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Laâyoune: le PJD cherche à mettre un pied dans le fief de l’Istiqlal

Kiosque360. Pour la première fois de son histoire, le Parti de la justice et du développement tient une réunion de son secrétariat général en dehors de la Région Rabat-Kénitra. Il a choisi la ville de Laâyoune en faisant d’une pierre deux coups… politiques.

Entre la volonté du PJD de passer un message fort quant à son soutien indéfectible à la cause de l’intégrité territoriale et celle d’envoyer des signaux politiques à ses militants dans les provinces du sud en prévision des échéances électorales de 2021, la réunion du secrétariat général du parti de la Lampe s’est tenue à Laâyoune, ce week-end.

Selon le quotidien Al Ahdath Al Maghribia du lundi 9 mars, Saâd-Eddine El Othmani a également présidé un meeting populaire dans la capitale des provinces du sud, où il a justifié la présence de la direction du PJD par la volonté de ce dernier d’appuyer les efforts diplomatiques que fournit actuellement le Maroc dans le cadre de la défense de sa première cause nationale. Surtout avec l’ouverture récente de 6 consulats africains à Laâyoune et 3 autres à Dakhla, en attendant davantage.

Il a également affirmé qu’il s’agissait là d’une première rencontre de communication entre le parti et les citoyens de la région, rencontre qui sera, selon lui, suivie par une prochaine et intense activité menée par la direction du PJD au niveau de Laâyoune et région. Une activité qui entre, selon Al Ahdath,  dans le cadre, bien évidemment, d’un échauffement en prévision de la course aux prochaines élections de 2021.

Pour sa part, le quotidien Akhbar Al Yaoum soutient cette thèse de campagne électorale avant l’heure, en rapportant que le PJD est allé défier plus puissant que lui dans les régions du sud, à savoir le parti de l’Istiqlal, dont Laâyoune a toujours été un fief intouchable. D’ailleurs, au vu de la faiblesse de l’assistance au meeting du PJD à Laâyoune, El Othmani aurait accusé certaines parties, qu’il n’a pas citées, de vouloir parasiter ses activités politiques localement. Or, le journal estime que ce meeting était peut-être inappropriée à l’heure actuelle, puisque le gouvernement a annulé tous les rassemblements et autres événements qui attirent les foules pour éviter toute contagion au coronavirus.

Par Mohamed Deychillaoui

Le 360