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Samba THIAM dénonce un projet de spoliation des associations Peulh, Soninké et Wolof

Samba THIAM , leader des Forces Progressistes pour le Changement (FPC-une organisation de la mouvance nationaliste noire) dénonce « des manœuvres politiques visant à spolier les associations culturelles Peulh, Soninké et Wolof, d’un terrain destiné à abriter l’Institut des Langues Nationales (ILN) » dans une déclaration publiée au cours des derniers jours. Citant un ex directeur de l’institution «qui s’est rendu sur place », M. THIAM signale des indices « prouvant que le terrain est entrain d’être affecté en partie à un ministère, en vue d’abriter le futur siège de la représentation de l’Union Africaine (UA) à Nouakchott ». Donnant son avis par rapport à cette perspective, Samba THIAM poursuit: «que faut-il en penser, sinon que les tenants du système n’ont pas renoncé à leur objectif ». Cela dans un contexte politique marqué «par des revendications émanant des forces patriotiques de tous bords, réclamant le retour des langues nationales dans le système éducatif, on se dépêche pour noyer la revendication en douce, en prenant une nouvelle mesure chauvine». Le leader des Forces Progressistes pour le Changement regrette le fait que même en ces temps de grave pandémie du coronavirus (COVID-19), qui requièrent l’union sacrée autour de l’essentiel, « les tenants du système ne renoncent pas à leur projet chauvin et machiavélique ». Considérant que « l’unité nationale doit avoir pour socle le respect de la diversité, la reconnaissance de l’autre dans son identité et son altérité », Samba appelle «à la mobilisation et à la vigilance » pour faire échec au projet dénoncé.     Source Le Calame via odh-mauritanie.com

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Contribution: Nul ne veut “ diriger les Beidanes “; réponse au professeur Ely Ould Sneiba, Par Abou Hamidou Sy (FPC – Amerique)

Par Abou Hamidou Sy- FPC- Amérique.

Piqué au vif par la remise sur la sellette de l’Apartheid mauritanien et incapable de formuler des arguments qui réfutent cette évidence, Ely O. Sneiba n’a trouvé mieux que de recourir au seul exercice dans lequel il excelle, scribouiller sa pulaarophobie innée.

Dans son posting “ Comment diriger les Beidanes”, un pamphlet indigne d’un baudet, même sans son couvre-chef, il étale toute son ignorance des réalités historiques de l’artifice post coloniale qu’est la Mauritanie d’aujourd’hui.

Sans le moindre argument, il verse dans des affubulations grotesques, avance des assertions mensongères et réprend des thèses des plus fantaisistes. Difficile de se frayer un chemin logique dans ce kafarnaum intellectuel, mais le fond de sa pensée ne fait aucun doute: une haine viscérale envers ceux qu’il appelle “ toucouleurs” et à travers eux, minimiser l’apport de la civilisation négro-africaine dans l’histoire de notre pays.

Il me semble opportun de rappeler à sa gouverne et à celle de tous les chauvins arabes, certaines vérités historiques. Vérités en porte à faux avec le mythe fondateur d’une frange de nos compatriotes arabo-berbères; une épique chevauchée, du croissant fertile aux berges du Sénégal repoussant ainsi le couchant ( Al Magrib ) arabe à la lisière du Sahel.

Il n’échappe pas à Ely et ses paires que les nationalistes arabes authentiques, qui l’inspirent tant, sont les premiers à battre en brèche cette théorie, car fixant la limite occidentale de leur nation aux portes de Marrakech; au delà, c’est “ Bilad Al Ajam”.

Le « professeur » entame son propos en affirmant, tel un avocat essayant de rallier un jury à une cause perdue d’avance, “ ce pays membre de la ligue des États arabes, berceau des almoravides et terre emirale hassanienne”. Cette assertion ne repose sur aucun fondement, ni historique, ni culturel, encore moins démographique. Elle est, tout au plus un vœu pieux entretenu par la volonté politique d’un État malavisé et repris par des marchands d’illusions désabusés. Il suffit , pour s’en convaincre de remonter à la genèse même de l’Etat Mauritanien et de la controverse qui l’a entourée.

Ce pays qui se targue d’être arabe jusqu’à nier l’expression de toute identité négro-africaine, aucun État arabe n’en voulait. C’est grâce au soutien des pays de l’Afrique noire ( groupe de Brazzaville ) sous l’impulsion du Sénégal que notre pays a pu être accepté sur la scène internationale. A l’assemblée générale de l’O.N.U d’Octobre 1961, tous les pays arabes à l’exception de la Tunisie, ont voté contre l’admission de la Mauritanie aux Nations Unis. Cette ligue arabe qu’on chante à tous vents, c’est en 1973 que notre pays y a adhéré c’est à dire une décennie après l’O.U.A. C’est dire combien la Mauritanie, une ex- colonie de l’AOF était avant tout africaine. C’est cela sa vocation historique, son ancrage naturel et sa réalité culturelle. Que l’Etat, pour des raisons de politique interne, opte pour une différente orientation, ne peut réécrire l’histoitre.

Le territoire qui nous réunit aujourd’hui est un conglomérat d’entités jadis distinctes, qui se sont forgées chacune sa propre histoire dans son propre espace avec des fortunes diverses en fonction des circonstances. Aucune ne peut se prévaloir d’un passé plus glorieux que les autres ou prétendre avoir contribué seule au patrimoine historique commun. Qui plus est, la construction de certains pans de ce patrimoine a nécessité le concours de toutes les composantes nationales. C’est, des rives du fleuve Sénégal que l’armée Almoravide composée aussi bien de berbères que de négro-africains s’est ébranlée en direction du Nord jusqu’à atteindre les côtes de l’Europe.

La Mauritanie n’est pas exclusivement “ terre émirale hassanienne”, elle est aussi terre des Almamy du Fouta, du royaume du Walo, héritière des empires du Mali et Ghana. Elle est le pays de Samba Gueladjedji, le lieu de sépulture de Thierno Sileymani Baal, c’est aussi chez Cheikh Moussa CAMARA auteur du chef-d’œuvres :“ Zouhour Al Bassatine, fi Tarikh as Sudane”.

Dans aucun pays normal, la direction de l’Etat ne se pose en terme de race ou d’ethnie. Les nations choisissent leurs dirigeants en fonction de leurs capacités supposées ou avérées, de leurs qualités humaines et du programme qu’ils proposent. Ce sont ces normes qui ont permis à un certain Barack Obama ou Macky Sall d’être élu sans que le ciel ne s’effondre. Dans ces deux cas, malgré les diversités culturelles et ethniques, le sens de la nation à y été encouragé, développé et entretenu par l’Etat. Tout le contraire de ce qui se passe chez nous, ou c’est l’Etat, par ses politiques racistes, est le premier obstacle à l’édification de la nation mauritanienne.

Ce sont ces pratiques racistes que les Négro-africains dénoncent et contre lesquelles ils s’insurgent. Qu’elles soient qualifiées de racisme d’Etat ou d’Apartheid, les effets demeurent les mêmes: la marginalisation politique, l’exclusion économique et l’oppression culturelle des Négro-mauritaniens.

S’il est vrai que ce racisme n’est codifié dans aucun texte de loi, dans la pratique il régente la vie dans notre pays. Le sud-Africain confiné dans une zone du temps de l’Apartheid par son “PASS” n’était pas plus mal loti que le Négro-mauritanien qui ne peut pas voyager faute de carte d’identité que l’Etat refuse de lui octroyer.

Ce racisme d’Etat est si ancré dans notre pays, que certains concitoyens le trouvent normal. C’est à cause de cette normalisation que des abrutis, sous prétexte de défendre la langue arabe, profèrent des menaces contre de braves Hommes politiques sans que cela ne choque personne.

On ne défend pas une culture à coup de menaces et d’intimidations. Si réellement la langue arabe tenait a ces gens-là, ils devraient s’éduquer, se cultiver et l’améliorer pour qu’elle contribue à la civilisation universelle.

Nul ne peut contester que notre pays est un cas à part, pour dire le moins. Si la Mauritanie était un pays normal, le pouvoir ne serait l’apanage d’une seule communauté. Chacune de nos communautés est capable de produire en son sein, un homme ou une femme capable de prendre en charge les destinées de la nation.

Concernant les HaalPulaar, que O. Sneiba ne porte assurément pas dans son cœur, ils ne sont nullement obnubilés par le pouvoir, ils se confondent avec le pouvoir. En plus de l’Etat théocratique du Futa Tooro, ce sont les fondateurs de l’empire du Macina et l’Etat de Sokoto au Nigeria. Pour ne citer que les plus récents.
Leur seul tort est de résister face aux tentatives forcenées de faire d’eux une hérésie, des arabes noirs.

LLC!

Abou Hamidou Sy
FPC/Amérique du Nord

via post page Facebook Kaaw Touré

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Mauritanie : Haro sur l’opposition négro-africaine

Cherif Kane Coordinateur journaliste
Cherif Kane Coordinateur journaliste

Depuis l’élection de Ould Ghazouani en juin dernier l’opposition négro-africaine semble s’orienter vers deux directions. Les observateurs pointent une CVE originelle dirigée par son ex candidat à la présidentielle KHB et une CVE-VR dissidente dirigé par Dia Alassane du mouvement citoyen TPMN.

Deux camps qui s’opposent en apparence sur la scène nationale mais dont le dénominateur commun est l’engagement pour le règlement du passif humanitaire.

Cette scission de l’opposition d’inspiration négro-africaine de la vallée illustre bien la difficulté de leurs leaders à faire face à la question nationale qui les unit pourtant.

Cette désunion apparue visiblement après la crise post-électorale est la résultante de deux visions politiques dont l’une symbolisée par la CVE originelle qui veut un parti unique pour les forces démocratiques négro-africaines et l’autre défendue par la CVE-VE qui soutient le maintien de la diversité mais l’unité dans toutes les élections majeures.

Autrement dit une coalition unitaire. Cette différence de principe et de conviction est révélatrice d’une opposition communautaire et non communautariste en quête toujours d’un leadership. Cette absence d’unité reproduit paradoxalement les vieilles querelles des chefs de partis depuis leur apparition sur la scène nationale.

Les leçons n’ont pas été tirées ou du moins mal tirées.Dans cet embrouillamini c’est la CVE-VR qui fait figure aujourd’hui d’une opposition au système. Incontestablement les présidents de l’AJD-MR et des FPC y sont pour beaucoup.

Ibrahima Sarr et Samba Thiam incarnent depuis toujours cette longue marche vers la liberté et cet espoir auquel aspirent les mauritaniens pour une réconciliation nationale. Malgré cette divergence de principe ce qui unit KHB et Dia Alassane est plus fort ce qui les sépare.

Ces deux leaders de la vallée appartiennent à la même communauté de destin victime depuis 86 des pires exactions du régime de Ould Taya et du génocide biométrique du régime de Ould Aziz et aujourd’hui une diabolisation du régime de Ould Ghazouani qui semble prendre le même virage que ces prédécesseurs sur la réconciliation nationale.

Son manque de courage politique sur le passif humanitaire en dit long. Une raison suffisante pour que les deux tendances se rapprochent pour défier ensemble un État raciste à résonance apartheid dans sa gouvernance ou selon la belle formule du porte parole des FPC Mauritanie , pays d’apartheid ou pays à part.

Cherif Kane

Source: Source : Kassataya via cridem et boolumbal