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COVID-19: Plus d’un millier de colons marocains quittent le Sahara occidental et retournent dans leur pays

EL-AYOUNE OCCUPEE- Plus de 1200 Marocains ont quitté la ville sahraouie occupée de Dakhla, au sud-ouest du Sahara occidental au cours des dernières heures en raison de la propagation du coronavirus, rapportent jeudi plusieurs sources médiatiques.

Des sources médiatiques sahraouie sur place ont rapporté que « 28 bus, envoyés par le gouvernement marocain pour évacuer ses citoyens, sont arrivés dans la ville sahraouie pour transporter plus d’un millier de colons marocains ».

Sur les réseaux sociaux, des photos de dizaines de colons marocains dans la ville de Dakhla, dans le sud du Sahara occidental occupé, ont été largement diffusées. Les colons marocains étaient en route pour rentrer, via la station terrestre de la ville de Dakhla, dans leurs villes natales du Royaume du Maroc.

Ces photos ont déclenché une vague de commentaires sur les réseaux sociaux, parmi ceux qui considéraient cela comme un retour réaliste compte tenu du fait que les colons marocains n’étaient pas convaincus de la propagande de la Marche verte organisée par le Maroc il y a 44 ans pour occuper le Sahara occidental.

Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que les colons marocains organisent une marche arrière depuis le Sahara occidental, car beaucoup d’entre eux ont déjà clôturé leurs projets commerciaux avec le soulèvement pacifique du camp de Gdeim Izik en 2010.

aps.dz

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La médecine militaire prend part à la mission de lutte contre la pandémie du coronavirus (COVID-19) aux côtés de son homologue civile

La médecine militaire prend part à la mission de lutte contre la pandémie du coronavirus (COVID-19) aux côtés de son homologue civile

Le Roi Mohammed VI, en sa qualité de Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Royales marocaines (FAR) a décidé, le 22 mars 2020, que la médecine militaire prendra part conjointement avec son homologue civile à la délicate lutte contre la pandémie du COVID-19 et ce, afin de pallier à certaines insuffisances constatées et faciliter l’échange entre les différents services concernés.

A cet effet, le Souverain marocain a instruit l’Inspecteur Général des FAR, le Commandant de la Gendarmerie Royale et l’Inspecteur du Service de Santé Militaire des FAR de déployer, à partir du 23 mars 2020, des moyens de médecine militaire en renforcement des structures médicales dédiés à la gestion de cette pandémie sous forme de personnel médical et para-médical des FAR mais aussi de procéder à la mobilisation des Services Sociaux des FAR et de la Gendarmerie Royale dans le cadre de cette opération.

Le Roi du Maroc a, en outre, exhorté les médecins civils et militaires à travailler en bonne entente et intelligence, comme ils l’ont toujours fait, car il y va de la santé des Marocains et des étrangers se trouvant au Maroc.

Cette nouvelle initiative Royale s’inscrit parfaitement dans le cadre de l’approche proactive que le Roi Mohammed VI a ordonné d’adopter depuis l’apparition de cette pandémie et au renforcement des mesures préventives sans précédent prises par les secteurs et les institutions concernés pour limiter sa propagation et faire face à ses conséquences sanitaires, économiques et sociales.

Malgré un nombre réduit de contaminés, les autorités marocaines n’ont pas hésité à appliquer des mesures radicales pour endiguer la propagation de ce virus qui place le Maroc à l’avant-garde des pays ayant adopté des mesures drastiques de confinement les plus strictes et ce, alors que nombre de pays sévèrement touchés par le COVID-19 ont pris du retard à agir.

Le Maroc avait décrété, jusqu’à nouvel ordre, l’Etat d’Urgence Sanitaire le 20 mars 2020 et que désormais la circulation reste conditionnée par l’obtention d’une autorisation de déplacement exceptionnelle auprès des agents d’autorité.

Farid Mnebhi.

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Coronavirus. Mauritanie: 12 marocains, venus d’Espagne, transférés et mis en quarantaine à el Guerguerat

Les autorités mauritaniennes ont remis à leurs homologues marocaines 12 ressortissants marocains entrés le weekend dernier en Mauritanie à bord d’un vol en provenance de Las Palmas. De nombreux autres passagers de ce vol ont été mis en quarantaine à Nouadhibou, où ils avaient atterri.

Une douzaine de Marocains, ayant apparemment été pris de court par la suspension des liaisons aériennes et maritimes entre le Maroc et l’Espagne, ont profité des vols encore disponibles jusqu’à lundi dernier entre Las Palmas (Iles Canaries) et Nouadhibou (ville du nord de la Mauritanie la plus proche du Maroc) pour tenter de regagner leur pays.

Plus chanceux que deux Chiliens et un Algérien venus à bord du même vol, et qui ont été immédiatement soumis à une mise en quarantaine obligatoire dans un lieu dédié à proximité de l’aéroport de Nouadhibou, les 12 Marocains ont été conduits au poste-frontière d’El Guerguerat, à une cinquantaine de kilomètres de Nouadhibou, et remis aux autorités marocaines. Ces dernières les ont placés en quarantaine, car venant d’Espagne, le pays européen le plus contaminé au coronavirus. Selon les médias mauritaniens, ces ressortissants marocains, qui ont déclaré être en simple transit, ont été transportés en mode isolation sanitaire dans des ambulances jusqu’au poste frontalier maroco-mauritanien, seule voie d’accès encore ouverte pour entrer sur le territoire marocain.

Mauritanie: deuxième phase du plan de riposte contre le coronavirus

Pour rappel, en Mauritanie, où un seul cas atteint de coronavirus a été jusqu’ici officiellement déclaré, les autorités sanitaires ont pris une batterie de mesures fermes envers tous les voyageurs qui débarquent par voie aérienne ou maritime au pays, surtout en provenance d’Europe. Ces voyageurs sont systématiquement mis en quarantaine pendant 14 jours. Si des cas d’entorses à cette fermeté sont signalés par ci et par là, la presse mauritanienne rapporte que deux fils d’anciens présidents (Maâwiya et Ould Abdelaziz) sont actuellement mis en quarantaine à l’aéroport de Nouakchott depuis leur arrivée, lundi soir, à bord d’un vol d’Air France, reliant l’aéroport Charles De Gaule à celui d’Oum Tounsy. De même, un richissime homme d’affaires, et plus grosse fortune de Mauritanie, n’a pas réussi à éviter le «séquestre médical» de ses filles étudiantes venues par le même vol en provenance de Paris.

Par ailleurs, la Mauritanie a décidé ce mardi de ne plus délivrer de visa d’entrée sur son territoire à partir de la ville de Rosso, à la frontière avec le Sénégal. Cette mesure ne concerne pas les ressortissants ouest-africains, qui restent cependant soumis à des contrôles médicaux stricts avant leur entrée en Mauritanie. 

Par ailleurs, et toujours selon les médias mauritaniens, les autorités marocaines et mauritaniennes se sont accordées à ne laisser passer au niveau de leur frontière commune, et dans les deux sens, que les seuls ressortissants des deux pays, en attendant la levée des restrictions sanitaires actuelles.
 

Par Mohamed Deychillaoui

Le 360