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Il est acquis qu’Amnesty International ait exhorté, le 19 septembre 2019, le commandement algérien de ne point interdire l’accès à Alger aux manifestants venus des autres régions algériennes et surtout de mettre un terme aux arrestations arbitraires.

Un message clair et net, transmis par cette organisation des Droits de l’Homme, qui arrive à point nommé après que le fanfaron de Général Gaïd Salah ait menacé les transporteurs acheminant des manifestants vers Alger et, surtout, donné ses fermes instructions à la Gendarmerie algérienne à plus de rigueur et de fermeté envers ceux qui viennent à la capitale les vendredis.

A ce propos, l’ONG a tenu à appeler les autorités algériennes à mettre fin aux arrestations arbitraires dans un contexte de répression croissante qui a conduit à l’arrestation de dizaines de manifestants ces 10 derniers jours.

Ainsi, Amnesty International appelle à la libération sans condition de toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression, d’association ou de réunion pacifique.

Pour Amnesty International, toutes ces répressions et arrestations indiquent que le droit à la liberté de réunion et d’expression reste toujours une donne entre les mains des décideurs algériens depuis 1962 pour assouvir leur soif de pouvoir et surtout d’argent.

Il est à souligner fortement qu’au lieu de piétiner les droits des Algériens, les autorités algériennes devraient respecter le droit de réunion pacifique et apprendre à écouter les manifestants.

Cependant, pour ce 31ème vendredi de manifestations, la capitale algérienne s’est réveillée devant un dispositif policier impressionnant déployé au cœur d’Alger. Un épiphénomène sécuritaire Gaïdien observé dans de très nombreuses villes algériennes.

Aussi, de nombreuses interpellations de manifestants pacifiques ont eu lieu au niveau de la place Maurice Audin d’Alger mais aussi du côté de la rue Didouche Mourad où plusieurs arrestations ont été opérées.

Force est de noter que les menaces de Gaïd Salah n’ont pas eu raison des centaines de milliers de manifestants qui sont sortis depuis les premières heures de ce vendredi 20 septembre 2019 afin d’exprimer de nouveau leur ras-le-bol du système en place et leur rejet du gouvernement de Bidaoui dont ils exigent le départ.

Des manifestations qui ont eu lieu dans toute l’Algérie et même à l’étranger et dont les slogans sont plus parlants que tout autre chose. N’est-ce pas monsieur Gaïd Salah ? Les mots d’ordre scandés étaient « pas d’élections avec la bande », « on est venu harragas à la capitale », « le peuple veut la chûte de Gaïd Salah », « Ali la Pointe, l’Algérie ouellat (L’Algérie est de retour) ».

Ces manifestations se sont déroulées alors que le gouvernement algérien avait annoncé la date du 12 décembre 2019 pour les élections présidentielles en Algérie. Mais le peuple algérien vient d’exprimer son refus catégorique à l’organisation de l’élection en scandant « pas d’élections tant que les figures de l’ancien système sont en place ».

Des élections présidentielles algériennes, prévues le 12 décembre 2019, placées dans le viseur de la communauté internationale, tout particulièrement française, qui craindrait une vague d’immigration causée par une crise politique accentuée en Algérie.

Farid Mnebhi.

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