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Ghazouani est en train de prendre rendez-vous avec l’histoire

La visite de deux jours de Nasser Bourita en Mauritanie est une visite « pas comme les autres » selon l’expert en géopolitique El Moussaoui El Ajlaoui qui évoque un début quasi historique de rapprochement politico-économique et sécuritaire entre les deux pays, et qui devrait déboucher sur un axe s’étendant jusqu’au Sénégal.

Ghazouani est en train de prendre rendez-vous avec l’histoire
Ghazouani est en train de prendre rendez-vous avec l’histoire

« C’est une visite vraiment différente des précédentes qui s’inscrit dans un nouveau contexte et une orientation inédite au niveau de la politique extérieure de la Mauritanie, notamment vis-à-vis du Maroc », avance le géopoliticien qui estime que ce rapprochement devrait permettre de tourner définitivement la page des relations bilatérales faites de hauts et de bas depuis la signature de l’accord de bon voisinage en 1970, soit un an après la reconnaissance marocaine de la Mauritanie.

Un dauphin qui renie son parrain anti-marocain

« A l’occasion du voyage ministériel de Nasser Bourita en Mauritanie, beaucoup de messages positifs ont été envoyés en direction du Royaume, où on a notamment assisté à deux changements importants.

« Le premier a été politique car on a vu que le nouveau président mauritanien prenait ses distances avec son prédécesseur alors qu’il a été son dauphin et que Abdelaziz comptait beaucoup sur sa coopération.

« En désignant comme dauphin Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, l’ancien président Abdelaziz pensait qu’il pourrait l’utiliser à sa guise, comme l’avait fait Poutine avec Medvedev, mais il s’est lourdement trompé car un bateau ne peut pas être dirigé par deux pilotes.

« A elle-seule, cette prise de distance constitue un message fort sachant qu’on ne peut pas vraiment qualifier d’idylliques les rapports politiques qu’avait le précédent président avec le Maroc », souligne El Ajlaoui en faisant allusion au processus, en cours, de limogeages d’anciens fidèles de Abdelaziz et de réhabilitation de ses opposants.

Ainsi, on vient d’apprendre que le mandat d’arrêt déposé à Interpol par les autorités mauritaniennes contre l’opposant Mohamed O. Bouamatou qui était réfugié au Maroc a été annulé le 19 février.

Bourita reçu à tous les étages du pouvoir mauritanien

« Au niveau politique, il y a indéniablement un rapprochement plus qu’inédit car Bourita a successivement été reçu par le Chef de l’Etat mauritanien, son Premier ministre et enfin par son homologue des AE.

« Ces trois rencontres montrent donc une nouvelle approche avec des relations pacifiées et saines et in fine un nouveau départ entre les deux pays.

« Il convient cependant de rappeler que le rapprochement actuel a commencé avec l’arrivée, en 2018, du ministre des Affaires étrangères Ismail Ould Cheikh Ahmed qui a complètement changé la donne.

« En effet, au niveau du dossier du Sahara, c’était la première fois qu’un ministre déclarait publiquement que la Mauritanie était favorable à une solution permettant de satisfaire toutes les parties et pas, comme auparavant, le ‘peuple sahraoui en priorité ».

Le gazoduc Maghreb-Europe, base de l’axe Rabat-Nouakchott-Dakar

« Le 2e changement qui risque d’impacter les relations économiques avec le Maroc concerne la découverte récente d’un champ pétrolifère et gazier à la frontière entre la Mauritanie et le Sénégal.

« Au regard de l’importance des découvertes, il est fort probable que les premières exportations vers l’Europe commenceront à partir de 2022.

« Sachant que le Maroc dispose déjà d’une infrastructure permettant d’exporter le gaz et le pétrole vers le vieux continent, on s’achemine vers la constitution d’un nouvel axe commercial Dakar-Nouakchott-Rabat.

« En effet, il serait bien plus rentable pour la Mauritanie et le Sénégal d’utiliser le gazoduc Maghreb-Europe plutôt que d’envoyer ces énergies fossiles par bateau ou en construisant de nouvelles installations très coûteuses.

« A partir de là, on peut donc en déduire que la géopolitique du nord-ouest africain est en voie de transformation et de migration vers un nouvel espace économique et référent constitué des trois pays.

Contenir la menace terroriste en Mauritanie avec l’aide du Maroc

« Hormis les volets politiques et économiques, il faut noter l’autre rapprochement important avec la multiplication récente de visites réciproques de responsables sécuritaires et militaires de haut niveau.

« Des rencontres nécessaires pour se concerter et faire face à des attaques terroristes qui ne cessent de se multiplier aux frontières mauritaniennes.

« Ainsi, il y a moins de 15 jours, le groupe Etat islamique du grand Sahara dirigé par un ancien du polisario, Adnane Abou Walid al-Sahraoui, a attaqué un camp militaire algérien aux frontières du Mali et de l’Algérie à côté de Badji Mokhtar, ville proche du camp ‘Dakhla’ du polisario.

« En outre, une deuxième attaque, qui a également eu lieu près de la frontière mauritanienne, était dirigée contre un camp militaire malien dans la ville de Nema au sud-est de la Mauritanie.

« Ces attaques qui font tâche d’huile, fruit d’une coopération entre l’EI et le front Al Nosra, constituent une grande menace pour la région ainsi que pour la stabilité de la Mauritanie.

« Les Mauritaniens ont donc compris la nécessité de tisser des liens sécuritaires avec le Maroc en adoptant une approche commune pour contenir le risque terroriste qui menace leur régime mais aussi leurs intérêts économiques comme les futures exportations de gaz par l’axe Dakar-Nouakchott-Rabat.

« En termes de rapports bilatéraux, le président El Ghazaouani a donc enclenché un vrai changement que notre diplomatie se doit de saisir.

« C’est en effet une occasion historique de renforcer une fois pour toutes nos relations en essayant toutefois de ne pas créer de nouvelles failles qui pourraient tout remettre en question », recommande El Ajlaoui.

D’ordinaire plus circonspect, le géopoliticien se veut très optimiste en se basant sur le fait que El Ghazaouani serait en train de se débarrasser progressivement des tenants de l’ex-régime qui étaient beaucoup plus proches de l’Algérie que du Royaume.

La carte marocaine jugée plus lucrative que celles de l’Algérie ou de la Cedeao

Interrogé sur la réaction de l’Algérie, dont le président Tebboune multiplie les interventions sur la scène internationale, notre interlocuteur pense que ce pays n’a plus les moyens d’instrumentaliser la carte mauritanienne.

« Au regard de leur situation économique sinistrée, les Mauritaniens ont compris que les largesses financières de l’ère Bouteflika étaient bel et bien révolues et qu’ils avaient plus intérêt à se rapprocher du Maroc que d’un régime à bout de souffle financièrement.

« De plus, sachant que la Cedeao vit plusieurs problèmes avec notamment la fermeture des frontières terrestres du Nigéria (première force économique d’Afrique) avec ses 4 voisins (Bénin, Niger, Tchad et Cameroun), l’axe Maroc-Mauritanie-Sénégal est le seul qui pourrait avoir un vrai impact au niveau socio- économique.

« Comme la Mauritanie et le Sénégal ont vraiment besoin d’un nouvel espace pour développer leurs marchés et leur économie, la carte du Maroc devient par conséquent de plus en plus incontournable.

« Au final, il faut remonter à 1970, année de signature de l’accord de bon voisinage entre les deux pays pour retrouver une pareille unité », conclut Al Ajlaoui qui ajoute qu’après les hauts et les bas des relations bilatérales, le nouveau président mauritanien est en train de prendre rendez-vous avec l’histoire…

media24.com

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Diplomatie : vers des relations extraordinaires avec la Mauritanie !

Le Président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a reçu ce mercredi Monsieur Nasser Bourita, le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’Étranger en visite de deux jours à Nouakchott.

Diplomatie : vers des relations extraordinaires  avec la Mauritanie !
Diplomatie : vers des relations extraordinaires avec la Mauritanie !

Nacer Bourita a déclaré au Président mauritanien que la volonté du Roi Mohammed VI, est que les relations avec la Mauritanie ne soient pas des relations ordinaires, mais plutôt des relations extraordinaires, en égard à ce qui les caractérise sur le plan historique, des relations humaines, du voisinage géographique et du destin commun.

A la suite de cette rencontre, Nasser Bourita a déclaré  » Il existe des liens fraternels et un socle solide de relations humaines constantes entre les deux peuples. Les deux pays, qui ont une vision commune sur un ensemble de questions, entretiennent, dans le respect mutuel, une coopération dans les différents domaines en particulier dans le domaine économique et commercial « 

Et d’ajouter que « Ce fut une très bonne occasion de rencontrer Son Excellence le Président de la République et d’écouter ses analyses sur la situation de la région et sa vision d’avenir des relations bilatérales. Il est certain que les prochains jours vont être très positifs pour les ces relations bilatérales « 

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Le Chef de la diplomatie marocaine à Nouakchott pour dissiper tout malentendu

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Le ministre des Affaires étrangères s’est rendu, hier soir, en Mauritanie. A Nouakchott, Nasser Bourita a été accueilli par son homologue Ismail Ould Cheikh. Les premiers entretiens ont déjà commencé en attendant une éventuelle entrevue avec le président Mohamed Ould El-Ghazaouani.

«Une visite pour dissiper tout malentendu», a écrit le site anbaa.info. La publication se réfère ainsi à la sortie du chef de la diplomatie, le 4 février dernier. A la Chambre des conseillers, il a en effet estimé que les relations avec la Mauritanie et l’Algérie sont moins bonnes qu’avec l’Espagne. Un dérapage alors que les deux pays n’ont jamais été aussi proches qu’ils le sont actuellement. En témoigne la tenue de la première commission mixte militaire à Rabat.

Le gouvernement mauritanien a riposté à ces déclarations en annulant la présence de son ministre de la Culture et de l’Artisanat à la cérémonie d’ouverture du Salon international de l’édition et du livre (SIEL) de Casablanca.

Ce déplacement de Bourita intervient également cinq jours seulement après la visite effectuée par Ismail Ould Cheikh en Algérie, porteur d’un message du président Mohamed Ould El-Ghazaouani à Abdelmajid Tebboune.

A Alger, le ministre des Affaires étrangères a notamment salué la médiation algérienne sur le dossier libyen.


yabiladi.com

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Le slovaque Miroslav Lajcak pourrait être le prochain envoyé de l’ONU pour le Sahara occidental

Le slovaque Miroslav Lajcak pourrait être le prochain envoyé de l’ONU pour le Sahara occidental
L’AFP vient de confirmer le scoop du site sahraoui Ecsaharaui et Lakome2. Citant une source diplomatique des Nations Unies qui a requis l’anonymat, l’agence de presse française confirme que le Ministre slovaque des Affaires Etrangères Miroslav Lajcak pourrait succéder l’Allemand Horst Koehler à la tête du processus de paix onusien entamé il y plus de 30 ans en vue de régler l’épineux conflit du Sahara Occidental qui oppose le Maroc au Front Polisario.

Rappelant que M. Lajcak a déjà présidé l’Assemblée générale des Nations Unies, AFP indique que le poste d’Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara Occidental est vacant depuis mai 2019, date à laquelle l’ancien président allemand Koehler a été poussé à la démission par le parti pris de certaines puissances, notamment la France, en vue d’imposer une solution basée sur une autonomie, ce qui est rejeté par le mouvement de libération sahraoui.

Le poste est vacant depuis mai 2019, lorsque l’ancien président allemand Horst Kohler a démissionné pour des raisons de santé.

A moins qu’une des parties officielles au conflit ne s’y oppose, la nomination de Lajcak devrait être confirmée dans les semaines à venir, ont indiqué les diplomates à l’AFP sous couvert d’anonymat.

Pour Antonio Guterres, la tache de trouver un successeur à Kohler n’a pas été facile. « Plusieurs candidats ont refusé de prendre leurs fonctions à leur demande, ou ont été rejetés par l’une des parties au conflit, ont indiqué des diplomates », indique la même source.

Kohler avait réussi à ramener les parties à la table des négociations en Suisse en décembre 2018 et à nouveau en mars 2019, mais aucun progrès significatif n’a été réalisé.

Selon un média marocain, le chef de la diplomatie slovaque porte dans CV « un savoir référendaire » en raison de l’expérience acquise dans le contentieux qui a conduit le Montenegro à l’indépendance en 2006. « Lajcak a aidé à négocier, organiser et superviser pour l’Union européenne un référendum sur l’indépendance du Monténégro, avant d’être le haut représentant de la communauté internationale en Bosnie », signale-t-il.

Maghreb Online

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Aminatou Haidar, une poupée de chiffon entre les mains de son marionnettiste algérien.

Du jamais vu ! Une dame, appelée Aminatou Haidar, née dans l’une des tribus sahraouies marocaines, à savoir celle des Zerguiyines, connue pour leur patriotisme marocain, s’est trouvée une vocation, sonnante et trébuchante, à savoir trahir sa Patrie et caboter sur la houle des Droits de l’Homme pour porter atteinte à son pays, le Maroc, mentir et manipuler l’opinion publique internationale sur la situation, par ailleurs très paisible, dans les provinces du Sud marocain.

Lors de sa récente visite dans certaines villes européennes, la dame, au service de ses commanditaires algériens, a poussé sa désinvolture au point même d’inventer une situation chaotique dans les Provinces Sud marocaines afin de justifier son fumeux prix dit « Nobel alternatif ». Un prix de la honte reçu à coups de manigances et surtout à l’intense travail de lobbying d’ONG’s pro-polisariennes fortement financées par les autorités algériennes qui lui ont permis de recevoir des distinctions factices à la faveur d’un argumentaire au brodequin qui sert encore après 45 ans de manipulation vouée à l’échec et surtout des pétro-gazo dollars spoliés allègrement au peuple algérien.

Aminatou Haidar, image de la bourde et de la manipulation, n’a jamais eu le courage de dénoncer la situation dramatique que vivent ses concitoyens marocains séquestrés dans les camps de la mort de Tindouf, n’a jamais eu l’audace de condamner le détournement des aides humanitaires destinées à ces populations prises en otage par le régime algérien, ni les rapts, les viols, la torture et le trafic de tout genre perpétrés par ses amis du polisario.

Elle ne connait des Droits de l’Homme que ce qui sert servilement les Généraux d’Alger alors que Tindouf meurt sous le soleil dans la privation de liberté, la malnutrition, la mal-vie, la violence des matons et l’interdiction de circuler. Au fait, cette dame, à solde des Généraux algériens, a-t-elle oublier que c’est bien le Maroc, quand se présentant comme victime des violations passées des Droits de l’Homme, l’a indemnisé via l’Instance Equité et Réconciliation (IER) et s’est vu offrir un poste à la Municipalité de Boujdour, une structure étatique de l’Etat marocain ?

Non ! Bien entendu ! Elle a préféré opter pour de fausses distinctions que les autorités d’Alger ont gracieusement payé avec l’argent du contribuable algérien pour faire croire à un mirage dans le désert ! Un niveau de traîtrise et d’inféodation aux officines douteuses qui la manipulent et fait prospérer son fonds de commerce tout en sillonnant le monde avec un passeport marocain, flanquée de sa garde polisarienne et de quelques responsables de l’appareil de propagande algériens, pour déverser son fiel sur le Maroc et ses institutions, en soutenant les thèses séparatistes.

Ainsi, après une longue pérégrination, à la charge de la « Right Livelihood Fondation », elle a atterri, le 03 décembre 2019, à Stockholm (Suède) où elle a reçu une belle déculottée du Gouvernement suédois. En effet, sans gêne aucune et sans politesse, la dénommée Aminatou Haidar a voulu imposer au Royaume de Suède ses conduites en matière de diplomatie en appelant le Gouvernement suédois à reconnaître la pseudo RASD.

Quoiqu’il en soit, le Royaume de Suède sait pertinemment que le polisario n’est qu’une organisation terroriste, qui sème la panique dans le Sahel et même en Libye et dont les dirigeants sont poursuivis sur le plan international pour des actes criminels tout en s’enrichissant des aides humanitaires parmi lesquels celles de la Suède qui a, en fin de compte, compris le jeu pour rompre avec le polisario.

Les mises en scène de Haïdar sont périmées et démontrent le degré de l’alphabétisation de cette personne que les responsables algériens tentent d’en faire une « personnalité importante » alors qu’elle est sans moindre poids ni réelle personnalité pour parler Droits de l’Homme alors qu’elle même les a bafoués en tant que mercenaire aux soldes des terroristes du polisario, puisqu’elle n’a jamais rapporté la vérité atroce que vit les réfugies des camps de Tindouf. Tout un cirque pour cacher la preuve irréfutable du terrorisme qui sévit dans les camps des séquestrés sahraouis marocains de Tindouf et l’instabilité flagrante du régime algérien, souteneuse des mercenaires polisariens.

Quoi donc de plus naturel, venant de chez le voisin de l’Est qui fait face à une réelle révolution interne qui menace sa stabilité même, que de tenter de détourner les regards de ses déboires, en poussant ses marionnettes à assurer le show pour faire diversion ? On le saura le 12 décembre 2019.

Quant à l’inénarrable APS, le klaxon du régime algérien, il ferait mieux de s’intéresser à la répression des manifestations véritablement pacifiques, du peuple algérien depuis le 22 février 2019, pour chasser la mafia des Généraux, à leur tête Ahmed Gaïd Salah, qui veut imposer à tout prix un simulacre d’élection présidentielle, contre l’avis de dizaines de millions d’Algériens qui revendiquent légitimement l’instauration d’un État réellement civil, démocratique et populaire.Farid Mnebhi.

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Où diables se trouvent les deux mauritaniens du Maroc?

Deux personnalités mauritaniennes ont été entretenus par le Makhzen en vue de les utiliser comme carte de pression contre le gouvernement du président Mohamed Ould Abdelaziz : Mohamed Ould Boumatou et Moustapha Chafai. Le premier, un richissime un homme d’affaires mauritanien tombé en disgrace à cause de ses accointances avec Rabat. Depuis son expulsion par le Maroc, il a diparu de l’espace public comme par enchantement.

Le deuxième, un politicien d’origine mauritanienne qui exerçait en conseiller au président déchu Blaise Compaoré qui a été contraint de quitter le Burkina Faso pour ne pas payer ses liens obscurs avec la nébuleuse terroriste Al Qaïda.

En effet, selon Ennahar qui cite des révélations de l’ancien numéro 2 du régime sanguinaire de Hassan II, Driss El Basri, Chafai était un agent des services marocains d’espionnage extérieur.

Il a été recruté par la DGED en 2003 en pleine crise de kidnapping de 40 touristes européens dans le Sahara algérien. Grâce à ses relations avec le crime au Sahell, il s’est imposé en intermédiaire entre les chefs d’Etats africains au profit du président burkinabé Compaoré. Tous les deux touchaient partageaient avec les terroristes l’argent des rançons payées par l’Espagne, la France, l’Allemagne et d’autres pays dont les ressortissants ont été enlevés par Al Qaïda.

Selon le journal algérien qui cite des sources proches de l’ancien ministre de l’intérieur Idris El Basri, le recrutement de Chafi’i par les services secrets marocains n’avait pas pour but d’infiltrer la branche terroriste qui a élu domicile au Grand Sahara, mais pour demander à celle-ci d’accepter un armistice avec Rabat afin d’éviter des actes terroristes sur le sol marocain.

« Des repentis et un nombre de terroristes arrêtés dans le Sahara algérien durant les trois dernières années, ont affirmé la non existence de terroristes marocains dans cette région depuis 2007. Cette absence n’était pas spontanée de la part de l’organisation terroriste mais l’œuvre d’un accord entre le Général Yacine El Mansouri, chef de la DGED (renseignements militaires) et l’agent mauritanien Mustapha Echafi’i, afin d’éviter des actes terroristes sur le territoire marocain et veiller au recrutement de sahrawi au sein de l’organisation terroriste afin de renforcer la thèse marocaine sur la paix et la sécurité dans le grand Sahara », souligne Ennahar.

« Echafi’i maintient depuis 2007 ses visites fief de l’organisation terroriste à Tombouctou, Kidal et Gao, soit pour négocier ou pour porter l’argent des rançons. Il avait fait, pour la première fois, connaissance des chefs de l’organisation terroriste en juin 2003, lors du kidnapping des 40 touristes européens entrés en Algérie illégalement depuis la Tunisie », conclue la même source.

https://www.moroccomail.fr/2019/06/02/ou-diables-se-trouvent-les-deux-mauritaniens-du-maroc/