Catégories
A la une

Mali : le chef de l’opposition enlevé «se porte bien», négociations pour sa libération


Mali : le chef de l’opposition enlevé «va bien», négociations pour sa libération

Le chef de l’opposition malienne Soumaïla Cissé «se porte bien», plus d’une semaine après son enlèvement, a déclaré vendredi sa formation politique, et des négociations se poursuivent avec ses ravisseurs, qui ont libéré tous les membres de la délégation de M. Cissé qu’ils retenaient aussi.

Soumaïla Cissé, 70 ans, avait été enlevé le 25 mars avec une douzaine de membres de sa délégation alors qu’il se déplaçait dans son fief électoral de Niafounké, dans la région de Tombouctou, dans le nord du Mali, en campagne pour les élections législatives du 29 mars.

Catégories
A la une

Coronavirus : l’Afrique face à la pandémie le samedi 28 mars

L’Afrique comptait ce samedi 28 mars 3 924 cas confirmés de coronavirus rapportés dans 46 pays. Le Covid-19 a déjà coûté la vie à 117 personnes (116 en Egypte et 1 en Afrique du Sud), selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine.

  • De Madagascar au Kenya, exode et transhumance

A pied, en vélo, des centaines de Malgaches fuient la capitale Antananarivo depuis plusieurs jours pour se réfugier à la campagne.

Catégories
A la une

Sahel: vaste opération militaire conjointe en mars dans la zone des trois frontalières (Etat Major)

Les armées malienne, nigérienne et la force française Barkhane ont mené en mars une opération d’une envergure « inédite » aux confins du Mali et du Niger, qui a mobilisé près de 5.000 hommes et permis d’éliminer « un grand nombre de terroristes », selon l’état-major français.

« Du 3 au 23 mars, la force Barkhane, conjointement avec les forces armées maliennes (FAMa) et nigériennes (FAN), a conduit l’opération MONCLAR dans la région des trois frontières », affirme l’état-major dans un communiqué. « Cet engagement, inédit par le volume de forces engagées, a permis d’obtenir des résultats très significatifs concrétisés par la neutralisation d’un grand nombre de terroristes et la destruction ou saisie de très nombreuses ressources militaires », dont près de 80 motos, de l’armement, des munitions et du matériel nécessaire à la confection d’engins explosifs, selon le texte. L’état-major souligne une « concentration des efforts sans précédent, impliquant près de 5.000 soldats », dont 1.700 Français, 1.500 militaires de la force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) et 1.500 soldats nigériens. Elle « traduit directement la volonté de la force Barkhane, de la FC-G5 (force conjointe du G5 Sahel, NDLR) et des armées partenaires d’exercer une pression forte contre les groupes armés terroristes, notamment l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS) », souligne-t-il sans donner le nombre de jihadistes « neutralisés ».De source proche du dossier, ce bilan s’élève à « des dizaines » de combattants. Le président français Emmanuel Macron et ses homologues du G5 Sahel, réunis en sommet à Pau (sud-ouest de la France) le 13 janvier, avaient affirmé leur volonté d’accentuer leurs efforts militaires sur cette région des « trois frontières », en désignant l’EIGS comme l’ennemi prioritaire. Ils s’étaient également engagés à renforcer la coopération de leurs armées sur le terrain. Ces opérations, menées « notamment dans le Liptako nigérien et le Gourma malien », ainsi qu’à la frontière malo-burkinabè, ont permis d’atteindre un « niveau de coordination inédit entre les forces qui opèrent dans la région », se félicite l’état-major français, en évoquant du partage de renseignement et un mécanisme « efficace » de commandement conjoint. Ces dernières semaines, l’armée française a multiplié les offensives dans la région des trois frontières, y revendiquant la « neutralisation » de plusieurs dizaines de jihadistes au total depuis le début de l’année.Les effectifs de Barkhane sont récemment passés de 4.500 à 5.100 militaires. Paris espère que ce renfort permettra d’inverser le rapport de forces dans le Sahel, où les groupes jihadistes ont multiplié les attaques ces derniers mois. Les violences jihadistes – souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires -, ont fait 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, cinq fois plus qu’en 2016, selon l’ONU, malgré la présence de forces africaines, onusiennes et internationales. 

Copyright Malijet © 2008 – 2020. Tous droits réservés

Source: AFP

Catégories
A la une

Coronavirus – Mali : Communique du Gouvernement de la Republique du Mali sur les Premiers Cas de Coronavirus au Mali

COMMUNIQUE DE PRESSE

Coronavirus – Mali : Communique du Gouvernement de la Republique du Mali sur les Premiers Cas de Coronavirus au MaliIl s’agit de deux (2) personnes de nationalité malienne rentrées de France les 12 et 16 mars 2020

BAMAKO, Mali, 26 mars 2020/ — Le Gouvernement de la République du Mali, conformément à son engagement de tenir régulièrement informée l’opinion nationale et internationale sur l’évolution de la situation épidémiologique au Mali, informe, que dans la nuit du mardi 24 mars 2020, les services de santé ont enregistré deux (2) cas testés positifs au Coronavirus (COVID-19). 

Il s’agit de deux (2) personnes de nationalité malienne rentrées de France les 12 et 16 mars 2020. Le premier cas est une dame de 49 ans résident à Bamako. Le 2ème cas est un homme de 62 ans à Kayes. Les deux cas sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. 

Le Gouvernement rassure que toutes les dispositions sont prises pour une meilleure gestion des cas et invite les populations à rester sereines et à respecter strictement les mesures de prévention recommandées. 

Distribué par APO Group pour Ministère de la Santé et des Affaires Sociales du Mali.
SOURCE
Ministère de la Santé et des Affaires Sociales du Mali
Contenu multimédia
Télécharger le logo

Catégories
A la une

Fermeture de la frontière entre la Mauritanie et le Mali

Dans un communiqué rendu public ce mardi 24 Mars 2020 et dont une copie est parvenue à l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a annoncé la fermeture de la frontière entre notre pays et la République du Mali. Cette mesure a été décidée en commun accord par les deux présidents des deux pays.

Voici le texte intégral de ce communiqué :

« Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation porte à la connaissance des citoyens que leurs Excellences le Président de la République Islamique de Mauritanie, Monsieur Mohamed Cheikh El Ghazouani et le Président de la République du Mali, Monsieur Ibrahima Boubacar KEITA, ont décidé, d’un commun accord, la fermeture de la frontière entre nos deux pays, pour réduire les risques de la propagation de la pandémie Covid-19.

Cette mesure prend effet à compter de ce mardi 24 mars 2020.

En conséquence, les trafics et les mouvements de personnes sont interdits, à l’exception des camions de transport de marchandises.

Les walis du Hodh Charghi, du Hodh El Gharbi, de l’Assaba, du Guidimakha et du Tiris Zemmour sont chargés chacun en ce qui le concerne de l’exécution de la présente mesure ».

Catégories
International

Au Mali et au Sahel, la situation sécuritaire se détériore à un rythme alarmant (ONU)

L’ONU a réitéré, mercredi, au Conseil de sécurité sa détermination à travailler avec tous ses partenaires pour lutter contre les causes profondes du terrorisme, de l’instabilité et de la violence au Mali et dans la région du Sahel.

« La situation sécuritaire au Mali et dans l’ensemble de la région du Sahel se détériore à un rythme alarmant », a alerté le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, lors d’une réunion du Conseil consacrée à la situation dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. .

La semaine dernière, 18 Casques bleus de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) ont été blessés lors d’une attaque contre leur camp à Tessalit, dans le nord du pays.

Jeudi, 89 soldats nigériens ont été tués à Chinagoder, près de la frontière malienne, dans une attaque revendiquée ce mardi par l’organisation terroriste État islamique au Grand Sahara.

Le 4 janvier, 14 enfants ont perdu la vie dans une attaque contre un autobus près de la frontière malienne dans le nord du Burkina Faso.

M. Lacroix a indiqué aux membres du Conseil que les groupes terroristes prolifèrent dans les régions de Ménaka et Gao, au Mali. « Nous avons assisté à une augmentation des attaques d’engins explosifs improvisés contre nos convois, attaques qui ont occasionné plusieurs blessés chez les Casques bleus », a -t-il dit, soulignant que ces incidents « se produisent presque quotidiennement ».

« Le terrorisme continue d’alimenter la violence intercommunautaire dans le centre du Mali », a alerté le chef des opérations de paix, précisant que l’on compte actuellement plus de personnes déplacées souffrant de la faim dans la région de Mopti que par le passé.

Pour le Secrétaire général adjoint, le redéploiement des unités reconstituées des Forces de défense et de sécurité maliennes dans le nord du Mali reste une priorité urgente. Le 6 janvier, les autorités maliennes ont entamé le déploiement du premier bataillon reconstitué de Bamako à Kidal via Gao. Il devrait arriver à Kidal d’ici la fin du mois. « Il s’agit d’une étape importante vers la restauration de l’autorité de l’État à travers le pays », a souligné M. Lacroix.

Besoin de ressources supplémentaires


Au cours des derniers mois, la MINUSMA a fait tout son possible pour mettre en œuvre sa deuxième priorité stratégique dans le centre du Mali, tout en continuant de s’acquitter de tâches à l’appui de sa principale priorité stratégique dans le nord du pays.

« La présence et les activités accrues de la MINUSMA dans la région de Mopti ont contribué à empêcher une nouvelle escalade de la violence intercommunautaire et des massacres à grande échelle », a déclaré le chef des opérations de paix de l’ONU.

L’accent accru de la MINUSMA sur le centre du Mali oblige cependant la mission onusienne à détourner des capacités clés, telles que des moyens aériens, sa force de réaction rapide et ses moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) de Gao à Mopti.

« Il n’est pas possible pour la MINUSMA de mettre en œuvre sa priorité stratégique supplémentaire au centre sans ressources supplémentaires », a prévenu M. Lacroix.

La MINUSMA « n’est qu’un élément d’une réponse collective plus large »


Devant les membres du Conseil de sécurité, le Secrétaire général adjoint, a rappelé que la MINUSMA « n’est qu’un élément d’une réponse collective plus large » pour lutter contre l’instabilité et la violence et leurs causes profondes au Mali et dans la région du Sahel et pour protéger les civils.

« Nous sommes encouragés par l’engagement ferme exprimé par les chefs d’État des pays du G-5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) de lutter contre le terrorisme au Mali et dans la région du Sahel avec d’autres présences internationales à leurs côtés », a dit M. Lacroix en référence à la déclaration conjointe faite lundi à Pau, en France, par les Présidents des cinq pays sahéliens lors d’une rencontre organisée par le Président français.

« Les forces nationales et internationales jouent un rôle essentiel et leur contribution reste essentielle, même si une solution militaire à elle seule ne sera pas suffisante pour résoudre les problèmes auxquels le Mali est confronté », a-t-il ajouté.

Dans le cadre de son engagement dans le Sahel, la MINUSMA n’a ménagé aucun effort pour fournir à la Force conjointe du G5-Sahel un soutien opérationnel et logistique et a répondu favorablement à toutes les requêtes qu’elle avait reçues de la Force conjointe.

« Cependant, la Force conjointe n’a pas été en mesure de tirer pleinement parti de ce soutien, car elle n’a pas les moyens de transporter des articles consommables essentiels fournis par la MINUSMA à tous ses secteurs et contingents », a précisé le chef des opérations de paix de l’ONU.

Les Nations Unies se sont dit prêtes à mettre en œuvre des « solutions plus créatives et proactives » pour faire en sorte que l’appui nécessaire parvienne à la Force conjointe du G5 Sahel, dans le cadre du mandat existant.

Onu Info via Malijet.co