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A Jérusalem, Benyamin Nétanyahou offensif pour l’ouverture de son procès pour corruption

En marge de l’audience, le premier ministre israélien a accusé la police et le procureur d’avoir « fabriqué sur mesure » des charges « ridicules », pour le forcer à abandonner le pouvoir.

Par Louis Imbert Publié aujourd’hui à 02h17, mis à jour à 10h37 Le Monde

Benyamin Nétanyahou entouré de parlementaires et ministres de son parti, le Likoud, avant son entrée au tribunal de Jérusalem, le 24 mai. YONATHAN SINDEL / AFP

Benyamin Nétanyahou se tient debout dans la chambre 317 du tribunal de district de Jérusalem, au premier jour de son procès, dimanche 24 mai peu avant 15 heures. Il s’entretient en aparté avec son avocat. Autour du premier ministre israélien, ses coaccusés se tiennent assis à bonne distance les uns des autres : Arnon Mozes et Shaul Elovitch, deux des principaux patrons de médias du pays, ainsi que l’épouse de M. Elovitch, Iris. Ils se lèvent à l’entrée des trois juges. Voilà la première image.

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L’ex-président sollicité devant le parlement pour interrogatoire dans 7 affaires de corruption

Des sources mauritaniennes ont indiqué qu’une commission d’enquête parlementaire s’apprête à convoquer l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz à comparaître devant lui et à entendre son avis sur certains des dossiers faisant l’objet d’une enquête.

Et le site Internet Sahara Media a cité des sources informées déclaraant que la commission d’enquete parlementaire enverrait une convocation à Ould Abdel Aziz dans quelques jours, sans préciser de date pour cela.

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En Israël, le procès pour corruption de Netanyahu reporté en raison du coronavirus

Le procès pour corruption du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui devait s’ouvrir mardi, a été reporté de deux mois, sur fond de craintes de propagation du nouveau coronavirus.

Le Premier ministre, en pleines tractations pour former un nouveau gouvernement, a réitéré dimanche son appel à la formation d’un cabinet d’urgence pour faire face au virus ayant contaminé 200 personnes, selon le dernier bilan du ministère israélien de la Santé.

Des dizaines de milliers de personnes sont confinées chez elles et les autorités ont annoncé samedi soir de nouvelles mesures pour tenter d’arrêter la propagation de l’épidémie.

Les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits, tous les lieux de loisirs doivent rester fermés, et le ministère de la Justice a annoncé que les activités des tribunaux sont désormais limitées aux cas urgents.

« Au vu de la propagation du coronavirus et selon les instructions limitant le travail des tribunaux aux cas urgents uniquement, nous avons décidé de reporter au 24 mai 2020 la première audience » du procès de M. Netanyahu, a indiqué dimanche le tribunal de Jérusalem dans un communiqué.

Benjamin Netanyahu, premier chef de gouvernement de l’histoire d’Israël à être mis en examen en cours de mandat, est inculpé pour corruption, malversation et abus de confiance dans trois affaires.

Le tribunal avait précédemment rejeté le 10 mars la demande de report du procès soumise par les avocats de M. Netanyahu qui avaient affirmé ne pas avoir eu accès à certains documents de l’enquête, des motifs insuffisants selon les juges.

Le Premier ministre clame son innocence et se dit victime d’une « chasse aux sorcières » des services du ministère public et des médias.

« Urgence nationale »

Le procès devait s’ouvrir au moment où M. Netanyahu, au pouvoir sans discontinuer depuis une décennie, mène des discussions politiques pour former un gouvernement, à l’issue des législatives du 2 mars.

Ni M. Netanyahu, à la tête du Likoud (droite), ni son rival centriste Benny Gantz ne sont parvenus à obtenir l’appui de 61 parlementaires, seuil requis pour former un gouvernement.

M. Netanyahu appelle depuis plusieurs jours à la formation d’un gouvernement d’urgence et d’union nationale sous sa direction, pour faire face à la propagation du nouveau coronavirus.

« Le gouvernement servira six mois et les ministères seront répartis de manière égale: le Premier ministre ne pourra pas démettre les ministres de ‘Bleu-Blanc’ et ‘Bleu-Blanc’ ne pourra pas destituer le Premier ministre », a-t-il proposé dimanche dans un communiqué.

« Face à la situation d’urgence nationale et mondiale, nous devons unir nos forces et mettre en place un gouvernement fort et stable qui peut adopter un budget et prendre des décisions difficiles », a-t-il ajouté.

M. Gantz avait refusé d’entrer dans un gouvernement dirigé par M. Netanyahu à l’issue des deux précédentes élections d’avril et septembre qui n’avaient pas débouché sur la formation d’un gouvernement, précipitant Israël dans la pire crise politique de son histoire.

Mais jeudi, M. Gantz a accepté de « discuter de la mise en place d’un gouvernement d’urgence ».

Il a appelé dimanche M. Netanyahu à discuter directement avec lui de la formation d’un gouvernement d’urgence plutôt que de passer par des intermédiaires.

« Celui qui veut l’union (…) n’envoie pas ‘une proposition de (gouvernement) d’urgence-union’ à la presse mais envoie son équipe de négociateurs pour discuter », a-t-il réclamé sur Twitter.

Le président Reuven Rivlin, chargé de désigner d’ici mardi la personne devant former le prochain cabinet, rencontre dimanche tous les chefs de partis élus au Parlement. Ils doivent lui faire part de leur candidat favori.

15/03/2020 11:00:14 –          Jérusalem (AFP) –          © 2020 AFP

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