Mauritanie : les chemins obliques de la discrimination

Causes, enjeux et conséquences d’une imposture

Faits

Vendredi 31 janvier 2020, lors d’une séance plénière de la première session ordinaire du Parlement, Cheikh Ould Baya, président de l’institution, au nom de l’Union pour la république (Upr), le parti du Chef de l’Etat, apostrophait la députée de l’opposition, Madame Coumba Dada Kane, en des termes sans équivoque : « Un discours en français n’a pas de sens ici à l’assemblée nationale. Il n’a plus de sens » ; plus tard, il renchérit, toujours dans la langue ainsi rejetée : « Si, vous parlez en français, sachez que, en tout cas, les électeurs qui vous ont élu, ne vous comprendront pas ».