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Coronavirus – Mali : Communique du Gouvernement de la Republique du Mali sur les Premiers Cas de Coronavirus au Mali

COMMUNIQUE DE PRESSE

Coronavirus – Mali : Communique du Gouvernement de la Republique du Mali sur les Premiers Cas de Coronavirus au MaliIl s’agit de deux (2) personnes de nationalité malienne rentrées de France les 12 et 16 mars 2020

BAMAKO, Mali, 26 mars 2020/ — Le Gouvernement de la République du Mali, conformément à son engagement de tenir régulièrement informée l’opinion nationale et internationale sur l’évolution de la situation épidémiologique au Mali, informe, que dans la nuit du mardi 24 mars 2020, les services de santé ont enregistré deux (2) cas testés positifs au Coronavirus (COVID-19). 

Il s’agit de deux (2) personnes de nationalité malienne rentrées de France les 12 et 16 mars 2020. Le premier cas est une dame de 49 ans résident à Bamako. Le 2ème cas est un homme de 62 ans à Kayes. Les deux cas sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. 

Le Gouvernement rassure que toutes les dispositions sont prises pour une meilleure gestion des cas et invite les populations à rester sereines et à respecter strictement les mesures de prévention recommandées. 

Distribué par APO Group pour Ministère de la Santé et des Affaires Sociales du Mali.
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Ministère de la Santé et des Affaires Sociales du Mali
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Covid 19: La situation s’empire dans les pays voisins du Mali

Trois semaines après son introduction en Afrique, la pandémie de coronavirus a atteint presque tous les pays africains. A ce jour, le Mali n’a pas enregistré de cas confirmé. Mais, avec 1 396 cas confirmés de coronavirus et 40 morts sur le continent, les autorités maliennes sont inquiètes car tous les pays voisins du Mali sont touchés et le virus répand vite.

Des «passoires». Pour Michel Sidibé, ministre de la Santé, les frontières terrestres du Mali sont des passoires. Des centaines de personnes, de toute nationalité, s’inquiète-t-il, traversent quotidiennement ces frontières et les instructions données aux agents de la santé ne sont pas toujours respectées. A l’intérieur du pays, ce sont les citoyens qui défient les mesures de prévention adoptées par le Conseil Supérieur de la Défense nationale. Dans un communiqué publié, ce lundi soir, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile annonce des «mesures drastiques pour contraindre les contrevenants» à se conformer aux prescriptions en vigueur.

Deux poids deux mesures

«Contraindre les contrevenants?» Réuni le 17 mars dernier, le Conseil Supérieur de la Défense nationale avait annoncé la suspension jusqu’à nouvel ordre, de tous les regroupements publics à l’exception des « rassemblements à caractère religieux». Des consultations avec les leaders des différentes communautés religieuses devaient permettre de «convenir des mesures appropriées pour assurer la santé des fidèles». Une semaine après cette annonce, les consultations ont bien eu lieu avec le Premier ministre. Si les responsables des Eglises Catholiques et Protestantes ont fermé leurs lieux de culte, les responsables du Haut Conseil Islamique et de la Ligue des Imams se refusent à fermer les mosquées, prétextant que la maladie n’est pas encore au Mali.

Pendant ce temps, la situation autour de notre pays est de plus en plus critique. Tous les pays voisins du Mali infectés par la pandémie. A ce jour mardi 24 mars, 509 cas confirmés sont enregistrés par les sept pays voisins du Mali. Avec 29 nouveaux cas confirmés, ce lundi, l’Algérie est notre voisin le plus touché avec 230 cas. Il est suivi du Burkina Faso avec 114 cas confirmés dont 15 nouveaux cas positifs signalés, ce lundi. Le troisième pays le plus infecté par le virus est le Sénégal avec ses 86 cas confirmés. La Côte d’Ivoire, quant à elle, a enregistré 48 nouveaux cas ce mardi, passant à 73 cas confirmés au total.

Mamadou TOGOLA

maliweb.net

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Fermeture de la frontière entre la Mauritanie et le Mali

Dans un communiqué rendu public ce mardi 24 Mars 2020 et dont une copie est parvenue à l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a annoncé la fermeture de la frontière entre notre pays et la République du Mali. Cette mesure a été décidée en commun accord par les deux présidents des deux pays.

Voici le texte intégral de ce communiqué :

« Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation porte à la connaissance des citoyens que leurs Excellences le Président de la République Islamique de Mauritanie, Monsieur Mohamed Cheikh El Ghazouani et le Président de la République du Mali, Monsieur Ibrahima Boubacar KEITA, ont décidé, d’un commun accord, la fermeture de la frontière entre nos deux pays, pour réduire les risques de la propagation de la pandémie Covid-19.

Cette mesure prend effet à compter de ce mardi 24 mars 2020.

En conséquence, les trafics et les mouvements de personnes sont interdits, à l’exception des camions de transport de marchandises.

Les walis du Hodh Charghi, du Hodh El Gharbi, de l’Assaba, du Guidimakha et du Tiris Zemmour sont chargés chacun en ce qui le concerne de l’exécution de la présente mesure ».

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COVID19 : la MINUSMA prend des mesures de prévention renforcées et active son plan de continuité d’activité



COMMUNIQUE DE PRESSE
COVID19 : la MINUSMA prend des mesures de prévention renforcées et active son plan de continuité d’activité
La MINUSMA s’organise pour préserver sa capacité de travail aussi longtemps que les évènements l’exigeront
BAMAKO, Mali, 23 mars 2020/ — A la suite de l’annonce des mesures prises par le gouvernement malien pour éviter l’épidémie de Covid-19 au Mali, la MINUSMA prend des mesures de prévention renforcées et active son plan de continuité d’activité.

« J’ai la plus grande confiance dans l’engagement du personnel de la MINUSMA à se protéger mutuellement, protéger les autres, tout en continuant à assurer la continuité de nos opérations au Mali, » a déclaré ce matin de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali, M. Annadif avant d’ajouter : « d’autres mesures seront renforcées au besoin. Nous suivons de près l’évolution de la situation et continuerons, en toute transparence, de tenir l’opinion informée de tout développement significatif nous concernant, lié à l’épidémie COVID-19. »

La MINUSMA s’organise pour préserver sa capacité de travail aussi longtemps que les évènements l’exigeront et a ainsi pris les mesures qui suivent :

Pour renforcer les mesures mises en place par le gouvernement et par mesure de précaution, quand ils rentrent au Mali depuis une zone affectée, tous les personnels civils, police et militaires MINUSMA sont systématiquement mis en auto-isolation pour une durée de 14 jours. La Mission a pris les dispositions nécessaires et a mis en place un centre de transit à cet effet.La tenue de toute réunion publique, atelier ou séminaire est étudiée au cas par cas, et leur capacité suit strictement les recommandations gouvernementales.Des mesures sanitaires appropriées ont déjà été prises et adoptées par l’ensemble du personnel, dans tous les bureaux ou installations MINUSMA, une ligne d’assistance médicale dédiée a été établie.Un principe général de télétravail est en cours, la présence physique du personnel au quartier général de Bamako s’organisera afin de réduire les effectifs présents, tout en assurant la continuité des opérations.
La MINUSMA anticipe et se prépare tout en restant extrêmement adaptable face à l’évolution de la situation, en coordination avec le gouvernement de la république du Mali.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).SOURCE
United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA
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Mali. Au moins une «trentaine» de soldats tués dans une attaque

L’attaque s’est déroulée tôt ce jeudi matin, dans le nord du Mali. Au moins une trentaine de soldats maliens ont trouvé la mort dans un assaut attribué aux Djihadistes.

Une trentaine de soldats maliens ont été tués et cinq blessés jeudi dans une attaque attribuée aux djihadistes dans le nord du Mali, a indiqué l’armée malienne.

Les assaillants ont donné l’assaut tôt jeudi à un poste militaire à Tarkint, au nord de Gao, principale ville du nord du Mali, a indiqué à l’AFP un responsable militaire sous couvert de l’anonymat.

Le bilan de l’attaque de Tarkint ( Gao) a lourdement évolué dans la journée : une trentaine de morts et 5 blessés, ont indiqué sur Twitter les Forces armées maliennes.

Une « attaque terroriste »

Dans l’après-midi, l’armée avait annoncé que sa position de Tarkint avait fait l’objet d’une attaque terroriste, terme utilisé par les autorités maliennes pour désigner les attaques des groupes djihadistes. Elle avait fait état de deux soldats tués et 10 blessés.

Les corps des soldats tués ont été acheminés à Bourem, au sud de Tarkint, où un élu local s’exprimant également sous le couvert de l’anonymat en a dénombré au moins 20.

Cette attaque est la plus meurtrière essuyée par l’armée malienne depuis quatre mois.

Dans un contexte de grave détérioration sécuritaire à travers le Sahel, les opérations imputées aux djihadistes ont fait des dizaines de morts dans les rangs des forces de sécurité maliennes.

Le Mali a été confronté depuis 2012 à des insurrections indépendantistes puis djihadiste ainsi qu’à des violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Parties du nord du Mali, tombé sous le contrôle de groupes djihadistes en 2012, jusqu’au lancement en janvier 2013 d’une opération militaire à l’initiative de la France, les violences se sont ensuite propagées au centre du pays et aux Burkina Faso et Niger voisins.

Devant la détérioration sécuritaire, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé en février avoir rompu avec la ligne directrice officiellement suivie jusqu’alors et de tenter de dialoguer avec certains djihadistes.

Ouest-France avec AFP