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‘’L’excès en tout est un défaut’’

Sidi Mohamed Ould Maham
Sidi Mohamed Ould Maham

La sagesse nous commande de laisser à chacun sa lecture de toutes les Écritures, qu’elles soient divines ou humaines. Ce qui importe, c’est que cela ne nous empêche pas d’être parfaitement respectueux l’un vis-à-vis de l’autre, chacun selon sa conviction», ne cessait de répéter l’islamologue, et penseur tunisien, Mohamed Talbi. DaD.

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‘’Qui mieux pour desservir l’Islam qu’un ignorant aux yeux de qui tout les hommes sont frappés d’apostasie.’’ (Averroès)

‘’Présenter l’Islam aux autres sous son jour le plus favorable à travers l’image immaculée de religion d’équité, de bien, d’amour et de paix, est l’ambition avouée des milliers d’Oulémas, de penseurs d’hommes politiques, et partant de tous ceux qui font des professions libérales leur métier. Leur rêve est de voir par vagues les nouveaux convertis venus de toutes parts, grossir les rangs de leur belle religion. Le revers de cette magnifique médaille réside en ces autres non moins nombreux à travers le vaste monde ou l’irréligion, et le libertinage son en expansion continue, et dont la seule préoccupation est de voir le nombre des musulmans se rétrécir comme peau de chagrin. Ils mobilisent pour cette fin tous les moyens, même les moins avouables de ceux qui sont en dysharmonie avec un esprit sain, et dont l’objectif est de montrer aux yeux du monde leurs coreligionnaires d’hérésiarques frappées d’apostasie.’’

‘’Il ne sert à rien de te parler ton langage, qui comme un cul-de-sac ne mène nulle part. N’aies pas peur nous ne t’effrayeront jamais tant que tu restes dans les limites de la cogitation. Et rassures toi nous ne te jugeront pas non plus. Mais nous t’invitons à méditer l’esprit de cette religion qui est avant d’être une religion de dialogue, est d’abord un lien permanent entre ALLAH; et ses serviteurs.Et pour enrichir tes connaissances, cette religion n’est pas une nomenclature des législations criminelles. Toujours pour rafraîchir tes connaissances, sache monsieur que c’est pour le plus grand bonheur de l’homme qu’ALLAH a fait descendre ses livres et envoyer ses messagers. Enfin, ne dépasse-t-il pas l’entendement que la religion puisse victimiser l’homme qui est l’objectif auquel elle tend? Nombreuses sont les meutes humaines de ton acabit à t’avoir précédé à un tel discours. Toutefois vous ne réussirez ni maintenant ni jamais à faire passer le message que par le passé vous avez échoué à transmettre.’’

Traduit par Deddah Ould Abd-Daim

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Nos enfants face à l’invasion du numérique

Sidi Mohamed Ould Maham

L’enfant. Avant de prendre la décision d’en faire un ou plusieurs, il faut d’abord prendre le temps d’étudier comment subvenir à ses ou (leurs) besoins vitaux. Dans un premier temps, maman se doit d’être attentive, et prête à répondre à tout ce qui se rapporte de près ou de loin au régime nutritif, et à l’hygiène de bébé(s). Puis c’est au tour de papa de remuer ciel et terre pour mettre sa progéniture à l’abri du besoin, et en faire de préférence des riches héritiers qui ne risqueront jamais après lui de devenir une charge pour les autres. Mais le pauvre passa à côté de l’utile, et en pâtira dans l’au-delà. Combien d’entre eux se sont retournés dans leur tombe à la vue de leurs petits chéris,devenus des loques humaines tendre la main pour mendier. Et de comprendre, mais trop tard pourquoi leurs efforts sont partis en fumée. Simplement parce qu’ils leurs avaient laissé la richesse, mais avaient oublié, ou négligé de les armer de savoir et de science. Les seules armes qui profitent vraiment à ceux qui les portent,et portent préjudice à ceux qui n’en ont pas sur soi. C’est bien là où en veutvenir Sidi Mohamed Ould Maham dans le magnifique texte ci-dessous. DaD.

‘’Faut-il comprendre que le meilleur moyen de répondre aux questions que se posent nos enfants est de les poursuivre en justice afin de leur offrir les punitions pénales qu’ils méritent, en les gavant copieusement d’insultes, d’invectives, et d’injures les plus odieuses ? Certainement pas. Puisque ces questions sont en partie anciennes, et éculées au point qu’elles ne surprennent plus personne. Alors que ce qui en reste trouve dans sa totalité, son explication dans la vitesse à laquelle tourne notre époque, entraînée par l’élan du progrès sans précédent dans la vie de l’humanité, et par l’éjection d’un flux de données monumentales, qui entre et sort sans demander permission, ni prendre congé de personne, et seulement suivi par l’œil bienveillant des stations radios, des chaînes de télévisions, avec la complicité de l’internet à travers sa toile de réseaux sociaux (Blogs, forum etc.) et ses diverses applications (Messenger, Wath Sapp etc.) tous hors de la portée de tout contrôle et , de toute censure.

Vue sous cet angle une telle réaction est à mon avis un crime odieux commis à leur encontre, eux qui sont pris entre le marteau de cette extraordinaire invasion intellectuelle, et l’enclume d’une éventuelle poursuite pénale. Pour leur éviter à l’avenir de s’exposer à des nouvelles déceptions, nous devons nous même être armés de plus de savoir, être plus affectueux, plus compréhensifs et plus ouverts sur l’autre, afin d’être en mesure de répondre convenablement au flux de questions qu’ils n’auront de cesse de nous poser.

Il revient à nos érudits, à nos intellectuels, et à nos éducateurs – et c’est ici le plus important – de saisir que les questions contemporaines ne sont pas nécessairement celles d’antan, et par conséquent les réponses qu’ils doivent minutieusement préparer, nécessitent d’être à la hauteur du défi à relever.

Traduit par : Deddah Ould Abd-Daim

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Crime de Haute trahison

Sidi Mohamed Ould Maham

Le crime de haute trahison est selon la définition donnée par le Droit ancien, un grave manquement aux devoirs de sa charge, commis par un président de la République, en France. C’est aussi le titre d’une des publications de Maître, Sidi Mohamed Ould Maham, dans  laquelle le talentueux juriste qui n’a pas froid aux yeux, nous démontre comment l’article 93 pèche par excès à l’endroit de la fonction présidentielle. Puis passe au peigne fin ce que pensent de la notion du crime de haute trahison les légistes du droit constitutionnel, qui après moult observations ont fini par admettre qu’en général les constitutions vieillissent mal, et comme tout produit emboîté, elles ont leur date de péremption. De ce fait, il est recommandé de leur administrer de temps en temps quelques retouches pour qu’elles conservent leur actualité. La nouvelle notion améliorée du crime de haute trahison citée à l’article 68 du droit constitutionnel français est de celles-là. Et prouve si besoin est, que la haute idée qu’avaient de la fonction présidentielle, les premiers présidents de la Cinquième République, et les nôtres par analogie, avait reculé de plusieurs crans chez leurs successeurs immédiats (Sarkozy) en France, et (Aziz) en Mauritanie. D’où les précautions prises par ces mêmes légistes du droit constitutionnel d’ajouter aux garde-fous déjà existants, et qui dissuadaient par pendaison à l’aide de la corde au cou, ou par électrocution à l’aide de la chaise électrique, ceux qui sont tentés par l’aventure de mettre en péril la souveraineté nationale, d’autres encore inédits, attachent les mains dans le dos, et menacent d’une peine qui va de dix ans à une réclusion à perpétuité, ceux qui à la tête de budgets colossaux, et de comptes bancaires copieusement garnis, entendent mourir dans leur fauteuil de chef, sans toucher un mot à qui que ce soit, même pas à la justice de leur pays des affaires qu’ils brassent, ou de la corruption de leur entourage, de leurs prébendes, leurs détournements, et leurs malversations, que nous considérons désormais, nous peuples meurtris par le laxisme et la mauvaise gestion de nos dirigeants comme des crimes imprescriptibles, dont doivent répondre ceux qui s’en sont rendus coupables. Le temps de se payer des mots est révolu, on la tienne coite pour mieux agir. DaD.

Crime de Haute trahison

‘’L’article 93 de la constitution mauritanienne – elle ressemble en cela à ses sœurs des autres pays d’Afrique francophone, inspirées de la constitution mère, celle de la Ve République française – stipule ce qui suit: Au cours de l’exercice de ses pouvoirs le président de la République ne répond entièrement de ses actes qu’en cas de haute trahison. Seule l’assemblée nationale qui, en vertu de l’autorité qu’elle détienne, peut statuer sur cette question. Elle n’est habileté à l’inculper d’un tel chef d’accusation qu’après avoir obtenu au cours d’une séance, tenue à cette fin, la majorité absolue de ses membres, par voie de vote à main levée. Dans ce cas son dossier devient automatiquement du ressort du tribunal de la haute cour de justice, dont il relève directement, et qui est le seul organe judiciaire apte à le juger.’’

.’’D’aucuns se sont pris à penser que l’article ci-dessus constitue une immunité absolu pour la personne du président de la République, parce que la notion de haute trahison dans sa signification traditionnelle se résume à l’atteinte, ou la renonciation complète ou partielle à la souveraineté territoriale, à la transmission de renseignements à l’ennemi, et; à l’espionnage au profit de nation étrangère. Elle élimine de manière quasi-absolue toute action ou conduite se rapportant de près ou de loin à la gestion administrative ou financière de l’Etat.’’

‘’En conséquence, la notion de haute trahison est restée, et pour très longtemps, du point de vue des légistes même du droit constitutionnel, l’une des notions constitutionnelles la plus difficile à ranger, à cause de son élasticité, qui lui confère la possibilité d’être interprétées de plusieurs façons, à cause de sa fluidité qui lui fait prendre le sens qu’on veut lui voir prendre, et parfois à cause de la tendance de son sens à se laisser flouter. Il reste que l’évolution prise par la signification de cette notion s’est récemment enrichie d’une nouveau sens qui l’a diffère totalement de celui qu’on lui connaît déjà traditionnellement, et particulièrement au niveau de la jurisprudence constitutionnelle française, pour laquelle la haute trahison couvre désormais tout dysfonctionnement quelque soit sa nature, afférant aux devoirs constitutionnels du Président de la République, dans l’exercice de sa charge officielle. L’éventualité d’examiner à nouveau, pour modifier s’il y a lieu, certains passages de l’article 93 de notre constitution pour les enrichir des décisions constitutionnelles successives du conseil constitutionnel français en vue de leur ajustage à la nouvelle notion améliorée de haute trahison mentionnée à l’article 68 de la constitution française, pour une meilleure adaptation des textes en vigueur de notre constitution, est non seulement envisageable, mais possible, et fortement souhaitée.’’

‘’Il en découle que désormais toute implication du Président de la République, que ce soit pour avoir fermé l’œil, ou pour avoir observé un silence complice sur des opérations de malversations qui ont aidé des pauvres comme Job, encore inconnus hier, et sans le sou, à occuper le devant de la scène, en devenant très tôt riches, et influents, ou pour avoir servi de couverture à des contrevenants à la loi, et aux règlements exposant à la perdition les deniers publics (refus d’acquitter les droits de douane, appropriation illégale du patrimoine de l’Etat etc.) comptent pour être des anomalies dans l’exercice par le Président de la République des devoirs de sa charge constitutionnelle, et constituent directement ou par ricochets un crime de haute trahison, passible de poursuites. Dans ce cas, le comité parlementaire, dont la  mission est d’instruire une enquête sur les dossiers de la décennie écoulée n’est plus une option, mais bien un impératif civique, qui permettra de sauver ce qui peut encore l’être. Mieux vaut tard que jamais.’’

Uniquement pour le débat

Traduit par : Deddah Ould Abd-Daim

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‘’Le parler AZNAGA’’ par l’ancien ministre de la culture Sidi Mohamed Ould Maham

Sidi Mohamed Ould Maham
Sidi Mohamed Ould Maham

Contrairement au langage, qui est d’après la définition qu’en donne Le Robert, un système structuré de signes non verbaux, remplissant une fonction de communication, la langue elle, est, toujours selon la définition donnée par Le Robert, un système de signes verbaux propre à une communauté d’individus qui l’utilisent pour s’exprimer, et communiquer entre eux. Les locuteurs du parler Aznaga, ce dialecte aux accents à la fois aigus gutturaux ; eux formaient une grande communauté de tribus Tandgha, et Tachamcha établies dans la région du Trarza, au Sud, et dans une moindre mesure on en rencontrait  à l’orée sud de le la région de l’Inchiri, au Nord. Il fut jusqu’à la fin des années soixante-dix la langue dans laquelle s’exprimaientt les Idjewad, Idjegballa, Endeyjegourar et les autres fractions Tnadeghes, qui peuplaient le triangle Tamzagt, Keurmassein, Rosso. Après cette date ces tribus connurent à la faveur de l’exode rural qui suivra la grande sécheresse une forte scolarité surtout dans les rangs des garçons, qui une fois en ville devinrent la rusée de leurs condisciples, qui les prennent à partie chaque fois qu’ils les attendent s’exprimer dans leur langue maternelle. Revenus chez-eux, ils obtinrent des leurs qu’ils ne le parlent plus en présence d’étrangers, puis dans un deuxième temps il ne fut plus parlé qu’entre femmes, qui l’abandonnèrent peu après le grand exode rural. Relégué aux oubliettes depuis cette date, il attendit  en vain qu’on se souvienne de lui. A l’inverse de ses locuteurs qui ne veulent plus entendre parler de lui l’ancien ministre de la culture Sidi Mohamed Ould Maham le ressortit à nouveau de l’oubli où l’a confiné l’ignorance de ceux à qui cette belle langue avait servi depuis des temps immémoriaux d’outil de communication. Le ministre insiste, après avoir donné des précieuses informations sur  cette langue, pour dire qu’elle mérite d’être réhabilitée, en vue de prendre sa place comme première langue vivante, écrite de l’Afrique. Il exhorte ceux qui la pratiquent encore d’en faire usage non plus dans la clandestinité, mais au grand jour, et de s’annoncer en tant que locuteurs de cette belle langue qui n’a rien à envier aux autres. Espérons que ses prières ne tomberont pas dans l’oreille d’un sourd. DaD.

‘’Le parler AZNAGA’’, ou ‘’dialecte des SANHADJA’’

‘’Le parler AZNAGA’’ ou le dialecte des Sanhadja est un langage mauritanien authentique qui plonge les racines de son alphabet (le TANFINAGH) dans une ère antérieure de trois milles ans à la naissance de Jésus Christ, un atout qui le prépare à être au premier rang des langues vivantes écrites, connues à ce jour en Afrique. Elle se reflète dans presque tout le vocable de notre dialecte (le HASSANIYA). Elle est aussi bien présente dans les noms de nos tribus, que dans les noms des hommes et femmes qui les constituent. Elle se reflète également dans les noms des choses, et des animaux, et dans ceux des régions et des chefs-lieux. Elle constitue un solide lien avec les autres dialectes berbères présents en Afriques du nord, comme (l’Amazigh), au Maroc, et (le Tamazigh) en Algérie, et dont les Kabyles sont les promoteurs  de la revendication culturelle et linguistique. Et à l’Est, elle constitue un solide lien avec le dialecte (TEMACHAGH) des Touaregs. Il ne fait pas l’ombre d’un pli que des nouvelles informations sur cette langue aideront à déchiffrer les hiéroglyphes, et les rébus que renferment les reliefs géographiques de cette zone et son histoire. Et plus important que tout cela, il est navrant qu’il puisse exister un peu partout en Mauritanie des communautés entières qui parlent encore ce dialecte, mais le drame est qu’elles le font dans le plus grand secret, et avec le sentiment de culpabilité de ceux qui ont un crime sur la conscience.

Epousseter cette langue des couches de poussière qui l’enveloppent, et libérer ceux qui la parlent de leur sentiment de culpabilité historique en les initiant à la parler non pas dans la clandestinité complète, mais au grand jour, au vu et au su de tous, aidera sans aucun doute notre culture à s’équiper d’un nouveau support qui lui permettra de booster la diversification de son patrimoine. Il est invraisemblable qu’au vingt-unième siècle il se trouve encore des mauritanien qui parlent en catimini leur langue mère, et pratiquent secrètement leurs méthodes d’expression. Je les convie à s’exprimer en public, et à se présenter et se faire connaître sans être inquiétés.

Traduit par : Deddah Ould Abd-Daim

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Belle, mais pas nationale.

Sidi Mohamed Ould Maham
Sidi Mohamed Ould Maham

Entre francophiles et francophobes le francophone ne sait plus où donner de la tête. Pour les premiers la langue de Molière à tous les droits que puisse avoir un maître sur son esclave. Pour les seconds elle est tout simplement bonne à être privée de son droit élémentaire à pousser, vu qu’ elle ressemble à ces plantes vénéneuses qui ne prennent racine quelque part que pour rendre le sol inapte à la reproduction, et au renouvellement de sa faune et de sa flore. Heureusement qu’ils ne sont pas les seuls à avoir trempé leur plume pour défendre ou attaquer la langue française. D’autres intellectuels d’horizons  divers plus modérés et moins passionnés ont mis chacun son grain de sel à ce débat. L’un d’eux Sidi Mohamed Ould Maham, auteur du texte ci-dessous, l’a sans concession ni complaisance défini d’outil de communication et de langue d’ouverture. Une place de choix qui ne la hisse pas au rang de langue nationale. Pour l’auteur, qui est un fin, lettré, il s’agit de ne pas prendre en bonne ou en mauvaise part tout ce qui fut dit sur cette langue, qui est en définitive …   DaD.

                                                          Belle, mais pas nationale.

‘’Pour nous mauritaniens, l’importance de la langue française, qui porte en elle des valeurs de liberté, et une ouverture sur l’une des plus prestigieuses et des plus riches cultures du monde, n’est plus à démontrer. L’outil de communication, et la langue d’ouverture qu’est le français n’est pas à confondre avec la France, puissance coloniale à visées expansionnistes. Il n’est pas juste d’imputer à cette belle langue ce que nous peuples colonisés avons subi sous le joug du colonialisme français. Nous devons nous garder de découvrir la langue française à travers le prisme déformant que nous empruntons habituellement pour promener un regard rétrospectif sur les méfaits du colonisateur, de son armée, et de son administration. Et sur leurs séquelles qui lèsent durablement notre présent, et notre avenir. Au contraire il faut voir en elle l’une des plus importantes langues vivantes de ce monde. Son enseignement au même plan que l’anglais l’espagnol, le mandarin et les autres langues vivantes, est un acquis aux bienfaits incalculables. Toutefois pour nous autres mauritaniens, cela ne lui confère pas le statut de langue nationale. Nos langues nationales restent la fierté de chacun d’entre nous, elles nous apportent cette touche de charme et de grandeur qui nous distingue des autres, et qu’aucune autre langue au monde ne peut nous faire arborer. Elles sont pour nous ce que l’aurore et l’étoile du matin sont pour les contemplateurs, et surtout elles portent en elles cette signification qui anime de vie salvatrice aussi bien notre espace culturel, que les espaces culturels adjacents. En conclusion, il est donc inconcevable que nous adoptions comme langue nationale une langue étrangère dont nous ignorions tout voila moins d’un siècle. Dites d’elle en bien comme en mal tout ce que vous voudrez, mais de grâce n’en faites pas une langue nationale, c’est une réalité qui ne lui collera jamais. ‘’

Traduit par : Deddah Ould Abd-Daim