
International

Coronavirus: « Dire qu’il y aura un avant et un après ne suffit pas »

Irina Bokova, Hakima el Haite, George Papandreou et Joël Ruet,publié le 22/03/2020 à 08:00

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire (au c.), la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher (à dr.) lors d’une conférence de presse sur l’impact du nouveau coronavirus sur l’économie, le 9 mars 2020 à Paris.
 afp.com/ERIC PIERMONT

Les mesures sanitaires et économiques imposées par l’épidémie devront être soumises au débat dans les Etats, préviennent plusieurs responsables politiques internationaux*

Les choix publics sanitaires et économiques face au Covid-19 sont complexes. Et la démocratie exige d’en débattre sans attendre. Deux urgences coexistent : faire converger les mesures de confinement et les aides d’une part ; appréhender les conséquences économiques et sociales induites par le passage légal à l’Etat d’urgence, d’autre part. 

De telles mesures, mêmes temporaires, sont porteuses d’enjeux de long terme, car l’économie et la santé sont interdépendantes. Une pandémie non contrôlée occasionne des ravages économiques ; l’économie fragilisée menace la sécurité sanitaire des pays. Le traitement séparé de ces deux dimensions précipiterait le chaos. Sur le plan économique, les argentiers ont d’abord cru cette crise plus simple à contrecarrer qu’en 2007-2008, lorsque le germe infectieux logeait au coeur même de la finance. Or la contagion va déjà d’un secteur réel à l’autre et menace la finance au-delà de la Bourse. Nous voici revenus au temps de la fameuse formule du « quoi qu’il en coûtera » lancée par Mario Draghi, alors président de la Banque centrale européenne, en 2012.  

L Express Politique

Catégories
A la une

Le gouvernement suspend le jour de carence des arrêts maladies pendant l’épidémie

Pendant toute la « période de l’urgence sanitaire », les salariés du secteur privé comme du secteur public seront intégralement indemnisés dès le premier jour de leur arrêt.

Par Benoît Floc’h Publié hier à 12h30, mis à jour hier à 13h07

La pression devenant trop forte, le gouvernement a finalement cédé. Samedi 21 mars, le premier ministre présent à l’Assemblée nationale pour défendre le projet de loi d’urgence pour faire face à l’épidémie due au coronavirus, a annoncé que « les dispositifs de jour de carence dans le secteur privé comme dans la fonction publique » étaient suspendus. Edouard Philippe a souligné à deux reprises le caractère provisoire de la mesure : cela vaut « pour la seule période de l’urgence sanitaire », a-t-il martelé.

Les syndicats de fonctionnaires faisaient progressivement monter la pression sur cette question depuis des jours. Ils considèrent depuis le rétablissement du jour de carence des fonctionnaires, c’est-à-dire la non-indemnisation du premier jour d’arrêt maladie, en2018, qu’il s’agit d’une«mesure vexatoire».

Avec l’épidémie liée au coronavirus, cela leur paraissait particulièrement injuste. La CGT dénonçait notamment « une situation absolument invraisemblable ». En effet, relevait le syndicat, un agent qui devait rester chez lui pour télétravailler ou garder ses enfants est payé intégralement. Mais le jour où il tomberait malade du Covid-19, il perdrait une journée de salaire.

Opposition au sein du gouvernement

Les employeurs publics des collectivités locales demandaient eux aussi la suspension de cette mesure. Saisis par eux, les sénateurs et les députés ont tenté, jeudi 19mars, de faire adopter un amendement lors de la discussion de l’arsenal juridique présenté par le gouvernement au Parlement pour faire face à l’épidémie. Las, il a été déclaré irrecevable.

Les syndicats et les élus, notamment socialistes, ont cependant maintenu la pression. Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat chargé des questions liées à la fonction publique, a souligné dans l’Hémicycle, que les fonctionnaires n’étaient pas placés dans une situation différente de celle des salariés du privé: en cas de confinement, la carence ne s’applique pas en cas d’arrêt maladie, elle entre en jeu.«On peut considérer que ce n’est pas satisfaisant», a déclaré M.Dussopt. Mais, selon Acteurs publics, Gérald Darmanin, son ministre de tutelle, s’opposait à tout assouplissement.

Samedi 21 mars, l’annonce du premier ministre montre que la balance a penché du côté du secrétaire d’Etat. Sur Twitter, Olivier Dussopt s’est immédiatement félicité de la décision, en publiant l’amendement déposé par le gouvernement.

L’UNSA Fonction publique s’est immédiatement félicité de l’annonce du gouvernement :«La santé, la maladie, écrit le syndicat dans un communiqué,ne pouvaient pas être des objets de sanction financière d’autant que des soignants, des agents publics et des salariés sont mobilisés au service du pays. La suspension du jour de carence était indispensable et nécessaire.»

Benoît Floc’h

Le Monde Politique