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L’Afrique de l’Ouest face au Covid-19 : le point

La pandémie de Covid-19 semble s’étendre de plus en plus sur le continent africain, épargné pendant plusieurs semaines. Les États d’Afrique du Nord sont actuellement les plus touchés, tant en termes de nombre de cas qu’en ce qui concerne le nombre de décès. Un foyer semble se développer en Afrique de l’Ouest où la majeure partie des pays de la sous-région comptabilise de plus en plus de cas.

Quel est l’état des lieux de la pandémie de Covid-19 dans cette région de l’Afrique ?

Une dizaine de pays touchés en Afrique de l’Ouest

Jusqu’alors très concentrée dans le nord de l’Afrique, le Covid-19 touche désormais une quarantaine de pays africains. Sur les 43 pays touchés par la pandémie, une bonne dizaine environ se situe dans l’Ouest africain.

Nombre de cas détectés

Au 25 mars 2020, la région cumule, à elle seule, 422 cas de personnes infectées par le Covid-19 sur les 1 400 cas d’infection recensés sur tout le continent. En termes de nombre de cas recensés par pays ouest-africains, les chiffres révèlent une certaine disparité, avec en tête, des pays très touchés et en queue de peloton, des cas sporadiques. Sur les 14 pays touchés, 6 ont enregistré plus de 20 cas chacun.

Le Burkina-Faso combine actuellement le plus grand nombre de cas, 114 au total. Le pays des hommes intègres est suivi de peu par le Sénégal, deuxième pays de la sous-région à être touché par le virus, avec 86 cas répertoriés. La Côte d’Ivoire arrive en 3e position avec 73 cas après la détection de 48 nouveaux cas le mercredi 25 mars. Ils sont suivis du Ghana avec 52 cas, du Nigeria avec 44 cas et du Togo avec 20 cas.

Les 8 autres pays sur la liste des États touchés par le Covid-19 comptent tous moins de 10 cas de personnes infectées : 9 pour la Guinée Equatoriale, 6 pour le Bénin, 4 pour la Guinée, 4 pour le Cap-Vert, 3 pour le Niger, 3 pour la Gambie, 2 pour la Mauritanie et 2 pour le Mali nouvellement infecté.

Nombre de décès et de guérisons

Alors que les cas se multiplient considérablement sur tout le continent africain, les guérisons et les décès s’enchaînent également. En tout, il y a eu 134 guérisons contre 60 décès. En Afrique de l’Ouest, les guérisons ont été enregistrées dans 5 pays : le Sénégal (8), le Burkina Faso (7), la Côte d’Ivoire (2) et le Nigeria (2). Quant au nombre de décès, Le Burkina-Faso en compte actuellement 4, le Ghana en a enregistré 2 et le Nigeria 1.

Les mesures prises

Plus tôt dans la semaine, l’OMS avait appelé les pays africains à « se préparer au pire ». Suite à cet appel, plusieurs États ont annoncé des mesures  drastiques. Après la fermeture de leurs frontières terrestres, ils ont été nombreux à ordonner un confinement total des populations pour une période de 14 jours.

Burkina Faso

Le pays des hommes intègres est actuellement le plus durement touché par la pandémie du Coronavirus, tant en termes de nombre de cas qu’en termes de décès. Alors que le 23 mars, le ministre de la Santé annonçait encore 99 cas confirmés, ce nombre a bondi avec la confirmation de 15 nouveaux cas en l’espace de 2 jours. Si la capitale a été la plus touchée, avec 96 cas, 4 autres villes sont aussi durement affectées par le Covid-19.

Le président de la République, Roch Marc Christian Kaboré, dans un message à la Nation le 20 mars, a interdit les rassemblements ou les manifestations de personnes sans les endroits ouverts au public, et ce, sur toute l’étendue du territoire national. Il s’agit notamment des restaurants, des maquis, des bars et des kiosques. De même, le pays a été placé sous couvre-feu de 19h à 5h du matin.

Dans un communiqué, le gouverneur de la région du Centre a ordonné la fermeture de tous les marchés à partir du 26 mars jusqu’au 20 avril 2020. En tout, ce sont 36 marchés et marchés itinérants de la ville de Ouagadougou et ses alentours qui devront fermer. Cette mesure s’inscrit dans la ligne droite des mesures annoncées par le Président.

Nigeria

Au début de la pandémie, le Nigeria était présenté comme l’un des pays les mieux outillés pour faire face à la maladie. Il a été, le premier pays d’Afrique subsaharienne à enregistrer, le tout premier cas. Selon une équipe internationale de scientifiques, c’est aussi le pays le plus exposé au risque de contamination.

Le lundi 23 mars 2020, le Nigeria a rapporté son tout premier décès, un homme de 67 ans, rentré du Royaume-Uni et affecté par d’autres pathologies. Avec la propagation du nombre de cas, les contrôles aux points d’entrée aériens, maritimes et terrestres ont été renforcés par les services de santé portuaires du ministère fédéral de la Santé.

Depuis la semaine dernière, un confinement strict a été décrété par le gouvernement nigérian, conduisant la fermeture de toutes les frontières. Également, les vols sortants et entrants dans le pays ont tous été interdits.

Sénégal

Deuxième pays d’Afrique de l’Ouest à avoir été touché par le Covid-19, le Sénégal a durci les mesures préventives, avec l’instauration d’un couvre-feu de 20h à 6h du matin. Depuis le lundi 23 mars, dans la soirée, l’état d’urgence a été décrété par le Président Macky Sall sur tout le territoire sénégalais.

Le chef de l’État, à travers un message à la Nation, a instauré l’interdiction de cortège, de manifestation ou de rassemblement sur la voie publique, la restriction de circulation, la fermeture de tous les lieux de réunion et lieux publics. Il a précisé qu’il s’agissait de « mesures non exhaustives » qui pourraient connaître une évolution selon les circonstances.

Côte d’Ivoire

Après la fermeture des frontières le dimanche 22 mars, la Côte d’Ivoire est aussi en état d’urgence. Le président de la République ivoirienne, Alassane Ouattara, a donné une allocution à la télévision nationale pour détailler les 7 mesures prises par le gouvernement : mise en place d’un couvre-feu de 21h à 5h du matin depuis le mercredi 25 mars, fermeture des maquis et restaurants, interdiction des déplacements sans autorisation entre Abidjan et le reste du pays, confinement échelonné selon la progression de la pandémie.

Des centres d’appels et numéros verts

Dès le début de la pandémie, le gouvernement burkinabé a mis en place une cellule d’alerte qui a déjà répertorié plus de 42 000 appels, selon le professeur Martial Ouédraogo, coordonnateur national de la réponse à la pandémie.

À l’instar du Burkina-Faso, plusieurs autres pays d’Afrique de l’Ouest ont mis à la disposition des populations un ou plusieurs numéros verts : le Bénin, le Togo, le Ghana, le Sénégal, le Nigeria, le Niger, la Mauritanie, la Guinée, la Guinée Équatoriale, le Mali, le Ghana, la Gambie, la Côte d’Ivoire, le Cap-Vert et le Burkina-Faso.

Ces numéros verts ont été mis en place pour permettre aux populations de prendre des renseignements sur le Covid-19, mais aussi pour évoquer d’éventuels cas.

L’impact sur les populations

D’après l’écrivaine camerounaise Calixthe Beyala, les mesures prises par les États pour restreindre la propagation du Coronavirus auront « des effets désastreux pour le continent africain ». Selon elle, les populations les plus démunies, concentrées en Afrique subsaharienne, pourraient être les plus touchées.

Face à la cessation des activités économiques, le risque de famine est très élevé. Face au virus, « leurs organismes fragilisés par la malnutrition les rendront plus fragiles ». Elle exhorte les gouvernements à mettre en place « des stratégies d’urgence pour répondre au mieux aux besoins de nos peuples ».

source : https://www.afrik.com/

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Fermeture de la frontière entre la Mauritanie et le Mali

Dans un communiqué rendu public ce mardi 24 Mars 2020 et dont une copie est parvenue à l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a annoncé la fermeture de la frontière entre notre pays et la République du Mali. Cette mesure a été décidée en commun accord par les deux présidents des deux pays.

Voici le texte intégral de ce communiqué :

« Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation porte à la connaissance des citoyens que leurs Excellences le Président de la République Islamique de Mauritanie, Monsieur Mohamed Cheikh El Ghazouani et le Président de la République du Mali, Monsieur Ibrahima Boubacar KEITA, ont décidé, d’un commun accord, la fermeture de la frontière entre nos deux pays, pour réduire les risques de la propagation de la pandémie Covid-19.

Cette mesure prend effet à compter de ce mardi 24 mars 2020.

En conséquence, les trafics et les mouvements de personnes sont interdits, à l’exception des camions de transport de marchandises.

Les walis du Hodh Charghi, du Hodh El Gharbi, de l’Assaba, du Guidimakha et du Tiris Zemmour sont chargés chacun en ce qui le concerne de l’exécution de la présente mesure ».

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La Mauritanie a tout ce qu’il faut pour effectuer les tests de coronavirus (Représentant de l’OMS)

La Mauritanie a tout ce qu’il faut pour réaliser les tests de coronavirus. Un matériel performant de dernier cri acheté par l’État et des techniciens hautement qualifiés et bien formés dans le domaine. Leurs compétences viennent d’être confirmées par des techniciens de l’OMS, au terme d’une visite en Mauritanie. Maintenant ce qui peut ne pas être toujours là ce sont les réactifs’’, a déclaré le représentant de l’OMS à Nouakchott, Dr. Abdou Salam Gueye, vendredi, dans un entretien express avec l’AMI.

Le représentant a fait remarquer que les réactifs sont limités et que la maladie est nouvelle et son évolution rapide a créé une situation de fortes tensions dans tous les pays.

Il ajoute : Le laboratoire est un aspect très fondamental parce qu’il permet de confirmer les cas. Jusqu’à présent les définitions acceptées de COVID- 19 sont les seules confirmées par un diagnostic de laboratoire ».

Parlant des conséquences de cette maladie pour les pays de l’Afrique, le représentant a réitéré que nous sommes devant une pandémie grave qui n’atteint pas seulement l’Afrique mais aussi les pays développés.

« C’est une pandémie qui créé des problèmes pour toutes les structures des pays et non seulement au niveau de la santé, mais aussi de l’économie et même au plan de la cohésion sociale par la réduction des interactions sociales. L’Afrique doit se préparer à la réponse sur les plans coordination, planification-suivi et mobilisation de financements nécessaires ».

Au plan de la communication, le responsable onusien a précisé que l’Afrique devra être mieux préparée pour lutter contre la maladie en s’appuyant sur une communication efficace, un engagement communautaire et un système de surveillance et de détection rapide, non seulement pour gérer les cas qui existent déjà, mais aussi pour éviter ceux introduits d’autres pays.

Dr Gueye a mis en garde contre les infections dans les structures sanitaires.

« Le personnel médical peut être infecté des épidémies de ce genre pendant qu’il prodigue des soins comme il a l’habitude de le faire. Ce personnel représente des soldats qui ne doivent pas être infectés pendant qu’ils essayent de sauver des vies », a-t-il noté.

Au sujet de la prévention, le représentant a souligné qu’elle doit être faite à tous les niveaux pour réduire les cas dans les communautés et que tout cela doit être supporté par une opération logistique. « Une opération de ce genre nécessite du matériel, un matériel qu’il faut déplacer d’un point à un autre. C’est un matériel qu’il faut acheter et qui ne se fabrique pas dans tous les pays. Tout cela à un moment où l’ensemble des pays en veulent ».

Au sujet des complications sociales engendrées par les mesures de confinement et d’isolement pour les pays de l’Afrique, Dr Gueye a fait remarquer : C’est les interactions sociales qui font de l’être humain un animal social, cependant il y a des moments exceptionnels où il faut s’unifier pour défendre ce que nous avons de plus cher ».

« Nous devons avoir à l’esprit que cette lutte ne peut se faire par un seul gouvernement ou un seul centre de santé. C’est la population elle-même qui peut faire cette bataille et qui peut la gagner. Parmi les messages que j’ai partagés avec le ministre, un qui compare cette lutte à la construction d’une maison au sein de laquelle la population représente la base ou la fondation».

Il a ajouté que les pays doivent développer une veille communautaire par l’identification au sein de toutes les circonscriptions administratives des personnes influentes et crédibles auprès de leurs populations pour servir de courroie de transmission vers les populations et vice-versa, afin de pouvoir avancer rapidement dans cette lutte » souligne le patron de l’OMS à Nouakchott.

S’agissant des particularités du virus, Dr. Gueye a précisé qu’il a des similitudes avec d’autres pathologies, sauf qu’il se transmet de façon rapide d’une personne à une autre par des gouttelettes en parlant ou en toussant. Une personne atteinte peut contaminer 2 à 3 personnes.

« C’est une maladie qui n’a jamais existé au monde », a-t-il remarqué.

Parlant de sa mortalité, le représentant de l’OMS a indiqué qu’elle varie en fonction de l’âge, ce qui fait que les enfants sont les moins touchés et que le risque commence à l’âge de 40 ans. Il double à 70 ans et s’accentue à 80 ans pour atteindre un taux de décès de15% des cas.

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Coronavirus : la Mauritanie interdit aux navires opérant sur ses eaux le contact avec la terre

Le ministère des Pêches mauritanien a interdit aux navires exerçant dans les eaux mauritaniennes d’éviter tout contact avec la terre ni avec les embarcations ou d’autres navires en guise de prévention contre le coronavirus.« Les gens de mer en provenance des zones infectées par le coronavirus sont invités au respect strict des orientations et directives du comité interministériel chargé du suivi de la pandémie et du ministère de la Santé », a indiqué le ministère dans une circulaire mardi.

Celle-ci a demandé « aux navires de pêche désirant entrer en zone de pêche, et titulaires d’une licence, de n’avoir aucun contact avec la terre ni avec les embarcations ou d’autres navires », soulignant que les formalités se feront par radio et que l’embarquement des marins aura lieu à la fin de la marée ou sur ordre.

La note a ajouté que « les cargos transportant des produits de pêche ne sont autorisés à faire aucun transfert de leurs équipages, et que leurs contacts doivent être réduits au strict minimum ».

Les flottes de pêche étrangères exerçant dans les eaux mauritaniennes comprennent un grand nombre de navires chinois et européens, deux zones fortement infectées par le Covid-19.

Par ailleurs, le ministère mauritanien a exhorté les équipes de garde-côtes nationaux et l’équipage des navires de pêche à observer les mesures de protection, et à garder une distance minimale de deux mètres entre eux.

Il a signalé, au sujet des navires de commerce desservant les ports mauritaniens, que leurs capitaines ont l’obligation de transmettre aux capitaines du port leur « ETA » et leur déclaration maritime de santé au moins 72 h à l’avance.

Et d’exiger que les pilotes et équipages mauritaniens soient équipés de masques, de gants et de bottes et qu’ils maintiennent une distance de deux mètres de l’équipage du navire à inspecter.

La circulaire a enfin souligné que les personnes susceptibles d’être engagées à bord du navire doivent disposer de renseignements exacts et pertinents sur la pandémie du Covid-19 afin de prendre toutes les mesures visant à réduire les risques d’exposition.

APA

source URL: https://www.journaldebrazza.com/coronavirus-la-mauritanie-interdit-aux-navires-operant-sur-ses-eaux-le-contact-avec-la-terre/

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Santé

Coronavirus : la Mauritanie installe des appareils de contrôle à Rosso et Diama

Les autorités sanitaires mauritaniennes ont renforcé les mesures de prévention contre le coronavirus à ses postes frontières pour éviter l’entrée de personnes affectées.

Les autorités mauritaniennes ont installé des appareils de détection pour examiner toutes les personnes entrant sur le territoire mauritanien, des mesures prises après l’enregistrement de quatre cas de la maladie au Sénégal, dont un patient avait été guéri alors que les trois autres sont encore en quarantaine, tous venaient de l’extérieur.

Selon le correspondant de Sahara Medias à Rosso les autorités sanitaires mauritaniennes ont installé des appareils de contrôle aux points de passage à Rosso, à Diama, Lexeïba et Kany, à l’est de Rosso.

Toutes les personnes empruntant ces passages sont soumises à un examen par caméras thermiques et à d’autres examens afin de s’assurer de leur bonne santé avant leur entrée dans le territoire mauritanien.

Le ministère mauritanien de la santé avait affirmé l’absence de cas de cette maladie sur le territoire du pays, mais avait insisté, à travers des communiqués adressés aux populations, sur la nécessité de prendre toutes les mesures de prévention nécessaires et de suivre les recommandations médicales établies.

Sen360.sn

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Mauritanie : La Banque Mondiale accorde un don de 52 millions de dollars

La Mauritanie est dans les bonnes grâces des institutions financières de Bretton Woods. C’est ainsi que le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque Mondiale vient d’approuver deux dons d’un montant total de 52 millions de dollars pour aider la Mauritanie à améliorer l’efficacité et l’efficience du système national de filets sociaux adaptatifs et élargir sa couverture aux ménages pauvres et vulnérables par des transferts sociaux ciblés, notamment auprès des réfugiés et des communautés d’accueil.

Nouakchott par : Bakari Guèye

La Mauritanie est dans les bonnes grâces des institutions financières de Bretton Woods. C’est ainsi que le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque Mondiale vient d’approuver deux dons d’un montant total de 52 millions de dollars pour aider la Mauritanie à améliorer l’efficacité et l’efficience du système national de filets sociaux adaptatifs et élargir sa couverture aux ménages pauvres et vulnérables par des transferts sociaux ciblés, notamment auprès des réfugiés et des communautés d’accueil.

Le projet soutient l’engagement du gouvernement Mauritanien à renforcer le système de filets de sécurité adaptatifs tel que défini dans sa Stratégie nationale de réduction de la pauvreté pour la période 2016-2030 (Stratégie de la croissance accélérée et de la prospérité partagée).

« Le projet est aligné sur notre Cadre de partenariat pays, qui se concentre sur le renforcement du capital humain pour favoriser une croissance inclusive », a souligné Laurent Msellati, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Mauritanie.

« Il vise à étendre la couverture des programmes actuels de protection sociale et à atteindre les populations vulnérables dans les régions les plus fragiles du pays, y compris les réfugiés de la zone des Hodhs, à la frontière Malienne. »

Le projet s’appuie sur l’actuel projet Mauritanien de système de filets sociaux lancé en 2015 et s’attachera principalement à : mettre à jour le Registre social qui permet de cibler efficacement et de manière transparente les ménages pauvres et vulnérables ; d’élargir la couverture du programme national de transferts sociaux Tekavoul ; et de déployer le programme de filet de sécurité sociale Elmaouna pour atteindre les ménages en situation d’insécurité alimentaire pendant la période de soudure.

Plus de 290 000 personnes vivant dans l’extrême pauvreté bénéficieront du programme Tekavoul tandis que 24 000 autres familles seront soutenues par le biais de transferts monétaires d’urgence pour répondre aux chocs. Le projet contribuera également à renforcer la capacité de la Délégation générale de Taazour et du Commissariat à la sécurité alimentaire à gérer les programmes de protection sociale.

« À court terme, les familles pourront utiliser l’argent pour leurs besoins immédiats, généralement pour acheter de la nourriture et recourir aux services de base. À long terme, elles pourront mettre un peu d’argent de côté pour l’investir dans leurs moyens de subsistance et leur bien-être », a expliqué Matthieu Lefebvre, chef du projet à la Banque Mondiale. « Nous avons constaté que les transferts d’argent liquide ont des retombées sur les économies locales et bénéficient ainsi à l’ensemble de la communauté. »

Le projet est financé par une subvention de 45 millions de dollars de l’Association internationale de développement (notamment un financement du sous-guichet régional d’IDA-18 pour l’aide aux réfugiés et aux communautés d’accueil) et par une subvention de 7 millions de dollars du Programme de protection sociale adaptative pour le Sahel, cofinancée par le gouvernement Allemand.

A noter dans le même cadre que le Fonds Monétaire International a recommandé au gouvernement Mauritanien d’augmenter les dépenses sociales, en particulier celles de l’éducation, de la santé et des infrastructures, a annoncé, mercredi à Nouakchott, son chef de mission dans le pays, Eric Mottu.

« Une telle augmentation a pour but de répondre aux besoins de la population, de soutenir une croissance forte et inclusive et de créer des emplois », a expliqué M. Mottu dans une déclaration à la presse après un entretien avec le président Mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Il a précisé que le FMI a conclu avec les autorités Mauritaniennes la 5e revue du programme qui « continue d’être mis en œuvre de manière satisfaisante ».

Bakari Guèye

Lakoom Info

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Le Président de la République reçoit le Président et des membres du Haut Conseil d’État libyen

Le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a reçu en audience, jeudi en début d’après-midi, M. Khaled Omar El Mechri, président du Haut Conseil d’État Libyen, en compagnie de membres du Conseil.

À sa sortie audience, M. Khaled Omar El Mechri a fait la déclaration suivante : « Notre arrivée à Nouakchott s’inscrit dans le cadre des visites fraternelles qui prolongent nos contacts dans notre environnement maghrébin, arabe et africain. Il s’agit pour nous de donner une vision claire du dossier libyen, d’examiner avec nos frères mauritaniens nos relations bilatérales et de prospecter, ensemble, les moyens de les renforcer et de les densifier.

Nos entretiens avec le Président de la République se sont focalisés sur la question libyenne et les moyens d’appui à une solution pacifique qui se fonde sur l’arrêt des confrontations armées et l’entrée dans une phase de stabilité et de référendum sur la constitution, pour conduire, par la suite, à des élections législatives.

Nous avons constaté une parfaite identité de vue sur l’ensemble des sujets que nous avons abordés avec Son excellence le Président de la République qui est bien au fait de la situation en Libye.

La Mauritanie est affectivement membre de la commission de haut niveau pour le dossier Libyen, et nous avons eu précédemment une rencontre lors du dernier du groupe qui s’est tenu à Brazzaville.

Notre rencontre avec le Président mauritanien a été également l’occasion de discuter des projets, qui feront ultérieurement l’objet d’étude par les techniciens des deux parties, en vue de relancer la coopération bilatérale et de la dynamiser. Nous félicitons le peuple mauritanien pour les élections qu’il a menées, et le Président de la République pour la confiance que les Mauritaniens ont placée en lui. Nous souhaitons à la Mauritanie davantage de progrès, de prospérité et de bonheur, et au peuple mauritanien, la pleine réalisation de ses aspirations et de ses ambitions.

Nous partageons, ensemble, les mêmes substrats culturels, historiques et spirituels, de telle sorte qu’en Mauritanie, nous nous sentons en Libye, d’autant plus que les racines d’une bonne partie de la société libyenne se trouve ici en Mauritanie et dans cette région.

Nous poursuivrons cette dynamique de contact, d’échange et de concertation, et remercions Son Excellence le Président de la République pour la qualité de l’accueil. Nous souhaitons au peuple mauritanien frère progrès et prospérité.

L’audience s’est déroulée en présence de MM Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, directeur de Cabinet du Président de la République, Sidi Mohamed Ould Bouna, Mohamed Lemine Ould Cheikh El Hadrami et Sidi Mohamed Ould Domane, chargés de mission à la Présidence.

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Diplomatie: la Mauritanie nomme son nouvel ambassadeur à Rabat

Le nouvel ambassadeur de la République Islamique de Mauritanie à Rabat est désormais connu. Il s’agit de Mohamed Ould Hanani, que le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, vient de nommer à ce poste, resté vacant depuis six mois.

New York, Londres, Rome, Pretoria, Abu Dhabi, Damas, Rabat: telles sont les grandes capitales que la Mauritanie vient de pourvoir en nouveaux ambassadeurs, ce jeudi 12 mars 2020.

Bien que ces nominations n’aient pas encore été officiellement annoncées par l’agence de presse du pays, une source autorisée au ministère mauritanien des Affaires étrangères, interrogée par Le360, confirme la nomination à Rabat de Mohamed Ould Hanani, en tant qu’ambassadeur de la République Islamique de Mauritanie auprès du Royaume du Maroc.

Mohamed Ould Hanani, selon cette source, est un magistrat de formation, et l’ancien président de la Cour suprême de Mauritanie.

Vidéo. Bourita: «les relations maroco-mauritaniennes sont fondées sur deux socles: la fraternité et le bon voisinage»

Il a été nommé ambassadeur pour la première fois en 2005, sous le mandat de Ely Ould Mohamed Vall. Depuis cette date, et jusqu’en 2019, il a été en poste, en tant qu’ambassadeur de son pays dans de nombreux pays d’Afrique australe: en Afrique du Sud, en Eswatini (ex-Swaziland) et aux Seychelles. 

Rappelons que le poste d’ambassadeur mauritanien à Rabat était resté vacant depuis six mois, date à laquelle l’ancien représentant de Nouakchott accrédité à Rabat avait été choisi par Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dès sa prise de fonction en août dernier, en tant que conseiller à la présidence de la République. 

Par Mohamed Deychillaoui

le360.ma

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Lutte contre djihadisme: L’exception mauritanienne


Pour beaucoup de diplomates et d’experts, la Mauritanie qui prend ce mardi la présidence tournante du G5 Sahel reste le bon élève de la lutte anti terroriste au Sahel. Une enquête de nos confrères de l’AFP.


À des kilomètres de la première ville, au fond de la seule tente d’un campement en plein désert de Mauritanie, trône une radio VHF. Qu’un étranger passe par ici, et les habitants actionnent l’appareil pour prévenir les autorités.

C’est un modeste mais efficace maillon du dispositif sécuritaire qui, mêlé à un travail sur les esprits, préserve la Mauritanie de la menace jihadiste alors que celle-ci ne cesse de s’étendre chez ses voisins sahéliens.

Tandis que le Mali frontalier compte ses morts à intervalles réguliers, la Mauritanie, quatre millions d’habitants, n’a pas connu d’attaque sur son sol, depuis 2011.

2005, la Mauritanie exposée

«Il faut remonter aux années 2005 pour comprendre», explique un diplomate occidental. L’expansion de groupes islamistes en Algérie, voisin du nord, touche alors de plein fouet la Mauritanie, théâtre de plusieurs attentats.

En 2008, l’ancien chef de la sécurité présidentielle, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, prend le pouvoir par la force. Un an plus tard, il est élu président.

Les partenaires occidentaux sont circonspects, mais pragmatiques: en raison du nombre substantiel de Mauritaniens dans les groupes jihadistes naissants dans le nord du Mali, «la France a très vite compris que la menace jihadiste pouvait s’étendre à la Mauritanie», selon un ancien coopérant français, tenu comme d’autres sources à cacher son identité.

Paris, et Washington dans une moindre mesure, envoient des formateurs encadrer les unités antiterroristes et renforcer le renseignement mauritanien.

Les autorités mauritaniennes investissent sur la formation et travaillent à fidéliser les soldats: budgets gonflés, nouveaux équipements, salaires versés à la banque, accompagnement social des militaires.

La bataille des idées

Aujourd’hui, des dizaines de checkpoints jalonnent chaque axe routier. Une immense région jouxtant le Mali a été classée «zone militaire», où les civils n’ont pas le droit de circuler. «Toute voiture qui y circulerait serait repérée et contrôlée. Cette mesure a permis le repérage de bandes armées de trafiquants de cannabis qui ont subi des bombardements de l’armée de l’air par le passé», souligne Hassane Koné, chercheur à l’Institut d’études de sécurité à Dakar.

Au même moment, Nouakchott engage la bataille des esprits. Un dialogue est organisé, en 2010, entre les principaux oulémas et environ soixante-dix (70) jihadistes en prison. Les leaders religieux en convainquent une cinquantaine de se repentir. Parmi eux, certains sont envoyés à la télévision, dans les mosquées, pour prêcher auprès des jeunes que le jihad n’est pas la bonne voie.

Plus de 500 imams sont recrutés, et les jeunes sortis des mahadras (écoles traditionnelles islamiques) se voient offrir une formation professionnelle.

«Nous avons vu à cette époque une forte baisse des recrutements jihadistes», explique M. Koné, par ailleurs ancien directeur des renseignements de la gendarmerie mauritanienne. «Les gens sont moins sensibles aux idées radicales, les populations collaborent plus avec l’État», continue-t-il.

L’actuel président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ancien chef d’État-major et ex-bras droit du président Aziz, louait en janvier cette «ouverture spirituelle» fondée sur «l’ancrage des valeurs de tolérance et d’acceptation de l’autre pour déstructurer et détruire les fondements religieux de l’action des terroristes».

Au travail idéologique et sécuritaire s’est greffée la création de villes ex nihilo, synonymes d’activité économique et de services de proximité, quand les groupes jihadistes prospèrent dans d’autres pays sur l’absence de l’État. Ainsi sont nées en plein désert Nbeiket Lahwach, Termessa, Bouratt et Cham.

Un pacte secret?

«Il s’agit d’occuper le terrain, de dire aux populations nomades qui n’avaient pas de sentiment d’appartenance étatique: ‘‘Votre pays s’occupe de vous, vous protège, vous soigne, éduque vos enfants’’», analyse Isselmou Ould Salihi, journaliste mauritanien spécialiste des questions jihadistes.

L’immunité mauritanienne aux attaques ainsi que des déclarations américaines ont nourri les interrogations sur l’existence d’un pacte de non-agression secret entre Nouakchott et jihadistes.

Les États-Unis ont affirmé avoir trouvé, en 2011, dans la cache pakistanaise où a été tué l’ancien leader d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), Oussama Ben Laden, des documents faisant état d’une tentative de rapprochement entre le groupe et Nouakchott, en 2010.

«Rien n’a jamais permis de corroborer ces rumeurs, elles sont fausses», oppose une source proche du pouvoir.

Le diplomate occidental interrogé par l’AFP abonde: «Pas de deal mais des relations tribales évidentes et historiques entre habitants du Nord du Mali et de la Mauritanie».

La Mauritanie prend cette semaine la présidence tournante du G5 Sahel coordonnant la coopération de cinq pays de la sous-région sur la sécurité et le développement. «La Mauritanie est un acteur qui a pu venir à bout du terrorisme, en 2011. Nous attendons beaucoup de leur présidence», explique une source française.

Source: Mondafrique

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Santé

Coronavirus: la Mauritanie renvoie 15 touristes italiens dans leur pays

Coronavirus
Coronavirus

En Mauritanie, quinze touristes italiens ont été reconduits chez eux dimanche. Les autorités du pays l’ont annoncé mercredi 4 mars. Ces voyageurs ont tenté de se soustraire aux mesures de confinement mises en place par les autorités sanitaires mauritaniennes suite à l’épidémie de nouveau coronavirus.

C’est à plus de 90 kilomètres de Nouakchott que le groupe de touristes italiens a été intercepté. Le matin même, ils séjournaient encore dans un hôtel de la capitale où ils devaient attendre pour être placés en confinement.

Depuis février, les autorités sanitaires ont mis en place des procédures de précaution. Les voyageurs en provenance de pays à risques doivent être placés à l’isolement, une quinzaine de jours. Or, l’Italie a enregistré plus de 3 000 cas et plus d’une centaine de décès.

Arrivés à l’aéroport de Nouakchott, les touristes italiens affirment ne pas être au courant de ces mesures sanitaires. Ils acceptent d’abord le confinement, puis prennent la tangente le lendemain matin, avec leur guide, en direction de l’Atar, dans le nord du pays, pour continuer leur périple touristique.

« Ils ont tenté le coup, explique, bon joueur, Abdelkader ould Ahmed, porte-parole du ministère de la Santé. Mais la Mauritanie applique le même protocole que la plupart des pays du monde. Il n’y a pas de raison de s’y soustraire. » Raccompagnés à leur hôtel, les touristes italiens ont préféré être renvoyés chez eux plutôt que d’attendre la fin du confinement.

RFI