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Un ex-prisonnier politique sahraoui dénonce

Un ex-prisonnier politique sahraoui dénonce l’instrumentalisation de la menace terroriste par le Maroc.

Profitant de l’état de confinement provoquée par la pandémie de covid-19, le gouvernement marocain a tenté de faire approuver par le Parlement un projet de loi visant à serrer l’étau autour de l’utilisation des réseaux sociaux portant ainsi une grave atteinte à la liberté d’expression.

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Six ans plus tard, faute de moyens, le G5 Sahel n’a réduit ni le terrorisme, ni la pauvreté

(Ecofin Hebdo) – Le 16 février 2014, quelques mois seulement après l’insurrection djihadiste au Mali, cinq Etats du Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) ont décidé de créer une force commune pour combattre la violence dans la région, devenue le nid de plusieurs organisations terroristes. Avec un budget d’opérationnalisation estimé à 400 millions d’euros, l’organisation s’est vu confier la tâche de ramener l’ordre dans le chaos sahélien. Six ans après sa création, force est de constater que le G5 Sahel végète toujours, entre promesses de financement non tenues, recrudescence de la violence et paupérisation des populations.

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Terrorisme: l’urgence du coronavirus n’arrête pas l’offensive djihadiste en Afrique

Terrorisme: l’urgence du coronavirus n’arrête pas l’offensive djihadiste en Afrique

Un autre front chaud de l’offensive jihadiste en Afrique est la région du Sahel occidental(Sénégal, Mali, Mauritanie). Si le Niger et le Tchad font partie des pays membres de l’alliance du G5 Sahel (avec le Mali, la Mauritanie et le Burkina Faso), en fait l’action de la force Barkhane dirigée par les Français – qui a récemment augmenté à plus de 5000 unités après l’envoi de nouvelles unités décidé par le président Emmanuel Macron au sommet de Pau le 13 janvier – exclut la zone du lac Tchad, laissant donc à découvert une zone qui semble de plus en plus instable et hors de contrôle.

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Réunis à Nouakchott, les chefs d’Etats veulent freiner le terrorisme

Le 6è sommet du G5 sahel s’ouvre ce mardi à Nouakchott en Mauritanie dans un contexte sécuritaire très tendu. C’est l’occasion pour les chefs d’Etat de la région de se pencher sur la stratégie de lutte contre le terrorisme.

Réunis à Nouakchott, les chefs d’Etats veulent freiner le terrorisme

Réunis à Nouakchott, les chefs d’Etats veulent freiner le terrorisme

Les chefs d’Etat et de gouvernements de la région du sahel se rencontrent ce mardi dans la capitale mauritanienne pour évaluer et définir de nouvelles stratégies de lutte contre les groupes armés. Selon des sources sécuritaires, la conclave de Nouakchott doit poser des actes forts pour freiner la montée du terrorisme dans le secteur des trois frontières (Mali, Niger et Burkina Faso). Ce serait un premier grand rendez-vous entre les dirigeants sahéliens après la médiatique rencontre de Pau avec le président Emmanuel Macron.

Ces deniers mois, les pays du sahel dont le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont essuyé des attaques meurtrières. Mais dans ce contexte d’insécurité, les forces de défense et de sécurité de ces pays et la force française Barkhane ont tout de même enregistré des succès. Outre ce sommet, Nouakchott abrite également l’assemblée générale de l’Alliance Sahel, une coordination d’une partie des bailleurs de fonds du G5 Sahel. Les populations de la région espèrent que celle-ci ne soit pas juste une réunion de plus.

beninwebt

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La Mauritanie reste le bon élève de la lutte antiterroriste au Sahel

Pour beaucoup de diplomates et d’experts, la Mauritanie reste le bon élève de la lutte anti terroriste au Sahel. Une enquête de nos confrères de l’AFP

La Mauritanie reste le bon élève de la lutte antiterroriste au Sahel

A des kilomètres de la première ville, au fond de la seule tente d’un campement en plein désert de Mauritanie, trône une radio VHF. Qu’un étranger passe par ici, et les habitants actionnent l’appareil pour prévenir les autorités.

C’est un modeste mais efficace maillon du dispositif sécuritaire qui, mêlé à un travail sur les esprits, préserve la Mauritanie de la menace jihadiste alors que celle-ci ne cesse de s’étendre chez ses voisins sahéliens.

Tandis que le Mali frontalier compte ses morts à intervalles réguliers, la Mauritanie, quatre millions d’habitants, n’a pas connu d’attaque sur son sol depuis 2011.

2005, la Mauritanie exposée

« Il faut remonter aux années 2005 pour comprendre », explique un diplomate occidental. L’expansion de groupes islamistes en Algérie, voisin du nord, touche alors de plein fouet la Mauritanie, théâtre de plusieurs attentats.

En 2008, l’ancien chef de la sécurité présidentielle, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, prend le pouvoir par la force. Un an plus tard, il est élu président.

Les partenaires occidentaux sont circonspects, mais pragmatiques: en raison du nombre substantiel de Mauritaniens dans les groupes jihadistes naissants dans le nord du Mali, « la France a très vite compris que la menace jihadiste pouvait s’étendre à la Mauritanie », selon un ancien coopérant français, tenu comme d’autres sources à cacher son identité.

Paris, et Washington dans une moindre mesure, envoient des formateurs encadrer les unités antiterroristes et renforcer le renseignement mauritanien.

Les autorités mauritaniennes investissent sur la formation et travaillent à fidéliser les soldats: budgets gonflés, nouveaux équipements, salaires versés à la banque, accompagnement social des militaires.

La bataille des idées

Aujourd’hui, des dizaines de checkpoints jalonnent chaque axe routier. Une immense région jouxtant le Mali a été classée « zone militaire » où les civils n’ont pas le droit de circuler. « Toute voiture qui y circulerait serait repérée et contrôlée. Cette mesure a permis le repérage de bandes armées de trafiquants de cannabis qui ont subi des bombardements de l’armée de l’air par le passé », souligne Hassane Koné, chercheur à l’Institut d’études de sécurité à Dakar.

Au même moment, Nouakchott engage la bataille des esprits. Un dialogue est organisé en 2010 entre les principaux oulémas et environ 70 jihadistes en prison. Les leaders religieux en convainquent une cinquantaine de se repentir. Parmi eux, certains sont envoyés à la télévision, dans les mosquées, pour prêcher auprès des jeunes que le jihad n’est pas la bonne voie.

Plus de 500 imams sont recrutés, et les jeunes sortis des mahadras (écoles traditionnelles islamiques) se voient offrir une formation professionnelle.

« Nous avons vu à cette époque une forte baisse des recrutements jihadistes », explique M. Koné, par ailleurs ancien directeur des renseignements de la gendarmerie mauritanienne. « Les gens sont moins sensibles aux idées radicales, les populations collaborent plus avec l’Etat », continue-t-il. 

L’actuel président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ancien chef d’état-major et ex-bras droit du président Aziz, louait en janvier cette « ouverture spirituelle » fondée sur « l’ancrage des valeurs de tolérance et d’acceptation de l’autre pour déstructurer et détruire les fondements religieux de l’action des terroristes ».

Au travail idéologique et sécuritaire s’est greffée la création de villes ex nihilo, synonymes d’activité économique et de services de proximité, quand les groupes jihadistes prospèrent dans d’autres pays sur l’absence de l’Etat.

Ainsi sont nées en plein désert Nbeiket Lahwach, Termessa, Bouratt et Cham

Un pacte secret?

« Il s’agit d’occuper le terrain, de dire aux populations nomades qui n’avaient pas de sentiment d’appartenance étatique: +Votre pays s’occupe de vous, vous protège, vous soigne, éduque vos enfants+ », analyse Isselmou Ould Salihi, journaliste mauritanien spécialiste des questions jihadistes.

L’immunité mauritanienne aux attaques ainsi que des déclarations américaines ont nourri les interrogations sur l’existence d’un pacte de non-agression secret entre Nouakchott et jihadistes.

Les Etats-Unis ont affirmé avoir trouvé en 2011, dans la cache pakistanaise où a été tué l’ancien leader d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, des documents faisant état d’une tentative de rapprochement entre le groupe et Nouakchott en 2010.

« Rien n’a jamais permis de corroborer ces rumeurs, elles sont fausses », oppose une source proche du pouvoir.

Le diplomate occidental interrogé par l’AFP abonde: « Pas de deal mais des relations tribales évidentes et historiques entre habitants du nord du Mali et de la Mauritanie ».

Mo Mauritanie prend cette semaine la présidence tournante du G5 Sahel coordonnant la coopération de cinq pays de la sous-région sur la sécurité et le développement. « La Mauritanie est un acteur qui a pu venir à bout du terrorisme en 2011. Nous attendons beaucoup de leur présidence », explique une source française

Mondafrique

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La guerre contre les djihadistes au Sahel est à « un tournant » selon Emmanuel Macron

Ouest-France  avec Reuters. Publié le 22/12/2019 à 21h48

Le président de la République estime que la lutte armée contre les groupes djihadistes au Sahel était à « un tournant » nécessitant une clarification des objectifs militaires et politiques de la mission engagée par la France en 2013 avec l’opération Serval, puis Barkhane.

Après une visite en Côte d’Ivoire, le président français Emmanuel Macron a achevé, ce dimanche 22 décembre 2019, son périple africain à Niamey, au Niger, où il a notamment rendu hommage aux 71 soldats tués le 10 décembre dans une attaque contre le camp d’Inates, près de la frontière malienne, revendiquée par le groupe État islamique.

À la suite de cette opération, Emmanuel Macron et le président nigérien Mahamadou Issoufou avaient décidé de reporter au 13 janvier le sommet des dirigeants du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad), à Pau (Pyrénées-Atlantiques), destiné à clarifier le cadre d’intervention de la France, accusée de visées impérialistes dans la région.

« Les semaines qui viennent sont absolument décisives »

Nous sommes aujourd’hui entravés par un cadre qui n’est pas suffisamment clair, qui, de ce fait, brouille parfois notre coordination, surtout pour des sujets qui sont très transfrontaliers et conduit à manquer d’efficacité, parce qu’une part de la solution en accompagnement du militaire est aussi politique, a souligné Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse au côté de son homologue nigérien.

Le chef de l’État français a souhaité que le sommet de Pau permette de fixer des objectifs à six, 12 et 18 mois – objectifs militaires, en matière de lutte contre le terrorisme comme de capacités, politiques et de développement.

Les semaines qui viennent sont absolument décisives pour le combat que nous menons contre le terrorisme. Nous avons eu des victoires, […] encore ces dernières heures, et nous continuerons d’en avoir, mais nous sommes à un tournant de cette guerre, a-t-il estimé.

Emmanuel Macron se défend de vouloir stigmatiser les chefs d’État africains

Emmanuel Macron a annoncé samedi à Abidjan que les forces françaises, qui ont perdu 13 des leurs au Mali en novembre, avaient tué 33 djihadistes dans la région malienne de Mopti.

Dans une ferme mise en garde, visant notamment – sans les nommer – les présidents malien Ibrahim Boubacar Keita et burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, Emmanuel Macron a réaffirmé samedi que la France pourrait revoir les termes de son engagement si les États de la région ne condamnaient pas en termes clairs les accusations de néo-colonialisme la visant.

Je ne suis pas là pour stigmatiser tel ou tel, a répondu dimanche le président français à une question à ce propos.

Je vois dans trop de pays prospérer sans condamnation politique claire des sentiments anti-français. Je ne peux pas accepter d’envoyer nos soldats sur le terrain dans les pays où cette demande (de présence française NDLR) n’est pas clairement assumée, a-t-il ajouté.

Le président du Niger veut une coalition internationale contre le terrorisme

Emmanuel Macron sait sur ce point trouver un appui en Mahamadou Issoufou.

Nous allons harmoniser nos positions avec notre principal allié, la France, pour lever toutes les ambiguïtés, toutes les incertitudes, parce que pour se battre efficacement ensemble, il faut qu’on se fasse confiance, a-t-il déclaré.

Le président nigérien a renouvelé son appel en faveur de la coalition internationale la plus large possible contre le terrorisme, citant les exemples de l’Afghanistan, de l’Irak et de la Syrie.

Nous voulons plus d’alliés, nous voulons plus d’engagement des forces européennes, américaines, des forces de tous les alliés qui peuvent nous aider à endiguer cette menace, a-t-il dit.

Lancée en août 2014, l’opération antiterroriste Barkhane mobilise quelque 4 500 soldats français contre les groupes djihadistes toujours présents dans la région, soldats appelés à être remplacés à terme par la force du G5 Sahel composée de 5 000 hommes des armées locales.

La guerre contre les djihadistes au Sahel est à « un tournant » selon Emmanuel Macron

Ouest-France