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Samba THIAM dénonce un projet de spoliation des associations Peulh, Soninké et Wolof

Samba THIAM , leader des Forces Progressistes pour le Changement (FPC-une organisation de la mouvance nationaliste noire) dénonce « des manœuvres politiques visant à spolier les associations culturelles Peulh, Soninké et Wolof, d’un terrain destiné à abriter l’Institut des Langues Nationales (ILN) » dans une déclaration publiée au cours des derniers jours. Citant un ex directeur de l’institution «qui s’est rendu sur place », M. THIAM signale des indices « prouvant que le terrain est entrain d’être affecté en partie à un ministère, en vue d’abriter le futur siège de la représentation de l’Union Africaine (UA) à Nouakchott ». Donnant son avis par rapport à cette perspective, Samba THIAM poursuit: «que faut-il en penser, sinon que les tenants du système n’ont pas renoncé à leur objectif ». Cela dans un contexte politique marqué «par des revendications émanant des forces patriotiques de tous bords, réclamant le retour des langues nationales dans le système éducatif, on se dépêche pour noyer la revendication en douce, en prenant une nouvelle mesure chauvine». Le leader des Forces Progressistes pour le Changement regrette le fait que même en ces temps de grave pandémie du coronavirus (COVID-19), qui requièrent l’union sacrée autour de l’essentiel, « les tenants du système ne renoncent pas à leur projet chauvin et machiavélique ». Considérant que « l’unité nationale doit avoir pour socle le respect de la diversité, la reconnaissance de l’autre dans son identité et son altérité », Samba appelle «à la mobilisation et à la vigilance » pour faire échec au projet dénoncé.     Source Le Calame via odh-mauritanie.com

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Mouvement El Hor célèbre son 42e anniversaire sous le thème : Refondation de la Mauritanie

Le Mouvement Haratine El  Hor a soufflé ses 42 bougies, le 5 mars 20. Pour marquer l’évènement, il a choisi l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott où  militants et sympathisants du Mouvement ont côtoyé  des responsables politiques. Au menu des festivités, le discours du président  du Mouvement, Samory Ould Beye et des prestations artistiques et culturelles des jeunes  d’El Hor.

Dans son discours, le président Ould Beye, également  secrétaire général de la CLTM a rappelé les raisons et conditions qui ont présidé à la création du Mouvement, ses objectifs et  ses   acquis durant les 42 années de lutte sans relâche pour l’émancipation de la composante haratine, de loin majoritaire du pays.  En dépit de cette importance numérique, indique Ould Beye, les Haratine continuent à être les souffre-douleurs du pays, à vivre dans la marginalisation et l’exclusion de la part d’un système esclavagiste.  C’est la raison pour laquelle il a exigé la refondation du pays sur la base de justice,  d’égalité et de fraternité. Il s’agit, selon Ould Beye, de jeter les base d’une unité nationale  consolidée. Les haratine ont le droit comme les autres composantes du pays : Pulaar, Soninké, Ouolof et Beydane  le droit de jouir de tous les droits  économiques, politiques et sociaux.  Nous ne pouvons pas accepter qu’une minorité jouisse de tous les privilèges et que la majorité reste des crèves de la faim. Samory Ould Beye a appelé les Haratine à la résistance pour sortir de leur situation d’éternels marginalisés. L’adoption de la loi criminalisant l’esclavage ne suffit pas, il faut aller de l’avant,  martèle-t-il.

Et pour Samory Ould Beye, la voie de salut du pays passe obligatoirement par un débat national sur les questions brûlantes  du pays comme entre autre l’exclusion des Haratines et autres noirs du pays de l’essentiel  des leviers politiques, économiques et de sécurité du pays. Faute de quoi, le pays continuera à marcher sur un seul pied, avec bien évidemment,  les risques que l’on connaît

Dans un document distribué à cette occasion, le Mouvement rappelle les conditions posées  au candidat Sidi Ould Cheikh Abdallahi  pour bénéficier de son soutien lors du 2e tour de la présidentielle de 2007. Il s’agit de : l’adoption d’une loi criminalisant l’esclavage, le retour des déportés au Sénégal et au Mali, le règlement définitif du passif humanitaire, la présidence du Parlement et 3 portefeuilles ministériels. Un pas important dans le combat des haratine que le Mouvement la Rectification d’Ould Abdel Aziz d’aout 2008 a vite remis en cause.

Parmi les revendications d’ El Hor qui a connu de grosses secousses et de départ  significatifs, il y avait: la reconnaissance officielle de la composante Haratine en tant qu’entité nationale distincte  des Beydane  en raison de ses caractéristiques  et  spécificités propres, la refondation de l’état mauritanien en vue de redresser les déséquilibres structurels  entre les différentes composantes nationales, partage du pouvoir et des richesses, l’éradication définitive de l’esclavage, la fin des politiques d’exclusion systématiques contre les Haratines.

Signalons enfin que la célébration de ce 42e  anniversaire  intervient quelques jours après une grande polémique autour de la sortie du président  d’IRA, Biram Dah Abeid qualifiant la Mauritanie de pays où  sévit l’Apartheid. Une sortie qui agite le  pouvoir  et  ses extrémistes.

Enfin dans ses différentes prestations, la troupe artistique des jeunes d’El Hor a mis en exergue son refus de l’exclusion  et revendiqué la  justice et  l’égalité  entre les différentes composantes nationales du pays. 

lecalame.info