Catégories
A la une

Pandémie du COVID-19 dans les camps de Tindouf : le polisario enferme femmes, enfants et hommes dans des cellules d’isolement …

…dans des conditions inhumaines

Nombre de sahraouis, dont des femmes et des enfants, bloqués à la frontière séparant l’Algérie de la Mauritanie depuis le 21 mars 2020 sans eaux et sans nourriture à cause de la pandémie au COVID-19 par l’armée algérienne, ont réussi, le 27 mars 2020, à rejoindre par leurs propres moyens les camps de la mort de Tindouf où ils ont été enfermés dans des chambres d’isolement exiguës, démunies de sanitaires et des équipements nécessaires à leur vie quotidienne mais aussi en l’absence de toute assistance médicale en ces temps de pandémie au COVID-19.

Catégories
A la une

Coronavirus : Les camps de Tindouf théâtre d’un nouveau scandale

Publié le 29/03/2020 par Ali Haidar Sahara News

Les plus chanceux d’une centaine de Sahraouis, notamment les femmes et les enfants, qui étaient bloqués à la frontière de l’Algérie avec la Mauritanie à cause de la pandémie du Coronavirus, ont été finalement autorisés ce vendredi 27 mars à regagner les camps de Tindouf.

Mais à leur retour, ces Sahraouis qui ont déjà trop souffert lors de leur séjour forcé en plein désert sans eau et sans nourriture, ont été confinés à leur grande stupéfaction, dans des chambres d’isolement conçues pour abriter plusieurs individus à la fois, en l’absence de sanitaires et d’équipements essentiels à leurs besoins de vie quotidienne.

Catégories
A la une

Coronavirus : des nouvelles des campements de réfugiés sahraouis.

En exil depuis depuis 45 ans dans le désert algérien sur la hamada de Tindouf, les réfugiés sahraouis organisent depuis une semaine un strict confinement pour affronter l’épidémie du coronavirus. En effet, en dépit de leur engagement pour construire leur Etat, se doter d’infrastructures, d’équipements de santé et d’éducation, ils ne disposent pas d’importants moyens pour soigner efficacement d’éventuels contaminés. Les responsables du protocole en charge de l’accueil des étrangers ont organisé avec efficacité et très rapidement le rapatriement vers Oran et Alger de tous ceux et celles qui étaient en mission dans les campements. En particulier les nombreux jeunes venus participer au forum de la jeunesse des 12 et 13 mars.

Pierre Toutain, de l’association Camion-citerne, de retour le 10 mars a reçu des nouvelles d’un des formateurs en français, Addou EL HADJ.

« Ce vendredi 20 mars, à midi je suis confiné seul dans ma maison de Smara, mais la chaleur est moins intense qu’en février.

A ce jour il n’y a pas de cas connu de coronavirus, mais les mesures préventives ont été prises depuis le début de la semaine par la Commission Nationale pour la Santé. Elles sont diffusées et répétées chaque heure par la télévision locale sahraouie, par la radio, sur les téléphones et whatsapp.

Toute la population est confinée dans nos différentes wilayas et la circulation entre les wilayas est interdite. Les routes vers Tindouf et la Mauritanie sont fermées. Nos territoires libérés sont sous contrôle de l’armée. L’approvisionnement pour les produits de première nécessité est assuré au mieux. Je dois reconnaître que toute la population observe bien les consignes préventives.

Ma femme Aziza qui était partie le 11 mars avec mes 2 filles pour rendre visite à mon père en Mauritanie ont été arrêtées dans leur déplacement au niveau des Territoires libérés.

En ce moment, je pense à vous tous, et vous transmets toutes mes amitiés. »

Ces premières informations en direct sont confirmées par la dépêche SPS dont voici quelques extraits :

Dépêche de l’agence de Presse Sahraouie, Sahara Press Service du 19 mars 2020.

Le Comité national sahraoui pour la prévention a assuré jeudi que, « jusqu’à présent aucun cas de contamination au Coronavirus (COVID-19) n’a été enregistré dans les camps de réfugiés ou dans les territoires libérés du Sahara occidental ».

Le ministère de la Santé de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a confirmé que les résultats des examens médicaux sur les Coronavirus étaient négatifs. Le Comité national sahraoui de prévention a également confirmé qu’il « sera en contact quotidien avec les citoyens via les médias nationaux, ainsi que via le site Web du ministère et ses comptes sur les réseaux sociaux ».

Les recommandations comme l’attention à l’hygiène personnelle et éviter au maximum les contacts rapprochés sont diffusés régulièrement sur tous ces médias.

Concernant les territoires sahraouis libérés, le gouvernement a souligné que « le Comité national, en coordination avec les différentes régions militaires, appelle toutes les populations résidant dans les zones libérées à respecter les mesures et à rester dans leur lieu de résidence. L’entrée ou la sortie des différentes communes est annulée jusqu’à nouvel ordre ».

Les mesures annoncées par le gouvernement sahraoui indiquent également « l’annulation de tous les événements prévus et la fermeture des lieux publics ».

Colette Blais de l’association Enfants Réfugiés du Monde, rentrée un peu plus tard, confirme ces informations :

« Plus de déplacement entre Tindouf et les campements. Plus de liaison aérienne non plus pour Tindouf. Le Ministère de la santé et tous les acteurs de santé avaient bien anticipé cette situation, on ne peut que les féliciter. Espérons que le virus ne se développera pas dans les campements et dans les territoires libérés, et qu’il n’y aura pas de cas grave car au niveau des moyens de prise en charge dans les campements il n’y a aucune réanimation possible. Et l’hôpital de Tindouf ne dispose pour la réanimation que de quelques lits. »

Source via Maghreb Online

Catégories
A la une

Coronavirus : Des Sahraouis assiégés par l’armée algérienne près de la ville de Tindouf

Plusieurs familles sahraouies venant des camps de Tindouf se sont retrouvées dans la matinée du vendredi 21 mars, assiégées manu militari  par des éléments de l’armée algérienne à la périphérie de la ville de Tindouf.

Citant des sources locales, le site électronique «Hibapress» précise qu’un groupe de Sahraouis a tenté de se rendre dans la ville algérienne de Tindouf pour s’approvisionner en denrées alimentaires et en carburant, dont les prix ont connu une hausse vertigineuse dans les camps, mais à leur grande surprise, ils ont été interceptés et assiégés par les militaires algériens qui les ont passés à tabac.

Lors de l’intimidation excessive dont ont fait preuve les soldats algériens, une voiture transportant une famille sahraouie s’est renversée et ses occupants ont été battus et maltraités, ce qui a provoqué la colère d’un certain nombre de Sahraouis qui sont entrés en confrontation avec l’armée algérienne.

Les mêmes sources rapportent que plus d’une centaine d’autres Sahraouis pris au piège à la frontière entre l’Algérie et la Mauritanie ont été empêchés de regagner leurs domiciles dans les camps de Tindouf et sont cernés sur ces lieux désertiques sans eau et sans nourriture, ce qui présage une catastrophe humanitaire imminente, alors que l’Algérie à l’instar des autres pays voisins, est actuellement confortée à la pandémie du coronavirus.

D’ailleurs, dernièrement des sources européennes à Bruxelles ont fait état de la forte préoccupation de l’Union européenne (UE) du danger que peut susciter le déclenchement d’un foyer de contamination à grande échelle dans les camps de Tindouf, une zone de non droit où l’Algérie a entièrement légué les pouvoirs à la direction du Polisario pour la gestion de ces camps.

Publié le 23/03/2020 par Ali Haidar

Sahara News

Catégories
A la une

Coronavirus: les Sahraouis de Tindouf interdits d’entrer en Mauritanie à partir de la zone tampon

Afin de lutter contre la propagation du coronavirus, les autorités mauritaniennes ont décidé de limiter le nombre de leurs points d’accès depuis l’ensemble de leurs frontières. Ainsi, toutes les entrées en provenance d’Algérie, en passant par la zone tampon du Sahara, sont désormais interdites.

Hier, samedi 14 mars, le ministre mauritanien de l’Intérieur et de la décentralisation, Mohamed Salem Ould Merzoug, a émis une circulaire, adressée aux walis des 13 régions que compte le pays, en vue de mettre immédiatement en application des mesures pour contrer l’épidémie de coronavirus: la fermeture des établissements scolaires à partir du 16 mars,  pendant deux semaines le confinement de tout voyageur en provenance de pays où sévit l’épidémie, ou encore l’interdictions des rassemblements de personnes. 

Parmi ces treize régions, les walis de huit régions administratives qui possèdent des frontières avec l’un des quatre pays limitrophes de la Mauritanie (le Sénégal, le Maroc, l’Algérie, le Mali) ont été invités à réduire drastiquement les points d’entrée par voie terrestre dans le pays, en se conformant aux seuls points de passage limitativement indiqués dans la circulaire.

Coronavirus. Mauritanie: confirmation d’un premier cas

Quatre points d’accès seulement resteront donc ouverts avec le Sénégal, un pays qui dispose de plusieurs villages situés de part et d’autre de sa frontière avec la Mauritanie, deux le resteront avec le Mali, un pays dont la frontière commune avec la Mauritanie est la plus longue, en terme de distance kilométrique.

Le point de passage d’El Guerguerat, avec le Maroc restera opérationnel, puisqu’il permet d’approvisionner les marchés mauritaniens en produits agricoles. En ce qui concerne la frontière commune avec l’Algérie, ses points de passages ne sont que sporadiquement opérationnels, la situation restera donc inchangée, indique cette circulaire ministérielle. 

Hormis ces huit points d’accès terrestres définis, les personnes qui tenteront d’entrer dans le pays à travers d’autres points frontaliers terrestres seront systématiquement refoulées.

Cette mesure concerne particulièrement les Sahraouis de Tindouf qui, à cause des contrôles douaniers au poste-frontalier algéro-mauritanien (dit « Hassi 75 »), se sont toujours infiltrés dans le nord de la Mauritanie, en passant par la zone tampon au niveau de Bir Lahlou ou Mijik, pour entrer dans les villes mauritaniennes de Bir Mogrein, Fdérik ou Zouerate.

Mauritanie: la ville de Zouerate érige un mur de défense contre les incursions du Polisario

Selon un média régional du nord de la Mauritanie, les Sahraouis de Tindouf désireux d’entrer en Mauritanie sont désormais contraints, à partir de ce dimanche 15 mars, d’emprunter le passage algéro-mauritanien suite à la fermeture de tous les autres points d’accès à partir de l’Algérie, via la zone tampon.

Une mesure provisoire, à visées sanitaires, qui risque de s’inscrire dans la durée, tant les infiltrations de personnes en provenance des camps de Tindouf constituent un véritable casse-tête sécuritaire pour les autorités mauritaniennes.

Par Mohamed Deychillaoui

Le 360